CHAMPS LIBRES / LES VERTS – EUROPE ECOLOGIE

Citoyens, Associations et Verts, des pays d’Evreux Avre et Iton –

Archive for the ‘Ecologie politique’ Category

Urgence climatique, justice sociale – Copenhague décembre 2009

Posted by jfihey sur 22 septembre 2009

Nous sommes à la croisée des chemins. Issu de l’activité humaine, dans le cadre d’un modèle de production agricole et industriel que les sociétés industrialisées ont mis en place et qui se répand sur l’ensemble de la planète, le réchauffement climatique met en danger les moyens d’existence et les vies de milliards d’êtres humains, et menace d’extinction des millions d’espèces. D’ores et déjà, des populations entières sont affectées, en particulier les femmes, les peuples indigènes, les paysan-ne-s et, de façon générale, les plus défavorisés.

 

Face à cette crise écologique et sociale, mouvements sociaux, organisations écologistes, politiques et scientifiques du monde entier appellent à une action urgente et radicale.

 

Du 7 au 12 décembre prochains, la Conférence des Nations Unies sur le changement climatique se tiendra à Copenhague. Elle doit déterminer les objectifs et les solutions à mettre en œuvre à l’échelle internationale pour prolonger le protocole de Kyoto, qui prend fin en 2012.  

 

Selon les climatologues, il faudrait que les pays industrialisés, premiers responsables de l’émission des gaz à effet de serre (GES), réduisent leurs émissions de 25 à 40 % d’ici à 2020 et de 80 à 95 % d’ici à 2050 (par rapport à 1990). Faire diminuer les émissions dans ces proportions est impératif pour limiter à 2°C la hausse des températures par rapport au niveau de l’ère préindustrielle. Au-delà, l’emballement climatique se produirait. Il ne serait plus possible de maintenir une température vivable sur terre.

 

Les politiques actuelles sont dans l’impasse

 

Jusqu’ici, les mesures mises en œuvre et prévues par les différents États sont tout à fait insuffisantes. Les mesures que préconise notamment l’Union Européenne, qui n’envisage de réduire ses émissions que de 20 % en 2020, sont très en deçà des enjeux. Et alors que leurs émissions de GES par habitant sont les premières au monde, la proposition des Etats-Unis (réduction de 5 % des émissions sur la même période) est, quant à elle, une véritable provocation vis-à-vis des autres Nations.

 

Les solutions proposées actuellement ne sont pas crédibles. Car elles reposent essentiellement sur les mécanismes de marché alors que la crise économique et financière a, une fois encore, montré leur incapacité à se substituer à l’action publique et collective. La politique du « marché pilote » international de droits à polluer est clairement défaillante et les projets de l’Union européenne et des Etats-Unis en la matière relèvent du mirage idéologique.

 

Les fausses solutions sont également technologiques. Le nucléaire, outre qu’il s’agit d’une technologie porteuse de risques majeurs, ne peut être en aucun cas la solution : même un développement ambitieux du parc nucléaire ne réduirait les émissions de gaz à effet de serre que de façon très marginale. Les agrocarburants industriels quant à eux posent de nombreux problèmes environnementaux et aggravent la crise alimentaire sans contribuer à la baisse des émissions.

 

Des mesures véritablement alternatives sont nécessaires

 

Les objectifs de réduction des émissions de GES à atteindre ne peuvent l’être que par l’adoption, par les collectivités, les pays et les ensembles régionaux, de mesures radicales et alternatives :

          Démocratisation de l’économie, qui doit être orientée vers la satisfaction des besoins sociaux et le respect des contraintes écologiques, et non par le profit à tout prix, par les diktats de la société de consommation et du productivisme ; cela implique le soutien aux circuits courts, à l’économie sociale et solidaire, au secteur coopératif ;

          Réorientation des investissements (notamment de recherche) vers les énergies renouvelables, la cogénération, l’efficacité énergétique et les projets écologiquement soutenables ; valorisation de la sobriété énergétique ;

          Reconnaissance et protection des biens publics mondiaux tels que l’énergie, le climat, les forêts, la terre et l’eau ; arrêt de la déforestation, protection des forêts primaires et des océans, et, de façon générale, défense de la biodiversité sauvage et cultivée ;

          Relocalisation des activités économiques, rapprochement des lieux de vie et de travail, maîtrise de l’urbanisation, développement des transports collectifs, limitation du transport aérien ; taxation juste et progressive, au niveau national et international, de l’énergie et des transports les plus polluants ;

          Retour à la régulation du commerce international, garantissant notamment la souveraineté alimentaire et le développement massif de l’agriculture paysanne, au Nord comme au Sud ;

          Promotion d’un modèle alimentaire alternatif au modèle des pays industrialisés (majoritairement à base de protéines animales) afin de pouvoir diminuer les surfaces cultivées pour l’alimentation animale, donc réduire les émissions de GES du secteur agricole ;

          Rénovation massive des bâtiments et promotion de la construction écologique.

 

La Justice climatique et sociale doit être au centre des politiques mises en œuvre

 

Les responsabilités historiques des pays du Nord et du mode de développement productiviste dans cette crise globale doivent être reconnues. La justice et l’équité exigent que soit réparée la dette écologique du Nord, a minima par l’annulation des dettes du Tiers-Monde. Les transferts technologiques respectueux de l’environnement et des sociétés au Sud doivent être financés et l’aide publique au développement augmentée, sans que cela exonère le Nord de ses propres objectifs de réduction des émissions. Les réfugiés climatiques doivent être reconnus et accueillis.

 

Au sein de chaque pays, des mesures d’accompagnement et de justice sociale sont indispensables afin que chacun puisse faire face aux changements à opérer, en ayant la certitude que les efforts seront partagés par tou-te-s. Il faut garantir un accès juste et équitable aux biens et services essentiels tels que l’énergie, qui ne doivent pas être laissés au marché mais faire l’objet d’une réappropriation par la société. 

 

Une autre répartition des richesses doit permettre une transition solidaire vers des économies écologiques, au Nord comme au Sud. Le droit au travail pour tous est au cœur de cette répartition. C’est pourquoi un emploi décent permettant un revenu digne doit être garanti à chacun-e. Les revenus financiers et du patrimoine doivent être lourdement taxés afin de dégager les moyens nécessaires à la transformation des économies.

 

La gestion des financements doit être démocratique et garantir la participation des populations locales.

 

Les sommes colossales investies dans le sauvetage du système bancaire montrent que les moyens financiers existent. Les mesures à prendre doivent être débattues démocratiquement et faire l’objet de politiques publiques audacieuses, passant outre les intérêts des grands lobbies – notamment des hydrocarbures, et définissant une production industrielle axée sur les besoins et non sur le profit ainsi qu’une répartition plus juste des richesses naturelles et produites.

 

En France, nous appelons les associations de défense de l’environnement, syndicats, associations de solidarité internationale, organisations politiques, collectivités locales, et plus généralement tous les citoyen-ne-s à rejoindre la mobilisation internationale et à organiser des initiatives communes pour peser sur les décisions du sommet de Copenhague de décembre 2009.

