CHAMPS LIBRES / LES VERTS – EUROPE ECOLOGIE

Citoyens, Associations et Verts, des pays d’Evreux Avre et Iton –

Archive for the ‘Agriculture’ Category

Quelles pollutions près de chez soi ?

Posted by jfihey sur 15 novembre 2009

La Commission européenne et l’Agence européenne pour l’environnement (AEE) ont achevé la mise en place d’un nouveau registre européen global des rejets et transferts de polluants.

Une des particularités de cet outil est qu’il est accessible par tous via un site Internet (1). Le registre couvre des informations relatives aux émissions de polluants dans l’air, l’eau et le sol provenant de quelque 24 000 installations industrielles européennes.

Au total, ce sont 91 substances qui sont recensées. Pour l’instant, les données disponibles concernent les polluants émis en 2007. A partir de l’année prochaine, le registre sera mis à jour une fois l’an, au mois d’avril.

 D’après l’AEE, les informations couvrent : « 30 % des émissions totales de NOx (oxydes d’azote) – soit la plupart des émissions provenant de sources autres que le transport et 76 % des émissions totales de SOx (oxydes de soufre) dans l’air au sein des 27 Etats membres et en Norvège ».

En plus des rejets industriels, l’outil fournit des informations sur les quantités transférées de déchets et d’eaux usées ainsi que sur des polluants de sources «diffuses» tels que l’azote et le phosphore provenant de l’agriculture.

Michel Sage (http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3978)

 1) Le registre est accessible en version anglaise à l’adresse : http://prtr.ec.europa.eu/

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Changement climatique : coût des impacts et pistes d’adaptation

Posted by jfihey sur 9 novembre 2009

Synthèse du rapport de l’ONERC 2009

Le groupe a choisi de travailler à partir des scénarios A2 et B2 du GIEC, selon les simulations réalisées par Météo-France, avec le modèle Arpège-Climat. A2 est un scénario plutôt pessimiste, B2 un scénario optimiste : ces deux scénarios sont généralement ceux adoptés dans les analyses d’impacts du changement climatique.

En l’absence d’une prospective socio-économique de long terme régionalisée et par secteur sur la France, il a été décidé de travailler en conservant la situation socio-économique française actuelle (scénario dit à « économie constante »). Ce choix permet d’isoler l’impact du changement climatique de celui d’autres évolutions et de ne pas ajouter des incertitudes macroéconomiques aux incertitudes relatives aux aspects climatiques.

L’analyse n’a porté que sur une sélection d’impacts du changement climatique. Les coûts estimés doivent être considérés comme des ordres de grandeur en raison des limites des méthodologies utilisées et de la non-exhaustivité des évaluations réalisées.

Ressource en eau

En considérant une stabilité de la demande, un déficit de 2 milliards de m3 par an pour la satisfaction des besoins actuels de l’industrie, de l’agriculture (irrigation) et de l’alimentation en eau potable serait observé à l’horizon 2050. Les projections indiquent que les zones les plus touchées seraient celles déjà concernées aujourd’hui par des déficits structurels (par exemple le Grand Sud Ouest). La compensation du déficit potentiel de ressource en eau à horizon 2050 ne représente qu’une partie « visible » des adaptations nécessaires et une évaluation très partielle des nécessités d’adaptation des activités liées à l’eau. Tous les secteurs seraient affectés par cette évolution, qui se traduirait par une multiplication des conflits d’usage, une dégradation de la qualité des eaux et par la perturbation des écosystèmes aquatiques ou dépendants de la ressource en eau. L’adaptation de chaque secteur au changement climatique passera par une meilleure gestion de la consommation d’eau : l’adaptation de la demande et des besoins en eau est un axe prioritaire. L’évaluation du coût potentiel des mesures d’adaptation ne pourra se faire qu’au travers d’investigations locales : les réponses appelleront des mécanismes de solidarité géographique.

