CHAMPS LIBRES / LES VERTS – EUROPE ECOLOGIE

Citoyens, Associations et Verts, des pays d’Evreux Avre et Iton –

Archive for février 2007

Invitation à constituer un collectif

Posted by bfen sur 15 février 2007

Préparation des élections municipales 2008

Les Verts des pays d’Évreux, Avre et Iton, et nombre citoyens sans appartenance politique désireux de participer à la vie politique locale vous invitent à

L’assemblée constituante du Collectif « Vert et ouvert »

Vendredi 16 février 2007 à 20 H 30

Maison de quartier de Nétreville, 6 rue Duguay Trouin, Évreux

Le collectif « Vert et ouvert » se fixe pour objectif l’élaboration d’un programme municipal et d’agglomération ambitieux et courageux répondant aux défis environnementaux, proposant réparation aux souffrances de nombreux habitants de nos cités et de nos campagnes et visant à réconcilier citoyens et politique.

Le collectif participera activement aux élections municipales 2008 en présentant une liste Verte et Ouverte au premier tour et en élaborant parallèlement un programme de gestion municipale de second tour avec les partis de la gauche ébroïcienne.

Les urgences écologique, sociale et démocratique ne sont plus à démontrer. Aussi la participation de chacun d’entre nous au collectif et l’ouverture du collectif à la société civile permettront d’élaborer un projet durable, équitable et solidaire, démocratique et capable de redonner espoir aux habitants de nos communes.

Avant même la naissance officielle du collectif, certains d’entre vous ont déjà participé aux toutes premières réunions de réflexion autour de thèmes aussi essentiels que l’environnement, la démocratie participative, le vivre ensemble, ou la culture.

Au cours de cette assemblée constituante nous ferons une restitution des premiers travaux de ces commissions et présenterons nos propositions de fonctionnement et d’organisation pour le collectif.

Invitez et accompagnez-y celles et ceux de vos proches que vous savez attentifs au devenir écologique, social et démocratique de nos communes.


 

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La conversion écologique de l’économie

Posted by bfen sur 9 février 2007

Le diagnostic

Relancer la croissance pour aller vers le plein-emploi. C’est, en résumé, le slogan qui domine à gauche comme à droite quand on parle de la lutte contre le chômage. Ce n’est pas l’objectif des Verts. D’une part, on le sait, nos modes de production et de consommation actuels ne sont pas soutenables. Les faire croître sans les modifier en profondeur est donc suicidaire d’un point de vue environnemental. Nous devons engager dès le début de la mandature la conversion écologique de l’économie : c’est à dire apprendre à satisfaire nos besoins et nos envies tout en diminuant drastiquement la pression que nous exerçons sur notre environnement.

D’autre part, le plein-emploi relève très largement du mythe : le faible taux de chômage des années 60 reposait sur le retrait des femmes du marché du travail. Et le taux de chômage officiel ne donne qu’une mesure très partielle du sous emploi car il ne tient pas compte de tous les bénéficiaires des minima sociaux, des travailleurs pauvres qui recherchent un emploi à temps plein sans le trouver… Enfin, si la diminution du chômage s’accompagne d’une augmentation de la précarité comme aujourd’hui, les salariés ne sont pas gagnants.

Nous appelons donc à sortir d’une vision dépassée du travail pour aller vers une société de pleine activité qui prenne en compte et rémunère comme telle la diversité des activités humaines (travail salarié bien sûr, mais aussi formation, année sabbatique, éducation des enfants, activités bénévoles d’utilité sociale et environnementale…).

Les propositions

  • Créer des emplois grâce à la conversion écologique de l’économie : selon une étude de la commission européenne publiée en 2005 chaque million de dollar investi dans l’électricité nucléaire pendant un an permet de créer 4 emplois. Le même million de dollar investi dans l’efficacité énergétique (isolation des bâtiments…) permet d’en créer entre 12 et 16. L’abandon de l’EPR dont le cout est évalué au minimum à trois milliards d’euros et l’investissement de cette somme par exemple dans l’isolation des bâtiments créerait environ 16 000 emplois nets. Cette solution serait donc à la fois plus créatrice d’emplois et plus protectrice de l’environnement.
  • 17 millions de logements ont été construits en France avec des normes d’isolation très faibles. Résultat : la facture pour leurs habitants ne cesse d’augmenter et pour une personne à bas revenu, le gain lié à la prime pour l’emploi a été totalement compensé par l’augmentation de la facture d’électricité l’an passé. Un grand plan d’isolation des bâtiments sur la mandature serait donc créateur d’emplois, générateur de gains de pouvoir d’achat et positif pour l’environnement. D’autres exemples pourraient illustrer le potentiel de créations d’emplois de la conversion écologique de l’économie, que nous évaluons à 400 000, et le cercle vertueux engagé liant positivement emplois de proximité non délocalisables, pouvoir d’achat et diminution de l’empreinte écologique.
  • À ces 400 000 emplois nets, il faut ajouter ceux qui pourraient être créés par l’extension des 35 heures dans les PME. L’Insee estime à 350 000 le nombre d’emplois entre 1997 et 2002 par la RTT. Son extension aux petites entreprises, sous réserve de modalités d’application intelligentes, pourraient créer environ 100 000 emplois.
  • Engager une réforme profonde de la formation professionnelle. Une partie des emplois liés aux mesures évoquées plus haut ne peuvent pas être pourvus à court terme faute d’offre suffisante sur le marché du travail. En lien avec les régions, des plans sectoriels de formation professionnelle initiale et continue seront mises en oeuvre pour créer ces emplois dans les territoires. Par ailleurs, nous souhaitons aller vers la sécurisation des parcours professionnels pour donner corps notre ambition de pleine activité. Nous proposons de passer progressivement du contrat de travail au contrat d’activité, qui intègre dans le même contrat une activité salariée, mais aussi, notamment, des droits à formation sous la forme d’un capital de départ et non de droits acquis, un droit à indemnité chômage, quelle que soit la situation antérieure de façon à limiter l’exclusion des jeunes des allocations chômage…
  • Pour les Verts, la création d’emplois et la lutte contre le chômage passe donc par d’autres moyens que la précarisation des contrats. La levée de bouclier contre le CPE a montré que la société française, et notamment les jeunes, refusait d’avoir à choisir entre la précarité et le chômage. La dégradation continue des conditions d’insertion des jeunes dans la vie active n’a pas fait baisser le taux de chômage des jeunes. Nous voulons donc supprimer le CNE et nous prenons l’engagement de ne pas proposer de nouvelles formes de contrat qui aboutirait à une précarisation des situations des salariés.
  • Pour lutter contre une forme particulièrement insupportable de précarité, celle des travailleurs pauvres, qui touchent 1,2 million de personnes dont 80 % de femmes, nous proposons d’introduire un système où le coût du travail des premières heures travaillées est majoré d’une prime salariale, pour tout contrat inférieur ou égal à un mi-temps. Cette prime salariale serait intégralement à la charge des entreprises qui seraient ainsi incitées à augmenter la durée du travail de leur salarié à temps très partiel, notamment dans le cadre de l’extension de la RTT. Nous proposons donc un dispositif permettant aux travailleurs pauvres de travailler plus et de gagner plus, tout en aidant les autres à travailler moins via l’extension de la RTT dans les PME.