 

Mobilisons-nous maintenant pour le

climat et la justice sociale

 http://climatjustice.org/

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Posted by jyguyomarch sur 7 septembre 2009

Gestion du Foncier pour une agriculture durable

J’ai le plaisir de vous inviter
le lundi 21 SEPTEMBRE à partir de 20 H 00
au lycée Agricole de Chambray (Gouville 27)

à la Soirée d’information et de débat pour les élus et les professionnels agricoles
« Quels dynamismes locaux d’accès au foncier pour une
agriculture durable ? »

Jean-Yves Guyomarch – président du conseil d’administration du lycée de Chambray

La soirée sera animée par Jean-Pierre GIROD , Vice-président de la Région Haute-Normandie
20 H Accueil à l’amphithéâtre du lycée
« Cadres juridiques en lien avec la problématique d’installation » Michel HOUSSIN
(Responsable de la commission foncière pour la confédération paysanne) et la Chambre
d’Agriculture
« Quelle politique de la SAFER aux porteurs de projet en agriculture durable et de proximité? »
Emmanuel HYEST (Vice-président de la SAFER )
« La maîtrise foncière : un outil de développement d’une agriculture respectueuse de la
ressource en eau » Rémy FILALI (Directeur territorial Seine-Aval à l’AESN)
« Achat collectif de foncier » Gaël LOUESDON
(Animateur et co-fondateur de l’association terre de liens Normandie)
« Projet économique, social et solidaire » Frédéric LAMBLIN
(Responsable de l’association 1001 légumes)
« Soutien des consommateurs aux producteurs » Sylvain PECHOUX
(Chargé de mission installation agricole de l’AMAP d’Ile de France)

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Journées d’été « les Verts – Europe Ecologie »

Posted by jfihey sur 24 juillet 2009

L’écologie, maintenant !

Le préprogramme de ces Journées d’été Les Verts – Europe Écologie ainsi que les détails pratiques sont disponibles en ligne et réactualisés durant l’été.
Ces Journées d’été ne sont pas réservées aux militants des Verts et d’Europe Écologie. Les dizaines de plénières, forums et ateliers sont ouverts à tou-te-s.
Au débat : la crise, le sommet de Copenhague sur le climat, la conversion écologique de l’économie, la situation sociale, la poursuite du rassemblement Europe Écologie, la préparation des élections régionales… et beaucoup d’autres sujets.
Après le succès des listes Europe Écologie le 7 juin dernier, les inscriptions à ces Journées d’été sont marquées par une hausse de plus de 20 % par rapport à la même date l’année dernière.

Inscription et paiement en ligne : http://jde-inscription.lesverts.fr/
Contact : jde@lesverts.fr ou 01 53 19 53 31
Office de tourisme de Nîmes : http://www.ot-nimes.fr/, tél. 04 66 58 38 00.


 

 

 

 
 

 



 

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Un nouvel espace

Posted by jyguyomarch sur 22 juillet 2009


Le succès des listes « Europe Ecologie » le 07 juin dans toutes les régions françaises est porteur d’espoir ; notre manière d’aborder la politique et notre projet ont convaincu et répondu à l’espoir de millions d’électeurs. Mais ce n’est que le début d’une grande aventure, la naissance d’une volonté collective pour faire du sommet de Copenhague et des prochains rendez-vous électoraux de nouveaux succès pour le rassemblement des écologistes.

L’esprit du rassemblement que nous initions en Haute-Normandie est fort bien résumé par Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts qui pose le rassemblement des Ecologistes en ses termes :

« Plus qu’un réseau, moins qu’un parti, la formule est imparfaite mais elle a le mérite de reconnaître que rien n’est figé… De nouvelles formes, un nouvel espace sont en train de naître»

Dans un premier temps, l’appel au rassemblement des écologistes en Haute-Normandie, invite donc les acteurs de l’écologie sur le territoire Haut-Normand à marquer leur désir de voir notre région entamer sa reconversion écologique.

Nous ne pouvons plus nous satisfaire de politiques qui tentent de sauver une économie régionale frappée de plein fouet par la crise environnementale, industrielle, sociale et économique. L’urgence environnementale est là, toujours plus prégnante. Notre région porte les stigmates d’un développement industriel irréfléchi, peu respectueux des hommes, des femmes et de notre environnement.

Le constat que nous faisons, pourrait nous rendre pessimistes,

Notre région est la terre d’accueil du nucléaire,

La région Haute Normandie fait partie des derniers de la classe pour le développement de l’agriculture biologique,

Port 2000, Renault,  Total, symbolisent à eux seuls la crise économique et les difficultés qui nous attendent si nous ne nous engageons pas dans la conversion écologique de notre économie.

La Seine nous rappelle combien l’état de notre eau est préoccupant et que des mesures urgentes et radicales s’imposent.

Mais le rassemblement Europe Ecologie m’a donné le désir de continuer la grande aventure, le résultat du 7 juin me rend optimiste.

Avec le rassemblement Haute Normandie Ecologie, nous sommes en capacité nous associatifs, politiques, syndicalistes, citoyens à participer à l’émergence d’un projet alternatif, le projet de la conversion écologique de la Haute-Normandie.

La démarche que nous initions sur notre région est dans la continuité de la dynamique Europe Ecologie c’est-à-dire que le rassemblement des écologistes en Haute-Normandie n’a pas vocation à se substituer aux organisations existantes mais il veut  participer à l’invention de nouvelles formes politiques, à faire grandir et faire vivre un espace nouveau où naissent d’autres formes d’engagement civique et politique.

Jean-Yves Guyomarch

Militant « Verts » et conseiller régional de Haute-Normandie

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Régionales: Duflot souhaite « voir grandir les responsabilités » des écologistes

Posted by jfihey sur 18 juillet 2009

PARIS — Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts, a souhaité que les élections régionales de mars 2010 soient l’occasion de « voir grandir les responsabilités des écologistes », après le succès du rassemblement Europe-Ecologie aux européennes de juin (16,28%).

Dans une lettre aux adhérents Verts datée du 15 juillet et transmise samedi, Mme Duflot, selon qui le résultat du 7 juin « crée bien plus de devoirs que de droits », écrit: « les listes de rassemblement des écologistes devront porter, dans chacune des régions, notre projet de transformation écologique de l’économie et des modes de vie ».

Mais « nous savons où sont nos partenaires pour agir. C’est avec la gauche que nous constituerons des majorités dans les conseils régionaux », assure-t-elle, alors que Martine Aubry (PS) a appelé la plupart des partis de gauche à se regrouper dans une « maison commune ».

Selon la porte-parole d’Europe-Ecologie pendant la campagne européenne, les régionales seront « l’occasion de confirmer le poids que nos concitoyens veulent désormais donner aux écologistes ».

« Nous voulons, dans ces élections régionales, voir grandir les responsabilités des écologistes », poursuit-elle, et « nous savons que, dans un monde qui a changé et changera encore radicalement, le projet écologiste reste celui qui permet véritablement de réaliser les ambitions fondatrices de la gauche et du mouvement ouvrier ».

Donnant rendez-vous aux militants à Nîmes (20-22 août) pour les Journées d’été « des Verts et Europe-Ecologie », Mme Duflot estime que « de nouvelles formes, un nouvel espace, sont en train de naître » pour les écologistes.

« Plus qu’un réseau, moins qu’un parti », explique-t-elle, « les règles de cet espace nouveau, qui n’a pas vocation à se substituer aux organisations existantes, ni à les concurrencer, mais à les compléter et les enrichir, restent à définir ».