Risques naturels

La remontée du niveau de la mer aurait des conséquences économiques très importantes pour les habitations et les entreprises : plusieurs dizaines de milliers de logements seraient exposés à un risque de submersion dans le seul Languedoc-Roussillon avec un coût de plusieurs dizaines de milliards d’euros. Les coûts annuels induits par le retrait gonflement des argiles pourrait être multiplié par 4. Les effets des inondations par débordement de cours d’eau pourraient également être significatifs, avec dans ce cas des incertitudes importantes qui demeurent quant à l’impact attendu et la difficulté de distinguer les coûts induits par le seul changement climatique. Quant au coût relatif aux aléas gravitaires, il n’a pas été évalué du fait d’un grand besoin de connaissances. Il est cependant à souligner le fort impact sociétal qu’ont les catastrophes associées à ces aléas, pouvant entraîner des pertes de vies humaines et des coûts importants très localisés.

Biodiversité

Bien qu’il soit parfois difficile d’isoler les impacts du changement climatique des autres pressions subies par les écosystèmes et bien que la problématique soit très différenciée selon les écosystèmes et les espèces, des signes de modification de la biodiversité attribuables aux changements graduels induits par le changement climatique sont d’ores et déjà observables. La biodiversité est affectée directement par la modification de la température et de la pluviométrie notamment, mais les effets indirects pourraient être au moins aussi importants. Globalement, des pertes économiques significatives liées à la diminution voire la disparition de services de régulation sont à attendre en particulier dans la seconde moitié du XXIème siècle.

Santé

Le travail d’évaluation économique a porté sur l’impact de deux événements extrêmes majeurs (canicule de 2003 et inondation du Gard en 2002). On estimerait la valeur perdue par notre société du fait de la canicule 2003 à un peu plus de 500 millions d’euros dans l’hypothèse d’une perte moyenne d’une année de durée de vie. Concernant les inondations du Gard, le coût de la prise en charge des personnes présentant des troubles psychologiques a été estimé à environ 234 000 euros (pour 953 personnes). Il s’agit d’une estimation basse, puisqu’elle ne porte que sur le coût des soins (les coûts indirects et intangibles n’ayant pas été chiffrés).

Secteur agricole

Les modèles de croissance des grandes cultures utilisés projettent une hausse de rendement en réponse au changement climatique (notamment du blé jusqu’à l’horizon 2100). Cette hausse ne tient pas compte des variabilités inter annuelles et de la baisse de disponibilité en eau. A titre d’exemple, la multiplication des événements de type canicule de 2003 pourrait représenter en 2100 un coût allant jusqu’à plus de 300 millions d’euros par an pour une culture comme le blé en l’absence de mesure d’adaptation. La viticulture sera également affectée par le changement climatique, avec des disparités territoriales fortes et des effets sur la qualité des vins. Dans le cas des prairies, l’exercice réalisé pour la zone périméditerranéenne, amène à un coût de compensation des pertes de 200 millions d’euros par an sur la seconde moitié du XXIème siècle.

Secteur forestier

Une hausse de productivité (volumes de bois) est attendue à court et moyen terme en raison de l’augmentation des températures et du taux de CO2 dans l’atmosphère. Néanmoins, sur cette même période, les gains de productivité escomptés sont du même ordre de grandeur que les pertes possibles par dépérissement, incendie, sécheresse, etc. Après 2050, la tendance serait défavorable en raison du stress hydrique notamment dans le sud de la France, avec un risque accru de sécheresses et d’incendies laissant présager des impacts clairement négatifs à long terme. Le changement climatique attendu s’accompagnera d’une aggravation de l’aléa feux de forêt dans les territoires actuellement exposés ainsi que par une propagation territoriale (vers le Nord et en altitude).

Energie

Le changement climatique aura des conséquences sur la demande, avec une baisse de la consommation énergétique en hiver, mais une hausse en été en raison des besoins en climatisation pour les logements et les véhicules. L’évaluation économique de ces impacts fait apparaître une tendance d’économie d’énergie de l’ordre de 3%, mais le développement spontané de la climatisation résidentielle et automobile amputerait de moitié les économies d’énergie liées au réchauffement. En termes de production d’électricité, il faut s’attendre, en raison des contraintes liées à la ressource en eau, à une baisse de productible de l’ordre de 15% des centrales hydroélectriques, pour lesquelles l’eau constitue la « matière première ».