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Ecologie de l’espoir

Posted by bfen sur 8 février 2007

Nous réaffirmons l’écologie politique comme alternative au productivisme et au libéralisme. Nous devons répondre aux citoyenNEs désemparéEs qui se tournent sans espoir vers les extrêmes. Ni caution verte de la social-démocratie ni béquille de l’extrême gauche, l’écologie politique invente un chemin singulier, rouvre le champ des possibles.

Car le diagnostic est posé : les écosystèmes s’épuisent, la biodiversité disparaît, le changement climatique s’accélère. Contre le modèle productiviste dominant et les exigences insatiables des plus riches, l’écologie politique s’impose.

 

Forts de leur expérience du terrain et des institutions, Les Verts sont attendus pour reconstruire l’espoir. Á nous de répondre présents.

 

La politique est l’affaire de toutes et tous

 

Notre écologie implique une démocratie vivante, à l’image de la diversité de la France. Réhabiliter la politique, c’est lutter contre les discriminations, rénover les pratiques et réformer les institutions. Á condition aussi de restaurer la confiance, en particulier des classes populaires, dans la capacité à décider de leur sort.

 

Autonomes et ouverts…

dans nos combats

 

Clarification et confrontation

 

Nous avons vocation à être les représentants politiques légitimes de l’ensemble de la mouvance écologiste, des militants de la protection de la faune et de la flore, de la décroissance, de l’économie sociale et solidaire.

Nous devons poursuivre la clarification et la confrontation avec les associations, syndicats, partis avec lesquels nous avons des convergences mais aussi des divergences. Dans tous nos combats, nous devons porter nos valeurs écologistes et notre volonté d’agir dans les institutions.

 

Coélaboration et ouverture

 

Sortir du nucléaire, défendre la biodiversité, une nouvelle politique de l’immigration et de l’accueil, promouvoir un tiers-secteur alternatif au secteur concurrentiel, basculer d’une société sécuritaire à une société conviviale, lutter contre les violences de genre, élaborer un nouveau compromis social, désenclaver les zones rurales et les quartiers déshérités, passer d’une politique de soins à une véritable politique de santé, … nombreux sont les chantiers pour lesquels convergences et partenariats permettront de définir une stratégie municipale.

Nous devons construire une autonomie ouverte s’appuyant sur un partenariat privilégié en menant nos combats avec celles et ceux qui nous reconnaissent. Á nous de renforcer durablement ces coopérations.

 

Notre engagement

 

Parité, fédéralisme, proportionnelle, convivialité, non-violence, partage des responsabilités électives, autant de principes fondateurs qui doivent développer un mouvement qui attire vers lui des citoyens exaspérés par les dysfonctionnements des institutions. Á cet égard, nous devons être le lieu des réformes prônées pour la société : mise en place du mandat unique, modes de fonctionnement non présidentialiste, respect des minorités…

 

Faisons preuve de volontarisme pour que les Verts soient divers, à l’image de la société, avec la garantie d’accès partagé aux responsabilités et d’une politique ambitieuse de formation des militants.

 

Reconnaître aux jeunes, aux femmes, aux victimes de discriminations la place légitime qui est la leur, répondre aux attentes citoyennes, anticiper les crises à venir pour les empêcher tout en proposant des modes de vie où le « bien être ensemble » remplacera le «consommer plus »… , les tâches sont multiples mais la feuille de route est claire.

 

Ce sera le 3e temps de l’écologie politique. La pertinence du message écologiste et notre volonté de modifier les politiques publiques sont reconnues. Il nous appartient désormais d’incarner l’espoir d’un autre futur dans lequel les rapports sociaux seront profondément modifiés. Nous devons convaincre de transformer notre démocratie actuelle, productrice de compétition et d’exclusion, par des modes participatifs, coopératifs et respectueux de la planète.

 

Quand les autres forces politiques renoncent, il revient aux Verts de faire preuve de créativité pour montrer la possibilité d’une autre société. Notre conviction pourra être partagée si elle vit au travers d’utopies concrètes, de solutions politiques à la fois réfléchies et radicales. Sa crédibilité est à ce prix.

 

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