« Nous n’écrirons la suite ni simplement par une réforme de nos fonctionnements, ni par la constitution ex-nihilo d’un nouveau parti censé résoudre d’un seul coup les problèmes du précédent », juge la numéro un Verts.

Dépêche AFP 18 juillet 2009

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Appel au rassemblement Haute-Normandie Ecologie

Posted by jyguyomarch sur 14 juillet 2009

Le 7 juin 2009, au terme d’un processus de large rassemblement, Europe Écologie dépassait la barre des 16%. Ce score, jamais atteint dans l’histoire de l’écologie politique depuis René Dumont, est dû, pour l’essentiel, à la clairvoyance et la volonté de Daniel Cohn-Bendit et de la secrétaire nationale des Verts, Cécile Duflot, rejoints par José Bové, Eva Joly, Yannick Jadot, Michèle Rivasi, Sandrine Bellier et Jean-Paul Besset, tous connus et reconnus pour leurs engagements éco-citoyens. Un nouvel espoir est né. Ce résultat nous donne une obligation nouvelle : celle de poursuivre la logique de rassemblement de la grande famille écologique nourrie des valeurs républicaines et de celles de la gauche humaniste.

Face aux crises économiques, sociales et environnementales qui se répètent depuis 1974, les politiques classiques des partis de droite (relance par l’offre) et de gauche (relance par la demande) ne permettent plus de trouver d’issue à la crise écologique à laquelle l’humanité est confrontée. Face à l’épuisement des énergies fossiles, au dérèglement climatique et à l’élévation du niveau des mers, à l’appauvrissement des terres agricoles et de la biodiversité, face à l’accroissement des inégalités et au tout « consumérisme », le modèle capitaliste productiviste est dans une impasse.

En Haute-Normandie, dans la perspective des élections régionales, comme partout ailleurs, nous devons initier un vaste plan de reconversion écologique de l’économie en favorisant les circuits courts et l’emploi local. Industrie automobile, agriculture, formation, industrie pharmaceutique, … notre région traverse l’une des pires crises qu’elle ait pu connaître jusqu’à présent. Pour élaborer ce plan, nous vous proposons de mettre en commun nos énergies, nos intelligences, nos bonnes volontés. Nous vous proposons de faire de la politique autrement. Il nous faut de toute urgence inventer de nouveaux outils qui dépassent le cadre des partis politiques traditionnels. Europe Écologie nous a ouvert la voie…Continuons !

Dans ce but, nous vous invitons à signer cet appel pour la mise en œuvre d’un large rassemblement, sans exclusive, autour des valeurs de l’écologie politique en Haute-Normandie .

Ensemble, imaginons le pouvoir de l’écologie en Haute-Normandie.

pour signer : http://jesigne.fr/haute-normandie-ecologie

Voici la plate-forme Haute-Normandie Ecologie : http://www.netvibes.com/haute-normandie-ecologie

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L’aventure continue !

Posted by jfihey sur 5 juillet 2009


Le 4 juillet s’est tenu à Saint-Ouen (Seine-St-Denis) l’Ecology Day d’Europe Ecologie.

Plus de 700 personnes venues de toute la France se sont retrouvées pour ces rencontres européennes festives et militantes. Vous trouverez dans les prochains jours sur le site Europe Ecologie des témoignages de cette riche journée.Dans de nombreuses régions déjà, les militants et les signataires s’étaient réunis pour faire la fête bien sûr, mais aussi réfléchir à l’avenir, partager leurs réflexions, leurs attentes… et leurs interrogations. Ce rendez-vous de Saint-Ouen autour de nos 14 élus était la première des trois échéances nationales annoncées après notre formidable résultat du 7 juin.

C’est ensuite à Nîmes au cours des journées d’été Les Verts-Europe Ecologie et en particulier le soir du jeudi 20 août au cours de la plénière dédiée au Rassemblement des écologistes que nous poursuivrons notre réflexion. Enfin, mais ce ne sera pas du tout la fin de l’histoire, des conventions du Rassemblement seront organisées à l’automne.

Ces rendez-vous seront l’occasion de continuer à réfléchir, avancer et construire ensemble. Il y a des questions immédiates : que va devenir le site Europe Ecologie ? Il va évoluer et continuer ! ; Que va devenir le réseau social, les comités locaux, comment participer à la suite ? ; Quelle sera la contribution de nos élus européens, auront-ils des relais sur le terrain ?… et des questions plus politiques : Quelle structuration adopter pour continuer ? Comment et pourquoi élargir encore le cercle du Rassemblement, et dans quelle mesure ? Comment peser au sommet de Copenhague sur le climat ? Comment s’organiser pour les prochaines échéances ? …

Un comité d’animation et de pilotage d’une quarantaine de personnes, dont les députés européens, s’est réuni hier soir pour la première fois. Sa mission sera d’aider au bon déroulement de la phase qui va nous mener jusqu’aux conventions de l’automne et de contribuer à préparer les échanges. Quatre groupes de travail ont été constitués. Là encore, c’est sur le site que vous pourrez consulter leur liste et apporter votre réflexion.

Même si ce que nous allons continuer à construire ensemble ne se limite pas aux prochaines élections régionales, nous mesurons toutes et tous l’importance de cette échéance pour changer la manière de conduire les politiques de développement économique, de transport, de formation… C’est la raison pour laquelle nous vous invitons à créer, dans chaque région, des comités de préparation de ces campagnes électorales. Restez en lien avec les animateurs des comités locaux d’Europe Ecologie, c’est là que ça se passera, avec les forces politiques, associatives et militantes locales, comme nous avons su le faire pour les élections Européennes.

Parce qu’il y a 2 800 000 amis d’Europe Ecologie, il y a partout des initiatives pour rendre l’écologie encore plus forte. Restons en contact à travers cette lettre d’information et le site europe-ecologie.fr qui continuera d’annoncer les événements les plus importants et de rendre compte de ce qui se construit.

Parce que nous n’y arriverons pas les uns sans les autres, retrouvons-nous à Nîmes en vrai fin août, et sur Europe Ecologie d’ici là.

Amicalement

Europe Ecologie
 

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Pour une politique de l’espérance

Posted by jfihey sur 23 juin 2009

par Stéphane Hessel, Paul Virillo (Urbaniste, philosophe et essayiste) et Peter Sloterdijk (philosophe) 

 1. Plus qu’une crise, une remise en cause

Brutale, multiple et profonde, la crise que nous subissons est bien plus qu’un mouvement d’humeur du climat, une tornade plus forte qu’à l’ordinaire ou une tempête plus longue et violente que les autres. Brutale, elle jette des familles entières dans la crainte du quotidien et la précarité du lendemain. Multiple, elle ne se limite pas aux conséquences sociales et économiques de l’effondrement spectaculaire du système financier mondial. Elle combine le temps court du chômage de masse, le temps moyen de l’appauvrissement collectif et le temps long de la dégradation de notre environnement. C’est enfin une crise profonde, celle d’une civilisation occidentale rattrapée par les failles du modèle de développement qui avait fait sa richesse et permis sa domination.

Cette crise socio-écologique du capitalisme est en fait la remise en cause d’un modèle de surexploitation des ressources naturelles (épuisement des matières premières et dégradation irréversible de notre environnement) et humaines (souffrance au travail jusqu’au suicide, contrôle managérial et pression productiviste).