Tourisme

Il y aurait une dégradation du confort climatique en été sur une grande partie de la France métropolitaine, les températures maximales atteintes devenant trop élevées pour permettre un confort maximal des touristes. En 2100, un impact significatif sur le chiffre d’affaire estival est à attendre, en raison d’une évolution à la baisse de l’attractivité touristique sauf dans le nord-ouest de la France et de certains départements des Alpes. Concernant les sports d’hiver, une étude de l’OCDE en 2006 indique que, dans les Alpes, la diminution du manteau neigeux réduira la fiabilité de l’enneigement. Ce travail indique que dans toutes les zones géographiques de France métropolitaine, le secteur du tourisme devra s’adapter aux manifestations futures du changement climatique pour limiter les impacts négatifs et en saisir les opportunités potentielles.

Infrastructures de transport

Le changement climatique prévu pourrait rendre nécessaires des adaptations au niveau des infrastructures routières. Le risque de submersion marine permanente lié à une remontée d’ensemble du niveau de la mer d’un mètre représenterait un coût patrimonial, pour les routes nationales métropolitaines (hors autoroutes, hors autres voiries), hors pertes d’usage et hors effet « réseau » pouvant atteindre 2 milliards d’euros.

Territoires

Les territoires ne seront pas touchés de la même façon par le changement climatique : certains territoires, leurs activités économiques, leur densité démographique ou encore leur biodiversité, seront particulièrement impactés. Il a été mis en avant l’importance du pas de temps nécessaire à ce que l’on peut appeler « l’apprentissage de la vulnérabilité ». Cette conversion sera d’autant plus longue que les publics susceptibles d’être touchés par les impacts du changement climatique ne sont pas a priori homogènes. A cet effet, l’information, la sensibilisation et la mobilisation des acteurs et de la population au changement climatique et à l’adaptation constituent des aspects fondamentaux.

Et maintenant ?

Il convient maintenant de tirer parti des connaissances rassemblées par ce groupe interministériel pour réaliser un plan national d’adaptation ambitieux annoncé pour 2011 par la loi du 3 août 2009 de programmation relative à la mise en oeuvre du Grenelle de l’environnement, adoptée le 3 août 2009. Le Ministre d’Etat, ministre de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de la Mer, en charge des Technologies vertes et des Négociations sur le Climat, a souhaité que la préparation de ce plan fasse l’objet d’une vaste concertation nationale. Cette concertation qui se déroulera tout au long de l’année 2010 permettra de recueillir les avis de la société civile, des collectivités mais aussi de nos concitoyens sur un domaine encore trop peu connu. Ces travaux serviront également pour la réalisation, conjointement par le Préfet de région et le Président du Conseil régional, des Schémas Régionaux Climat Air Energie, prévus dans le projet de loi portant engagement national sur l’environnement et qui devront comporter un volet définissant les grandes orientations régionales en matière d’adaptation au changement climatique.

 Télécharger le rapport de l’ONERC (format PDF – 2.6 Mo) – 195 pages.
 Télécharger la synthèse du rapport (format PDF – 43.3 ko).

 

 

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Paul dans sa vie

Posted by jfihey sur 31 octobre 2009

Mercredi 4 novembre à 20h30, le cinéma Le Studio au Havre, reçoit Rémi Mauger, réalisateur du documentaire Paul dans sa vie.

Il présentera son film et suite à la projection, répondra à nos questions. Le film suit les pas de Paul Bedel, agriculteur près de La Hague. Avec sensibilité, Rémi Mauger y parle de transmission et du lien qui unit les paysans à leur terre et à leurs bêtes.

 La bande-annonce : http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18604362&cfilm=58923.html

Deux autres séances sont organisées samedi 7 à 18h30 et dimanche 8 à 14h30, mais sans le réalisateur. Ci-joint une affiche, n’hésitez pas à diffuser l’information auprès de votre réseau d’agriculteurs et à me contacter.