Nous faisons face à une double urgence, celle de protéger des populations frappées par une crise qu’elles n’ont pas provoquée, et celle de transformer un système condamné par les faits. Catastrophes survenues et catastrophes imminentes : c’est à l’effondrement de l’espérance que nous assistons.

 2. Au-delà de la colère : une politique de l’espérance 

Le dérèglement n’est pas seulement climatique, il affecte aussi nos sociétés et notre système de valeurs. Car le danger aujourd’hui est moins dans la banalisation du mal que dans le mal de la banalisation, dans la corruption ordinaire de nos structures et nos cadres de référence. On ne moralisera pas le capitalisme par des incantations et quelques sommets internationaux, mais en refusant résolument sa logique productiviste et aliénante : cette crise met à nu les impasses dans lesquelles nous sommes engagés. Face à l’injustice et au mensonge, la colère est légitime, mais la violence ne résout rien. Les temps appellent d’autres réponses que des révoltes sans lendemain. Car pendant que nous réglons nos comptes, la planète se meurt et des pans entiers de l’humanité sont précipités dans la pauvreté et la précarité.

Ce qu’il nous faut c’est l’espérance. Et la plus haute forme d’espérance, c’est le désespoir surmonté.

  3. L’impératif absolu

C’est impératif, on ne pourra plus revenir à ce qu’il y avait avant. S’il y a une leçon à tirer de ces temps de crise, c’est qu’il ne peut y avoir de salut que collectif. Dans la prise de conscience des urgences et dans les réponses communes qu’elles exigent.

C’est ce qu’incarne le Rassemblement Europe-Ecologie. Le bon traitement d’une crise dépend d’abord de la qualité du diagnostic, et celui de l’écologie prend en compte la réalité dans sa globalité : humaine et naturelle, sociale, économique, politique et culturelle. Un diagnostic plus exigeant que ceux qui se complaisent dans le sauvetage ou le rejet du système, sans réfléchir aux formes d’alternative crédible.

Écologique, sociale et culturelle, la vision portée par Europe-Ecologie fait justement ce pari de l’intelligence collective et de la valeur de chaque individu, dans une politique de civilisation. Il est grand temps de changer d’ère et transformer nos manières de produire, de consommer, de nous déplacer, de vivre. Il est grand temps de penser la métamorphose de la politique, de lier le global au local, le simple au complexe, la défense des produits de première nécessité à celle des produits de haute nécessité.

L’essoufflement des formes politiques, vidées par les gesticulations hypocrites, la corruption ordinaire et l’imposture des postures ne signifie pas l’épuisement du politique. S’il y a dans l’homme deux ressources inépuisables, c’est le courage et l’imagination. Tant que l’espérance les nourrit.

 Ce texte a été signé par Stéphane Hessel, Paul Virillo (Urbaniste, philosophe et essayiste) et Peter Sloterdijk (philosophe)

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L’Ecology Day du 4 juillet 2009 : Les Rencontres européennes d’Europe Ecologie

Posted by jfihey sur 21 juin 2009

 Ecology DayLes Députés du Groupe Verts/ALE au Parlement européen vous invitent à participer à

L’Ecology Day : le 4 juillet 2009

Les Rencontres européennes festives et militantes d’Europe Ecologie


Lieu :
Mains d’Oeuvres
1 Rue Charles Garnier, 93400 Saint-Ouen, France

10h  Ouverture des portes, accueil

10h30 – 12h30 : Europe Ecologie : la belle histoire des européennes1. La campagne vue par ses acteurs :

 

Analyse et bilan de la campagne par les  Comités locaux en présence des eurodéputé-e-s français

Animation Pascal Durand : Coordinateur de la campagne, porte-parole d’Europe Ecologie

Lieu : salle Le gymnase

2. La campagne vue de l’Europe :

Analyse et bilan de la campagne en Europe des élections européennes par des eurodéputés du groupe Verts/ALE au Parlement européen : Pierre Jonckheer, Isabelle Durant, Raoul Romeva (sous réserve)

Animation Cécile Duflot : Secrétaire nationale des Verts, porte-parole d’Europe Ecologie

Lieu : salle Star trek


12h 30 – 14h
 : Déjeuner sur place

14h00 – 17h00 : Europe Ecologie : L’histoire continue

Interventions de Daniel Cohn-Bendit, Président du Groupe Verts/ALE au Parlement européen, puis d’acteurs et de soutiens de la campagne

Lieu : salle Le gymnase  + retour vidéo : Bar, salle Star trek, Galerie


17h15 – 19h30 : Spectacle

Carte verte à Gustave Parking et ses amis

19h30 – 20h30 : Dîner festif

21h00- 2h00 : Grand concert et Mix

 

 

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Merci !

Posted by jfihey sur 20 juin 2009

Plus de 2,8 millions d’électrices et d’électeurs, ont voté le 7 juin pour l’Europe et pour l’Ecologie.

Ce résultat exceptionnel est le vôtre. Jour après jour, par votre engagement, votre dévouement, vos actions militantes, vous avez préparé ce vote massif.

Après la candidature fondatrice de René Dumont à l’élection présidentielle en 1974, la création des Verts, leur engagement politique et les combats menés aux cotés des associatifs depuis des années et le travail quotidien de milliers d’élus dans les exécutifs locaux et régionaux ; après le Pacte Ecologique de Nicolas Hulot et de sa Fondation en 2007, l’engagement des ONG et celui des associations environnementales dans le Grenelle de l’environnement, une nouvelle étape est désormais franchie : celle de la crédibilité de l’écologie politique comme véritable alternative au libéralisme et au productivisme. Elle a été permise par cette « mobilisation générale » de tous les écologistes à laquelle vous avez contribué.

Mais un résultat électoral, aussi brillant soit-il, ne doit pas nous griser et nous devons être conscients de la responsabilité que ce succès nous impose.

Nous devons désormais faire en sorte que l’installation d’une écologie politique autonome, qui pèse dans le paysage français et européen soit durable.

Notre rassemblement doit continuer, s’approfondir et s’élargir, nous devons continuer ensemble à porter ce rassemblement des écologistes comme un bien commun et précieux.


Parce que la diversité est une force, parce que ce qui nous rassemble est bien plus important que ce qui nous divise, nous avons l’obligation de renforcer nos liens et notre unité.

Nous vous donnons rendez-vous pour prolonger l’aventure et échanger nos réflexions sur le bilan de ces élections européennes et les perspectives qu’elles ouvrent, dès le 4 juillet prochain à Paris pour une réunion festive d’Europe Ecologie.

Nous nous retrouverons ensuite fin août à Nîmes pour les journées d’été des Verts et du rassemblement (vous pouvez d’ores et déjà vous y inscrire), puis nous organiserons à la rentrée, une convention de l’écologie politique qui lancera des conventions régionales, s’appuyant sur les dynamiques et les initiatives locales.

Ainsi, tout en conservant l’esprit libre, créatif et joyeux qui nous a accompagné pendant cette campagne,  nous continuerons de tracer le sillon de l’écologie politique du XXIème siècle, celle qui porte avec fierté et conviction, et en toute autonomie, la transformation effective de notre modèle de société.

L’heure est à la mobilisation des intelligences et des savoirs, à l’invention et à l’imagination.
Elle est aux solutions réalistes et radicalement réformistes, celles d’une transformation écologique de la société, essentielle à la sauvegarde de nos démocraties, de nos modèles sociaux et plus généralement du rapport de l’être humain à la nature.

Cécile DUFLOT      Pascal DURAND

Porte paroles d’Europe Ecologie


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Conférence de Presse d’Europe Ecologie à Evreux (27000) le 12 juin 2009

Posted by cfenault sur 17 juin 2009

/Vendredi 12 juin, au London Pub à Evreux,

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Jean-Yves Guyomarch, Jacqueline Fihey, Denis Szalkowski et

Jérôme Bourlet ont fait le bilan de la campagne et du

résultat des élections. (Source Caméra Diagonale)

Pour voir la vidéo de la conférence

(le lien se trouve  à gauche de cet article dans la catégorie Ecologie politique)

http://www.saintpierre-express.fr/conference-de-presse-deurope-ecologie-a-evreux-27000-le-12-juin/

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Poursuivre le rassemblement Europe Ecologie dès aujourd’hui

Posted by jfihey sur 13 juin 2009

Les résultats des élections européennes marquent un tournant historique pour l’écologie politique. Les électrices et les électeurs ont fait d’Europe Ecologie la troisième force politique du pays, au coude à coude avec le PS. L’écologie politique qui a obtenu 16,3 % et 2 800 000 voix peut devenir désormais une force incontournable et majeure. Cette campagne, faite en commun avec l’ensemble du Parti Vert Européen a vu une vague verte déferler en Europe de Belgique en Angleterre, d’Allemagne en Grèce. Le groupe Vert au Parlement Européen passe de 41 députés à au moins 53 et devient un groupe charnière pour la construction d’une autre Europe et d’une majorité anti Barroso.

Ce résultat n’est pas un accident électoral. Il est le produit de la rencontre entre une volonté de rassemblement, des candidats aux parcours différents mais complémentaires dont Dany, Eva et José ont été les porte-parole, la construction d’une campagne de longue durée, cohérente fondée sur un projet et un programme de transformation écologiste, un réseau social s’appuyant sur Internet et l’action militantes des groupes de terrain, des initiatives comme celle du collectif Sauvons les Riches. La campagne a montré non seulement un rejet de l’action de la gauche traditionnelle et de l’extrême gauche de témoignage mais aussi un désir d’écologie, un sentiment d’appartenance nouveau de la part des électrices et des électeurs.

Ce résultat signe l’entrée, après la naissance publique de l’Ecologie politique avec René Dumont et la fondation des Verts, après la maturation avec l’entrée de milliers d’élus dans les instances locales et régionales, au Parlement et au gouvernement, de la troisième période de l’écologie politique. L’écologie politique n’est plus un élément marginal du paysage politique mais peut devenir une force politique majeure, autonome, refusant d’être le supplétif de quiconque et aspirant à gouverner pour changer le cours des choses. Nous avons porté lors de cette campagne européenne l’espoir d’une transformation écologiste de la société européenne. Nous devons maintenant le concrétiser en France. Nous avons d’immenses responsabilités pour ne pas décevoir l’électorat qui s’est porté sur Europe Ecologie. L’abstention atteste de la profondeur de la crise de représentation en particulier dans les milieux populaires. S’accompagnant d’une montée des extrême droites en Europe, c’est une situation dangereuse pour la démocratie. Par nos propositions, nos pratiques, nous devons convaincre qu’une autre politique est possible et que l’écologie s’est aussi la prise en compte des problèmes sociaux. . Les urgences écologiques, sociales et démocratiques n’ont jamais été aussi fortes. Les attentes qui en découlent nous appellent à inventer de nouvelles formes d’expression et de structuration politiques de notre famille politique, l’écologie. Construire l’alternative écologiste, en fédérant tout le peuple de l’écologie doit être notre boussole dans la période. Nous devons à tout prix sauvegarder le véritable trésor constitué par les acquis de la campagne d’Europe écologie : Rassemblement, diversité, autonomie, crédibilité.

Dans cette campagne, Les Verts ont été la colonne vertébrale de la mise en œuvre du rassemblement, dont la force provient de la diversité de ses acteurs : associatifs, personnalités de la société civile, initiateurs du Pacte écologique, membres actifs du Grenelle de l’environnement, et les nombreux citoyennes qui ont rejoint les comités locaux… Ils portent ainsi la responsabilité majeure de faire vivre ce rassemblement qui passe par la métamorphose de l’écologie politique. Nous devons bâtir la maison commune des écologistes sans détruire les acquis politiques, organisationnels et programmatiques des Verts. Pour concrétiser cette ambition, nous devons nous donner des repères pour rassembler un arc de forces très larges. Le périmètre de l’écologie politique ne se réduit pas aux militants issus des associations environnementalistes. Il doit s’ouvrir à tous ceux qui partagent le projet de transformation écologique et solidaire de la société. Nous devons faire le pari de la créativité collective fondée sur la richesse des différences des composantes du rassemblement. Nous devons enfin proposer aux dizaines de milliers de membres déjà signataires ou étant susceptibles de participer à ce projet commun, une feuille de route précise avec des rendez vous réguliers ;

En effet, nous devons continuer d’adapter nos modes d’organisation pour que, comme nous avons su le faire lors de cette élection européenne, nos campagnes puissent s’inscrire dans des formes de militantisme dont le mode d’engagement au sein de la mouvance de l’écologie est variable. Cette diversité d’engagement est une des clefs du succès d’Europe Ecologie, nous devons en prendre acte et veiller à sa possibilité même lorsqu’elle s’exerce dans un cadre relativement informel. Ce militantisme n’est pas concurrent des Verts ; il est complémentaire et nous devons continuer à le prendre en compte. Si la porte des Verts est ouverte à ceux et celles qui adhèrent à leurs valeurs et que chacun(e) peut contribuer à l’évolution depuis leur création, les Verts doivent aussi entendre ceux qui préfèrent se tenir à l’écart des engagements partidaires et continuer à œuvrer avec eux. Ce qui nous importe avant tout est la sincérité des engagements et la démocratie des fonctionnements.

Considérant l’urgence de prolonger l’élan de la campagne des européennes, le CNIR propose :

1- de poursuivre, élargir, renforcer, approfondir la dynamique de rassemblement de l’écologie politique. Les 13000 signataires et les 5010 comités locaux, les Verts, R&PS, les militants et candidats issus du mouvement associatif, et les eurodéputés nouvellement élus forment le socle de cette dynamique. Un comité d’animation et de pilotage (CAP) du rassemblement issu de ces composantes sera institué pour organiser la journée du 4 juillet 2009 rendez vous militant et festif des comités Europe Ecologie, tirer un bilan de la campagne, définir les attentes vis à vis des députés européens, organiser le suivi citoyen du travail européen, avec le mouvement associatif et de mettre en chantier les initiatives du rassemblement. Le CE et les élus au Parlement européen doteront ce Comité d’animation et de pilotage (CAP) d’un dispositif lui permettant de continuer son travail : site internet, mise à disposition de collaborateurs, financement…

2 -de faire du Rassemblement un des axes majeurs des Journées d’Etés des Verts. Ces Journées d’été des Verts avec Europe Ecologie seront l’occasion d’un approfondissement du rassemblement ouvert à tous les comités locaux d’Europe Ecologie. Elles permettront d’élaborer un bilan collectif, de mettre en commun les attentes à l’égard des eurodéputés et de préparer avec le Parti Vert Européen les prochaines échéances. Une plénière, et d’autres moments de débat, avec la participation des principaux acteurs du rassemblement, seront consacrés à l’avenir de l’écologie politique en France et en Europe.