A bientôt,

Aurélie Renou (02 35 43 64 63  / 06 82 02 31 33 )

Le Studio, 3 rue du Général Sarrail

76600 Le Havre http://www.cinema-le-studio.fr

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Fête des légumes oubliés

Posted by jfihey sur 2 octobre 2009

Di manche 11 Octobre 2009

La HAYE-de-Routot Eure , A 40 km de Rouen et de Honfleuret 8 km de Bourg-Achard

sortie 25 de l’A 13 Paris-Caen

Entrée 3,50 € + 16 ans

Contact: 02 32 57 35 74 – orfol@aol.com

Communauté de Communes du Roumois Nord

 Restaurant sur le Festival

Potée à l’ancienne Barbecue Frites,Gâteaux Boissons Café …Plats à emporter ( pour le dîner ! )

Au Four à pain: 10 à 18 h démonstrations de cuissonsde pains et brioches. Conseils sur le pain.à 11 h atelier pain (pour adultes)

Dans les chapiteaux

10 à 12 h dans la Salle “Ortie”

Vos questions à Gérard Farcy, Jardinier de France BLEU Haute-Normandie

qui parlera aussi des techniques de desherbage … sans desherbant

10 à 18 h

Démonstrations-Conseils pourcuisiner les légumes : par Olivier

Delacroix, Jacques Thierry, Denis Leblond

Marché : Graines Plants Légumes,Fruits Confitures de fruits des haies

Vivaces Aromatiques Arbustes Fûts,Produits fermiers

 Livres et auteurs

Jeux d’adresse et balades à ânes

Atelier enfants “ Le Ludokiosque”

Visites du Musée du Sabot, de l’église et des arbres-chapelles

MusiqueS

– Philippe Gibaux et son extraordinaire Violon-Sabot

– Le Groupe “Coude Pompe”

Conférences tente Causeries

14 h 30 Graines et Colporteurs :

l’histoire du colportage, du 15e au 20e s, et notamment le colportage des

graines dans le monde. Conférence deRobert Bruce, écrivain et colporteur

16 h Histoire des légumes d’hier et d’aujourd’hui : quelles variétés planter

en fonction de son terrain et de ses goûts.

Conférence de J-Paul Thorez, de l’AREHN, écrivain, spécialiste des légumes

17 h- RDV Musée du Sabot Tour de verger avec Gérard Farcy 

http://web.mac.com/lahayederoutot/

 

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Posted by jyguyomarch sur 7 septembre 2009

Gestion du Foncier pour une agriculture durable

J’ai le plaisir de vous inviter
le lundi 21 SEPTEMBRE à partir de 20 H 00
au lycée Agricole de Chambray (Gouville 27)

à la Soirée d’information et de débat pour les élus et les professionnels agricoles
« Quels dynamismes locaux d’accès au foncier pour une
agriculture durable ? »

Jean-Yves Guyomarch – président du conseil d’administration du lycée de Chambray

La soirée sera animée par Jean-Pierre GIROD , Vice-président de la Région Haute-Normandie
20 H Accueil à l’amphithéâtre du lycée
« Cadres juridiques en lien avec la problématique d’installation » Michel HOUSSIN
(Responsable de la commission foncière pour la confédération paysanne) et la Chambre
d’Agriculture
« Quelle politique de la SAFER aux porteurs de projet en agriculture durable et de proximité? »
Emmanuel HYEST (Vice-président de la SAFER )
« La maîtrise foncière : un outil de développement d’une agriculture respectueuse de la
ressource en eau » Rémy FILALI (Directeur territorial Seine-Aval à l’AESN)
« Achat collectif de foncier » Gaël LOUESDON
(Animateur et co-fondateur de l’association terre de liens Normandie)
« Projet économique, social et solidaire » Frédéric LAMBLIN
(Responsable de l’association 1001 légumes)
« Soutien des consommateurs aux producteurs » Sylvain PECHOUX
(Chargé de mission installation agricole de l’AMAP d’Ile de France)

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La fraise espagnole d’Andalousie se rebiffe et des écologistes subissent des pressions

Posted by jfihey sur 4 juillet 2009

 
Le film sur le parcours de la fraise andalouse hors saison et gorgée de pesticides diffusé sur France 5 au mois de mai, fait des victimes collatérales. Sous la pression du gouvernement espagnol qui a informé la chaîne de son intention de porter plainte, les rares habitants de la région de Huelva qui ont accepté de témoigner devant la caméra sont menacés, par courriers et téléphone. C’est notamment le cas de Juan-Francisco, le militant de l’association « Ecologistas en accion » qui a eu le courage de nous montrer les lieux où les bidons de produits phytosanitaires dangereux et, pour certains, interdits, sont abandonnés avec les monceaux de plastique des serres et des cultures. Au risque de polluer encore plus les rivières et les nappes phréatiques déjà atteintes par l’infiltration des « nettoyeurs de sol » comme la chloropicrine, produit qui entrait dans la composition des gaz de combat (guerre de 14 et Irak contre les Kurdes).