3 – de charger le comité d’animation et de pilotage du Rassemblement en lien avec le CE de préparer les rendez-vous en mettant sur pied des groupes de travail nationaux associant des acteurs de la campagne, des militants verts et des citoyens engagés dans la mouvance de l’écologie politique : faire de Copenhague le Seattle du Climat ; préparer à la base le Bruxelles de l’emploi, organiser la lutte contre les paradis fiscaux.

4 – d’ouvrir sans tabous en lien avec les partenaires du rassemblement le chantier de l’écologie politique du XXIème siècle. De quels outils nouveaux se doter : Fondation, revue, fête annuelle, liens avec les différents secteurs sociaux, rôle de la Fédération des Elus, contrats de partenariats avec les associations… Les Journées d’Eté de Nîmes seront l’occasion de lancer les travaux. Ce chantier se traduira par une première étape en décembre : le Forum national des 6 h de l’écologie politique

5 – de tenir à l’automne des conventions régionales du rassemblement précédé d’une convention nationale, ouvertes aux acteurs sociaux et chargées de proposer un projet de conversion écologique des territoires et d’organiser la campagne régionale et autonome de listes de rassemblement des écologistes en lien avec les CAR. Cette campagne sera une campagne nationale s’inspirant de la campagne des élections européennes avec des meetings nationaux dans chaque région, une communication nationale et un projet d’écorégion décliné pour chaque liste.

6 – Tout en restant disponibles pour les échanges sur le fond avec leurs partenaires de gauche, les Verts dans cette période ont pour tâche prioritaire de construire l’union des écologistes, de construire ce pôle autonome. Cette construction politique va de pair avec notre stratégie d’alliance visant à créer une majorité de transformation sociale et écologique pour battre la droite en 2012.

7 – de faire au prochain CNIR un bilan sur la tenue de cette feuille de route en présence de nos partenaires du rassemblement

motion adoptée à l’unanimité lors du CNIR du 13 juin 2003

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Le vert est mis

Posted by jfihey sur 10 juin 2009

 Obsédés que nous sommes en France par le jeu des hommes et des partis, on risquerait de sous-estimer la percée accomplie le 7 juin sur le terrain des idées. Cette élection européenne a marqué l’avènement électoral, dans notre pays, de l’écologie politique. Trente-cinq ans après que René Dumont, candidat écologiste à la présidentielle, eut vidé devant les caméras de télévision un verre d’eau, affirmant que ce liquide serait un jour aussi rare et précieux que le pétrole, trente-cinq ans après, ce verre est devenu fleuve.

 

Comme toujours dans un succès, il a fallu que se rencontrent un chef de file et son public, un discours et une attente. Disons, dans les termes de l’économie de marché combattue par ce mouvement, une offre et une demande.

Daniel Cohn-Bendit, secondé avec succès par Eva Joly, avait en main la bonne partition. Parce qu’il a parlé à la fois d’Europe et d’écologie, estimant que la première n’est rien sans la seconde, que le changement climatique et ses dangers pour nos sociétés dépassent les frontières pour représenter un enjeu supranational.

Ce discours puise en profondeur. Encore fallait-il le remonter à la surface. Que signifie cette victoire ? On y voit trois réponses encore mal formulées, qui devront s’affiner pour que l’espoir soulevé s’appuie sur un socle solide, déjà éclairé par les nombreux écrits d’un penseur comme Edgar Morin.

La première réponse est à chercher du côté de la crise du capitalisme. Vécue depuis plusieurs mois par des millions de Français, elle a brutalement mis en lumière les impasses de la dérégulation.

L’écologie politique apparaît comme une alternative aux modes de création de richesses hérités de l’âge postindustriel. « La preuve est faite que la réponse à la crise économique doit être aussi une réponse écologique », déclare Daniel Cohn-Bendit à Libération. Au règne de la finance, son mouvement veut substituer celui de l’équité. Même s’il faut faire un effort d’imagination pour inventer comment.

La deuxième réponse relève de ce qu’on pourrait appeler l’extension du domaine de la lutte. Le champ de l’écologie ne se limite pas aux effets du climat détraqué. Derrière le réchauffement terrestre, la préservation de l’accès aux « biens premiers », il y a les inégalités sociales. « A mesure qu’un système s’approche de ses limites écologiques, les inégalités ne font que s’accroître », écrivait en 1987 le rapport Brundtland, Notre avenir à tous, premier grand texte politique sur le développement durable.

Plus manquera l’eau, plus se renchérira la nourriture, plus il fera chaud, plus souffriront les pauvres, les plus fragiles de nos sociétés. Les victimes de la canicule de 2003 en France ou celles, non secourues, de l’ouragan Katrina en Louisiane, pendant l’été 2005, en furent des exemples éloquents.

La troisième réponse a trait à la recomposition sous-jacente à gauche. Tel un Calder tordant à sa manière le fil de fer des idées pour faire naître une forme politique nouvelle, Cohn-Bendit et ses amis font danser les lignes politiques dans le sens de l’Histoire : situer l’humain à bonne distance des technologies et des forces de l’argent, sans prôner la décroissance qui laisserait entier le problème de la pauvreté.

Autrement dit, cette écologie politique est peut-être le nouveau visage de la gauche de demain, la « troisième gauche » aspirant à renouveler la première et la deuxième, dont les doctrines et les hommes se sont perdus en route.

Cohn-Bendit, opposant-clé de Sarkozy ? L’affiche donne à réfléchir, même si l’intéressé dit s’en désintéresser, trop occupé qu’il est à ancrer son projet dans un espace européen où l’écologie politique est encore loin de faire le plein.

Eric Fottorino,
Editorial,  le Monde du 10.06.09
 

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Le comité local Europe Ecologie communique

Posted by jfihey sur 9 juin 2009

  C’est  dans un contexte de crises économique et environnementale que les européens ont été appelés aux urnes pour être représentés au parlement européen.

L’abstention, la poussée de la droite, le recul de la gauche seraient très inquiétants si  de nombreux électeurs de l’Eure comme partout ailleurs ne s’étaient pas mobilisés autour des valeurs et du programme d’Europe Ecologie.

 Europe Ecologie est le rassemblement tant attendu  de personnalités issues d’associations  écologistes, sociales,  environnementales et du mouvement vert qui se sont engagées à dépasser leurs spécificités pour se réunir au cours de cette période électorale sur l’essentiel, c’est à dire leurs valeurs écologistes, sociales et démocratiques.

 Avec 14 eurodéputés français dont Hélène Flautre pour notre région, l’écologie politique aura une plus grande expression au parlement Européen.

Le  rassemblement des forces de l’écologie répond à la nécessité de mettre la conversion écologique aux cœurs des politiques Européennes.

L’expression citoyenne du 07 juin marque, la première étape d’une dynamique et de la construction de nouvelles politiques.

Aux  élections régionales de 2010, le rassemblement de l’écologie sera présent mais d’ici là, restons mobilisés. Ensemble au quotidien,  poursuivons ce que nous avons engagé.  Nous sommes de plus en plus nombreux à prendre le parti de l’écologie.

 Merci à tous ceux qui ont soutenu le rassemblement  Europe Ecologie,  ceux qui se sont engagés dans cette campagne et ceux qui ont voté pour la liste Europe Ecologie.

 Evreux, le 08 juin 2009

Jean-Yves Guyomarch, Secrétaire du groupe local des Verts

Catherine Fenault, Coordinatrice du comité local Europe Ecologie

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Merci !

Posted by jfihey sur 8 juin 2009

Ce dimanche 7 juin 2009 a été le D-Day de l’écologie politique en France et en Europe, grâce à vous.

Merci à vous toutes et tous, merci pour votre engagement, votre soutien, votre vote.

Cette campagne merveilleuse a permis notre succès aujourd’hui !

Europe Ecologie

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LE 7 JUIN 2009 : LE RASSEMBLEMENT…

Posted by jfihey sur 5 juin 2009


A quelques heures du scrutin, enthousiasme et espoir animent chacun d’entre nous. Les derniers meetings nationaux, dans toute la France et au Zénith de Paris, ont rencontré un succès remarquable. Sur le terrain, sur les marchés, dans le public, nous rencontrons partout le même écho, partout la même attente. La promesse, formulée il y a quelques mois, d’une transformation de la politique européenne et française, est en marche.

L’aventure collective, que nous avons choisie, a rassemblé des citoyens divers pour porter un projet clair et ambitieux qui montre que la transformation écologique est possible. Ce rassemblement des écologistes est porteur de dynamique et de changement.

Nous devons dès dimanche traduire cet espoir dans les urnes. Dans les derniers jours, nous continuerons à insister sur les enjeux européens et les changements nécessaires.

Maintenant le choix est entre les mains des électeurs et des électrices. Nous savons que quelques voix suffisent parfois à faire basculer une élection, alors jusqu’à dimanche soir, il faudra se mobiliser massivement, parce que pour changer l’Europe et transformer la société, une écologie politique forte et respectée, c’est indispensable.
 

CÉCILE DUFLOT
sécrétaire nationale des Verts
porte-parole d’Europe Écologie

PASCAL DURAND
coordinateur de la campagne
porte-parole d’Europe Écologie

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Le 7 juin la clé c’est la participation !

Posted by jfihey sur 4 juin 2009


Nous arrivons au terme de cette campagne Europe Écologie.
Les derniers meetings, les dernières rencontres montrent que nous avons retrouvé beaucoup d’amis, que les réseaux se sont mobilisés mais aussi que nous avons su toucher un public nouveau.
Il semble que nous ayons réussi à faire passer notre message essentiel : la réponse à la crise doit être globale parce que la crise est globale : écologique, économique, sociale et financière tout à la fois.
Les électeurs ont compris que les députés que nous leur proposons d’envoyer à Bruxelles ont une mission précise à accomplir et que leur élection ne sera pas vaine…
Il nous reste, pour ces derniers jours, à convaincre tous de se déplacer effectivement ce dimanche 7 juin pour accomplir leur devoir de citoyens écologiquement responsables.
Ce sera sans doute la clef de cette élection. Quand l’abstention menace d’être aussi élevée, le succès appartient à ceux qui savent le mieux se mobiliser.
Alors soyez tous présents au Zénith de Paris, mercredi 3 juin, et dans les derniers meetings en région, dans la rue pour les dernières rencontres, au cinéma le 5 juin pour voir Home,  le film de Yann Artus Bertrand et de Luc Besson, et dîtes bien à tous que le 7 juin, la Planète, l’Europe, l’Écologie ont besoin de tout le monde.

JEAN-LOUIS ROUMÉGAS , DJAMILA SONZOGNI
porte-parole des Verts

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Elections européennes: la dernière ligne droite!

Posted by jfihey sur 31 mai 2009

  

Nous entrons dans la dernière ligne droite de ce qui peut être déjà considéré comme une très belle campagne.
 
Nous devions relever le défi : rassembler la mouvance écologiste, réaffirmer l’écologie comme un projet politique global nécessaire face aux urgences, montrer que le contrat écologiste est la seule réponse possible à la crise, parler vraiment et concrètement d’Europe.
 
Nous sommes sur le point de gagner notre pari : les meetings sont  pleins, les militants enthousiastes, les sondages encourageants. Notre campagne a été reconnue comme la plus dynamique, la seule à parler vraiment du sujet.
 
Il nous reste la dernière ligne droite. Tenir le cap. Ne pas nous laisser distraire par les tentatives de diversion de droite, de gauche ou du centre. Marteler notre message de fond : sortir de la crise par l’écologie et l’Europe.
 
Alors tous aux derniers meetings, à vos mails, au téléphone et dans la rue pour convaincre que  l’écologie, c’est maintenant ou jamais !
 
JEAN-LOUIS ROUMÉGAS et DJAMILA SONZOGNI

 

porte-parole des Verts

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239 millions de chômeurs en 2009

Posted by jfihey sur 29 mai 2009

En France, l’Unédic prévoit 639 000 chômeurs en plus en 2009. Dans le monde, le nombre de chômeurs pourrait augmenter de 39 à 59 millions, pour atteindre un nombre total de 210 à 239 millions chômeurs (soit un taux entre 6,5 et 7,4%). Chez les jeunes, le taux de chômage pourrait monter à 15% (au lieu de 12% en 2008).

La hausse du nombre de travailleurs pauvres dans le monde est encore plus violente : plus 200 millions en 2009.

L’Union Européenne et les économies développées seront les plus touchées, avec entre 73 et 96 millions de chômeurs supplémentaires d’ici fin 2009 par rapport à 2007. Mais toutes les régions sont affectées par cette tendance dramatique : par exemple, en Afrique subsaharienne, 77% de travailleurs devraient se retrouver avec un emploi vulnérable.

Les déclarations du directeur général du Bureau International du Travail sont alarmantes : « Nous sommes témoins cette année d’une hausse sans précédent du nombre de chômeurs et des travailleurs susceptibles de tomber dans la pauvreté à travers le monde ». Le BIT appelle à la mise en place d’un plan mondial pour l’emploi.

Dans son rapport (Faire face à la crise mondiale de l’emploi) publié le 28 mai, l’OIT appelle notamment à « investir dans l’économie verte de demain » et rappelle le « potentiel énorme de création d’emploi » liées aux mutations nécessaires aux réductions des émissions carbone et afin d’assurer la sécurité alimentaire et le développement rural.

Dans son programme, Europe Ecologie porte un projet de solidarité internationale, à l’échelle européenne et à l’échelle mondiale. Le projet vise à la fois à répondre aux urgences de la crise (Bruxelles de l’emploi, emprunt de 1000 milliards d’euros pour réaliser les investissements verts, revenus minimal et maximal d’existence…) et à construire rapidement un modèle qui ne répète pas les erreurs du passé (régulation des flux financiers, revenus de reconversion, sobriété et efficacité en énergie, agriculture durable…).

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Négociations internationales relatives au climat

Posted by jfihey sur 27 mai 2009

 Le Forum des Economies Majeures (MEF) sur les négociations climatiques internationales s’est tenu à Paris, les 25-26 mai 2009, regroupant 17 Etats qui représentent 80% des émissions de GES et de la consommation énergétique. Le MEF est la suite du MEM (rencontre entre les grandes économies sur la sécurité énergétique et les changements climatiques), initié par l’administration Bush en 2008. Borloo en profite pour annoncer sa volonté d’une création d’un partenariat Europe/Afrique/Pacifique autours des questions de changements climatiques.