C’est Juan-Francisco, avec un autre militant, qui nous a guidé vers les captages d’eau illégaux qui assèchent la seule rivière menant au parc national de Doñana ainsi que sur les champs de fraises installés illégalement sur ce qui reste de la forêt régionale.
Pour son malheur, Juan-Francisco habite et travaille depuis 27 ans dans un garage de Bonarès, au beau milieu des 5000 hectares de cultures de la fraise industrielle brevetée en Californie. Depuis la diffusion du film, il reçoit soit des menaces par téléphone, soit des menaces physiques ; et son patron subit des pressions pour le licencier car ses principaux clients sont des agriculteurs de la fraise. Ces menaces émanant des agro-industriels de la fraise avaient déjà amenés le WWF-Espagne à refuser de nous aider à la suite de l’enquête qui avait été menée par le WWF-France et relayée il y a deux ans par Politis : ils avaient été priés de ne plus intervenir au sujet de la fraise par le ministère de l’agriculture espagnol.
Les menaces actuelles émanent de deux groupes de pression. D’abord les agro-agriculteurs de la fraise hors sol qui voient déjà diminuer les ventes à l’exportation de leur fruits et s’inquiètent pour une fraise qu’ils ont commencé à produire au Maroc pour profiter d’une main d’oeuvre encore moins chère que celle qu’ils exploitent à 5, 30 euros de l’heure; et ensuite les obtenteurs californiens qui, leur fraise industrielle étant brevetée, touchent une redevance pour chaque plant de fraisier utilisé. Un rente extraordinaire qu’ils espéraient imposer prochainement dans le sud de la France où des agriculteurs de la fraise franchissent déjà les Pyrénées pour acheter en Espagne les produits de traitement qui sont interdits en France. Pour la garriguette hors saison, par exemple…
Le ministère de l’Agriculture espagnol et les « agriculteurs » andalous voient plus loin : ils estiment que la contestation de leurs pratiques risquent de bientôt mettre en accusation les tomates, les poivrons, les aubergines, les asperges et la plupart des légumes et fruits hors saison produits hors sol et avec recours massifs aux pesticides qui sont exportés en France à travers la plate-forme commerciale privée de Saint Charles à Perpignan. C’est là que transitent chaque année plus de 400 000 camions chargés de denrées qui ne font l’objet que de contrôle sanitaire de routine dont les résultats ne sont communiqués…qu’aux producteurs ; le représentant sur place du ministère de l’Agriculture n’a pas le droit de les consulter. De toutes façons, les fraises et le reste ne séjournant que quelques heures sur le marché privé de Perpignan, quand les analyses sont connues, les cargaisons sont déjà reparties vers les grandes surfaces qui constituent les principaux clients de ces fruits et légumes suspects et dévoreurs de CO2.
La pression des centrales d’achat des grandes surfaces sur les prix, leur besoin de maintenir le maximum d’opacité sur leurs marges sont telles qu’il est à craindre que de plus en plus de maraîchers industriels français se convertissent rapidement aux méthodes et produits hors saison et cultivés hors sol avec un apport grandissant de produits chimiques. C’est d’ailleurs dans ce secteur que la « consommation » de pesticides, en dépit des promesses du Grenelle de l’Environnement, a enregistré depuis deux ans la plus grande augmentation de ces dernières années.
La leçon de cette affaire est claire :

au delà de la responsabilité des agriculteurs et des industriels de la chimie, il y a la demande de plus en plus contraignante des grandes surfaces pour des produits hors saison et moins cher. Avec la bénédiction du gouvernement français prêt à laisser les consommateurs prendre tous les risques pour « afficher » de soi-disant baisse de prix…