Principaux résultats (source AFP/Reuters) : Pas grand-chose. D’après Jean Louis Borloo, il y a eu des avancées dans les négociations sur la constitution d’un fonds mondial de lutte de 100 milliards d’€ par an, abondé par les pays en fonction de leur PIB, de leurs émissions historiques et courantes (solution équitable). Mais il n’y a pas eu de décision finale sur cette proposition portée par le Mexique. Ce fonds devrait aider les pays les plus pauvres. Borloo annonce qu’il considère que les USA ne font pas d’efforts suffisants.

A cette occasion, de nombreuses ONG ont lancé un appel à Nicolas Sarkozy (On ne négocie pas avec le climat, on agit), afin de demander un renforcement des engagements de l’UE (40% d’ici 2020) et la nécessité d’un fonds international doté de plus de 100 md € par an jusqu’en 2020.

Rappels

Le protocole de Kyoto est en vigueur, avec un objectif de réduction de 5,8% des émissions des pays industrialisés d’ici 2012 par rapport à 1990. En décembre 2009, se tiendra à Copenhague la prochaine Conférence des Parties de la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (UNFCCC) ; on attend de cette conférence la conclusion du régime qui prendra la suite du protocole de Kyoto actuel (nouveau protocole, protocole amendé ?…).

En réalité de très nombreuses négociations ont eu et auront lieu d’ici décembre, soit dans le cadre de groupes formels au sein de l’UNFCCC, soit dans le cadre de groupes « informels » (G8 et G8+5 en juillet 2008, dialogue de Gleneagles, à Bonn…).

-l’action nécessaire selon le GIEC : afin de limiter à 2°C le réchauffement climatique, il est nécessaire de stabiliser la concentration en GES à 450 ppm, soit un chemin de réduction des émissions qui aboutit à une réduction de 25 à 40% des émissions des pays industrialisés en 2020 et entre 80 et 95% en 2050.

Positions actuelles

-USA :

Avec l’élection d’Obama, les Etats-Unis sont de retour dans les négociations internationales (les USA ont signé Kyoto, mais il n’a pas été ratifié par le Congrès).

Les émissions des USA ont explosé de 17% par rapport à 1990 ; l’objectif assigné par Kyoto (-5% en 2012) est donc désormais hors de portée. C’est pourquoi même en étant de retour, les USA ne ratifieront pas Kyoto, car ils se verraient attribuer des pénalités. Ils vont seulement s’engager sur la période suivante

Les USA ont entamé des discussions bilatérales avec la Chine depuis décembre 2008 ; une nouvelle rencontre bilatérale doit se tenir en juin afin de trouver des points d’accords communs (discussion hors cadre de l’UNFCCC).

Actuellement, le Congrès est en train de discuter de la loi Waxman. Un objectif de réduction de 17% des émissions par rapport à 2005, soit une réduction de 4 à 6% par rapport à 1990, d’ici 2020, serait acceptable pour le Congrès, mais le « maximum » d’après Todd Stern (position officielle).

Japon/Australie/Canada : leur situation est similaire à celle des USA avec des dérapages de leurs émissions (entre 1990 et 2006 : +5% pour le Japon, +21% Canada, +25% NZ, +29% Australie).

Chine : passée premier pays pollueur mondial depuis 2007, devant les USA (mais encore bien moins en termes d’émissions par tête). Actuellement, elle n’est pas soumise à des objectifs de réduction contraignants. L’inclusion de la Chine, tout comme d’autres pays émergents dans le processus de réduction, est un enjeu crucial de Copenhague, car les émissions mondiales ne pourront être contenues sans cela.

Il semble que le gouvernement central soit prêt à s’engager ; mais la Chine pousse actuellement les pays industrialisés à renforcer leurs engagements : elle exige des réductions de 40% des émissions d’ici 2020.

-les Pays les Moins Avancés (PMA) et l’Alliance des Petits Etats-Iles (OASIS), pays les plus touchés, ont appelé à des engagements fermes des réductions de 85% en 2050 au niveau global, soit une réduction de 40% d’ici 2020 pour les pays développés. Le G77 est sur cette position.

UE : L’UE a déjà presqu’atteint son objectif de Kyoto (-8%), grâce aux réductions des nouveaux entrants dans l’UE (sinon la baisse de l’UE 15 était de 2% en 2006).

Dans son paquet « climat énergie », l’UE s’engage fermement à une réduction de 20% de ses émissions par rapport à 1990 d’ici 2020. Elle s’engage à rehausser cet objectif à 30% si un accord international est trouvé avant fin 2009, maintien de la croissance de la température à 2°C.

Situation des négociations

Contexte économique : très peu favorable à des engagements financiers internationaux, donc peu favorable à ce que les pays s’engagent (en particulier les émergents). Il existe un accord global sur un objectif de réduction 50% des émissions mondiales en 2050.

Les objectifs de long terme ne sont pas définis (objectifs par tête, par unité de production économique ?…).

De nouveaux outils de financement/régulation internationaux sont imaginés. En particulier, les NAMAs (Nationally Appropriate Mitigation Action) sont discutés ; ils visent à permettre des transferts de capitaux du nord vers le sud, dans le cadre d’actions globales (en rupture avec la logique de projet, type MDP). Mais dispositif flou encore ; alternatives possibles.

Proposition de discours concernant la position de l’UE

Etant donné le retard pris par les USA et le dérapage de leurs émissions, l’objectif actuel (de -17% par rapport à 2005) est du même ordre de grandeur que celui de l’UE. Mais cet objectif ne permettra pas d’atteindre une réduction de 25 à 40% sur l’ensemble des pays industrialisés comme nécessaire selon le GIEC.

L’Union Européenne doit donc s’engager à une réduction de 40% de ses émissions d’ici 2020 pour :

être solidaire avec les USA qui avancent (mais qui ont pris du retard avec Bush) et les inciter à faire plus d’efforts

-garder le train d’avance en Europe en termes de ruptures technologiques et organisationnelles qui sont nécessaires. Avantage économique majeur vis-à-vis des USA.

Profiter de la crise : grâce à la crise, nos émissions vont sûrement décroître significativement. Le retour à la bonne santé économique et sociale ne doit pas se faire en redémarrant les vieilles machines éteintes, mais en changeant les activités. Il faut investir immédiatement dans les secteurs et technologies matures (transports en commun, éolien, biomasse, agriculture bio…) et d’avenir (photovoltaïque, nouveaux modes de transports…) au plan environnemental. Obama veut investir 15 milliards de $ par an ; si on ne fait pas autant ou plus, on va se faire piquer toutes les avancées initiées en Europe (sobriété, efficacité). Il y a un vrai coup économique à jouer…

Assumer le devoir de responsabilité : l’UE (et la France) doivent immédiatement doter un fonds qui permette le soutien aux PMA. Des accords avec l’Afrique et le Pacifique (OASIS), c’est très bien ; mais des moyens immédiats permettraient de convaincre.

 

Solidarité planétaire : les pays industrialisés doivent réduire drastiquement, l’Union Européenne doit être le leader (40% en 2020). Elle seule, avec l’action des autres qui sont en retard, peut encore permettre d’atteindre les objectifs mondiaux nécessaires selon le GIEC. La crise est l’occasion d’amorcer la conversion : nos émissions auront réduit fortement, ne les faisons pas redémarrer avec les vieilles machines.

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