Elles ont contribué à l’ invention de cette fraise, si l’on peut appeler fraise cette chose croquante, polluée et sans goût. Ce qui peut s’appliquer à une partie des fruits et légumes en provenance d’Andalousie

Au consommateur, aussi, de se détourner de ce genre de produits dont il a été vendu 80 000 tonnes en France en 2008. Une partie finissant leur parcours de 2000 kilomètres dans de « délicieuses » confitures…

Claude-Marie Vadrot     horreurecologique.blogspot.com

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Conversions en Bio (en Haute-Normandie)

Posted by jfihey sur 3 juillet 2009

Nous avons estimé à 780 ha les conversions en agriculture biologique entre le 15 mai 2008 et le 15 mai 2009 en Haute-Normandie ! Avec 27 nouveaux bio ! (contre 300 ha et 7 nouveaux bio l’année précédente).

 Les conversions redémarrent donc de façon significative, avec encore de nombreux projet en cours de réflexion.

 Dans l’Eure, on estime 15 nouveaux bio sur 255 ha convertis, avec beaucoup

de petites structures.

En Seine-Maritime, ce sont 12 nouveaux bio sur 526 ha convertis,

avec plusieurs fermes de taille plus importante.

En élevage, les productions sont réparties de la façon suivante : 5 élevages bovins

lait, 4 élevages bovins viande, 1 élevage de volailles de chair, 1 élevage de volailles

tous types et cuniculture (lapins) et un en héliciculture (escargots).

Notons 7 nouveaux projets de maraîchage Biologique sur la région.

BILAN DES CONVERSIONS

La Commission Européenne vient enfin de valider la revalorisation prévue pour les aides Conversion CAB et Maintien MAB en arboriculture et maraîchage : 900€/ha en aides Conversion (contre respectivement 350€ et 600€) et 590€/ ha en aides au Maintien (contre respectivement 150€ et 350€).

Ceci devrait normalement s’appliquer dans notre région sur les dossiers CAB déposés au 15 mai 2009….

 D’après : Véronique Zaganiacz et Jean Terrel

 

 

ENFIN UNE AIDE AU MAINTIEN POUR LES BIO DEJA EN PLACE ?

 En 2009, le Conseil Régional de Haute-Normandie ne souhaite toujours pas financer

une aide au maintien pour les bio déjà en place (via les MAE du 2e pilier PAC).

Rappelons que cette aide existe théoriquement dans un cadre national depuis 2007,

mais l’Etat ne s’est pas engagé financièrement, laissant les collectivités locales choisir

de financer ou non cette aide.

Cependant, dans le cadre du bilan de santé de la PAC, il est prévu la mise en place

à partir de 2010, d’une aide au maintien versée directement au niveau du 1e pilier de la

PAC (via l’article 68), grâce à une enveloppe de 50 millions d’Euros. En pratique, il

suffirait de cocher les parcelles en bio sur votre Surface 2 jaune de la déclaration PAC,

et une aide à la surface vous serait versée en fonction des productions. Il n’y aurait

donc plus besoin de monter un dossier MAE avec un engagement sur 5 ans, il s’agirait

d’une aide à demander chaque année.

Les montants sont en cours de discussion, mais ils devraient être aux alentours des

montants de la MAE Maintien actuelle (A titre indicatif : Prairies 80€/ha – Cultures

annuelles : 100€/ha – Légumes de plein champ et PPAM 150€/ha – Arboriculture et

Maraîchage 590€/ha, si on tient compte de la récente validation de la revalorisation

des montants par la Commission Européenne)….

 

D’après Véronique Zaganiacz

 

Source :   Biobrèves n°87– Avril – Juin 2009 – GRAB Haute-Normandie

GRAB HN – Groupement Régional des Agriculteurs Biologiques de Haute-Normandie

9 rue de la Petite Cité- BP 882 – 27008 EVREUX Cedex

tel 02.32.78.80.46 – fax 02.32.38.79.49 – e-mail : contact@grabhn.fr

Site internet : http://www.bio-normandie.org

 

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LA FAO appelle à renforcer la sécurité alimentaire mondiale

Posted by jfihey sur 19 juin 2009

8 juin 2009 – Le directeur général de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), Jacques Diouf, a appelé ce week-end au renforcement du système planétaire de gouvernance de la sécurité alimentaire mondiale et au changement des aspects du commerce international qui ont entraîné un surcroît de faim et de pauvreté. « Nous devons construire un système de gouvernance de la sécurité alimentaire mondiale plus cohérent et plus effectif; nous devons corriger les politiques et le système international d’échanges qui ont entraîné une aggravation de la faim et de la pauvreté », a dit M. Diouf à l’ouverture du Forum céréalier mondial à Saint-Pétersbourg en présence de hauts responsables russes et de ministres de l’agriculture de plus de 50 pays.

 Le Président russe Dmitri Medvedev a participé à cette réunion de deux jours, axée sur la sécurité alimentaire mondiale et le marché céréalier mondial, et qui avait été proposée par la Fédération de Russie lors du Sommet du G8 en juillet dernier au Japon, précise la FAO dans un communiqué.

 « Ce qui est important aujourd’hui c’est de réaliser que le temps des paroles est désormais révolu », a dit M. Diouf aux participants au Forum. « Le moment est venu de passer à l’action. La crise alimentaire nous a appris que pour vaincre la faim, nous devons nous concentrer sur ses causes profondes et cesser de nous occuper des conséquences des erreurs du passé. »

 « La hausse des prix alimentaires a commencé en 2006, s’est accélérée en 2007 et a atteint un sommet en juin 2008. Cela signifie qu’en deux ans seulement, les prix internationaux des produits alimentaires de base ont augmenté d’environ 60% alors que ceux des céréales doublaient », a rappelé M. Diouf.

 Et M. Diouf de faire observer que les prix moyens des denrées alimentaires sont toujours 17% plus élevés qu’en 2006 et 24% de plus qu’en 2005. Quant au rapport stock/utilisation des céréales, il était de 20,2% en 2007/08, soit son plus bas niveau en 30 ans.

 Selon la FAO, la flambée des prix alimentaires a fait grimper de 115 millions le nombre d’affamés dans le monde.

 Les premiers résultats de travaux entrepris par la FAO montrent que la crise économique et financière pourrait pousser quelque 100 millions de personnes de plus dans une situation de faim chronique, a indiqué M. Diouf, tout en précisant qu’un milliard de personnes ont faim, soit 15% de la population mondiale.

 Depuis le mois dernier, 31 pays se trouvent dans une situation de crise alimentaire nécessitant une aide d’urgence. Parmi ces pays, une vingtaine sont en Afrique, neuf en Asie et au Moyen-Orient et deux en Amérique centrale et les Caraïbes.

 « Cela est inacceptable. Comment peut-on expliquer à des gens sensés et de bonne volonté une telle situation dramatique dans un monde où les ressources internationales abondent et alors que des trillions de dollars sont dépensés pour stimuler l’économie mondiale? », s’est interrogé M. Diouf.

 Le directeur général de la FAO a appelé à mobiliser une part plus importante de l’aide au développement pour les pays en développement afin d’augmenter leur production agricole. A cet égard, il convient d’investir dans les infrastructures rurales, de garantir l’accès aux intrants modernes et de faire bénéficier les petits paysans de l’assistance d’institutions de soutien approprié.

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Toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire…

Posted by jfihey sur 9 juin 2009


Le MDRGF est poursuivi pour avoir osé révéler que le raisin français est contaminé aux pesticides.

Le MDRGF (Mouvement pour les droits et le respect des générations futures), a développé depuis quelques années une expertise citoyenne incontournable sur la question des pesticides et plus largement de la santé environnementale.

Le site www.mdrgf.org est une mine d’information et la petite équipe a vaillamment participé à toutes les mobilisations et discussions sur la question.

Aujourd’hui, le MDRGF est trainé en justice par la Fédération Nationale des Producteurs de Raisins de Table pour avoir osé participer à une campagne européenne d’analyse des résidus de pesticides dans le raisin et surtout – un comble – publié les résultats obtenus !

Il est triste de constater qu’au lieu de prendre le problème à bras le corps, de réfléchir avec les agriculteurs concernés aux moyens de sortir de la surconsommation de pesticides dont ils sont les premières victimes, la fédération préfère tenter de faire taire le MDRGF.

Pour toutes celles et tous ceux qui considèrent que ce genre de vérité est bonne à dire, qu’il est urgent de lutter contre l’empoisonnement des agriculteurs, des terres, des consommateurs par les pesticides, un geste simple : signer l’appel Ensemble pour les générations futures sur  http://www.generations-futures.org

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La crise du lait ou le libéralisme en actes

Posted by jfihey sur 3 juin 2009

 

 

 

Les éleveurs laitiers vivent une crise sans précédent depuis les grèves du lait des années 70 : le prix du lait est passé brutalement d’environ 300 à 200 euros la tonne entre mars et avril dernier. Imaginez votre salaire diminué de 30% d’un seul coup!
 
Autant que cette baisse brutale, ils vivent l’incertitude, en étant obligés de livrer aux laiteries leur lait, qui ne se conserve pas, sans aucun accord de prix préalable, autrement dit à l’aveugle.
 
Les Verts veulent d’abord manifester leur solidarité aux éleveurs victimes d’une situation dont ils ne sont pas responsables. Plus, en les spécialisant à outrance, en les incitant à élever des animaux sursélectionnés à coups d’aliments importés plutôt qu’à l’herbe, on les a enfermés dans un système productiviste dont ils se trouvent aujourd’hui prisonniers.
 
Les responsables de ce fiasco sont connus : l’industrie laitière de plus en plus concentrée, le gouvernement français et la Commission Européenne, qui mettent en oeuvre un libéralisme aveugle et doctrinaire sous la pression de l’Organisation Mondiale du Commerce.
 
Le lait est une production contraignante, qui demande un effort constant aux éleveurs. Face à cela, des prix planchers étaient définis au niveau communautaire. Pour éviter des stocks de beurre et de poudre, les quotas laitiers limitaient la production, et, en France, la répartissaient sur tout le territoire. Ce système n’était pas parfait mais assurait au moins une relative stabilité des prix et des revenus. Il n’a pas empêché une forte diminution du nombre d’élevages et leur trop grande spécialisation, que les Verts dénoncent depuis longtemps, au détriment des animaux et de l’environnement,  mais a permis de maintenir cette production et donc la vie dans de nombreuses régions de montagne. Avec les récentes réformes de la politique agricole commune, plus de prix d’intervention sur les produits laitiers, et disparition des quotas prévue pour 2014.
 
La conséquence immédiate était tout à fait prévisible : les prix se mettent à varier fortement, guidés par la situation du seul commerce international sur le beurre et les poudres, qui représentent moins de 7% de la production. Des prix élevés en 2008, entraînés par la spéculation sur les matières premières, puis une chute douloureuse en 2009. Le lait connaît le yoyo désastreux de tous les autres produits agricoles. De plus, au nom des règles de la concurrence, on interdit une négociation globale du prix entre les producteurs et les laiteries. Les producteurs se retrouvent pieds et poings liés par leurs acheteurs, dont certains font baisser délibérément les prix pour éliminer des producteurs.
 
Les réponses à la situation sont simples et de bon sens : revenir à un système qui a fait ses preuves, en corrigeant ses défauts, c’est-à-dire en incitant les élevages laitiers à nourrir les animaux des produits de la ferme et d’abord de l’herbe, en limitant des rendements et la concentration, en incitant à la diversification des productions et aux circuits courts de transformation, à commencer par les produits laitiers fermiers et biologiques, pour des produits laitiers de qualité et une consommation raisonnable.
 
Le ministre Barnier, conscient des impasses de sa politique, tergiverse. Le gouvernement, au nom du libéralisme triomphant et avec l’alibi de Bruxelles, maintient son cap désastreux. Il faut changer de politique, et d’abord, pour l’agriculture, de politique communautaire. Les élections européennes du 7 juin prochain doivent être l’occasion de le clamer en votant Europe Ecologie.
 

 Les Verts 2 juin 2009
Attachée de presse des Verts:
Marjorie Delmond
01 53 19 53 15

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