CHAMPS LIBRES / LES VERTS – EUROPE ECOLOGIE

Citoyens, Associations et Verts, des pays d’Evreux Avre et Iton –

Archive for the ‘Décroissance sélective et équitable’ Category

L’enjeu de Copenhague 2009

Posted by jfihey sur 19 septembre 2009

Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP15) – Copenhague – 7 au 18 décembre 2009-

En décembre de cette année, les pays du monde entier se retrouveront à Copenhague à l’occasion du Sommet de l’ONU sur le changement climatique. Ils devront y trouver un nouvel accord mondial pour succéder au Protocole de Kyoto.

- Soit ces pays signent un accord qui conduira les émissions mondiales de gaz à effet de serre à se stabiliser puis à décliner avant 2015.
- Soit notre planète se réchauffera de plus de 2°C, seuil au-delà duquel les conséquences pour notre planète et nos sociétés seraient désastreuses : déclin des agricultures au Sud et au Nord engendrant une crise alimentaire mondiale ; augmentation du nombre et de l’intensité des tempêtes comme celle qui a frappé la France en 1999 ; déplacements de réfugiés climatiques estimés à plusieurs centaines de millions… Notre climat pourrait aussi devenir complètement incontrôlable, en passant ce que les scientifiques appellent des points de rupture.

Alors certes, pour éviter ce scénario catastrophe, tous les pays doivent agir. Mais les pays riches dont l’Union européenne et la France ont une responsabilité particulière. Ils sont responsables d’environ trois quart des gaz à effet de serre émis le siècle dernier, et qui provoquent les changements climatiques que nous connaissons aujourd’hui. De plus, les habitants de ces pays étant en moyenne cinq fois plus riches que ceux des pays en développement, ils ont une capacité à agir bien supérieure.

Les pays riches doivent donc être les pionniers de la lutte contre les changements climatiques, faire preuve d’exemplarité, en réduisant de 40% leurs émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2020, par rapport à 1990, comme préconisé par les scientifiques du climat.

Ils ont beaucoup à y gagner, que ce soit par la réduction de leur dépendance énergétique ou la création de millions d’emplois. Les pays riches doivent aussi être solidaires des pays en développement, en mobilisant plus de 100 milliards d’euros par an pour les aider à lutter contre le dérèglement climatique, et en particulier pour que les plus pauvres s’adaptent à ses conséquences inéluctables. Résoudre la crise climatique mondiale passe nécessairement par une nouvelle solidarité.

Après avoir mis l’accent sur le sujet climat et Copenhague pendant les élections européennes, Europe Écologie portera de nombreuses propositions au sein du Parlement pour que la position de l’Union européenne soit enfin à la hauteur de l’enjeu. Mais le combat aura également lieu en France, via des actions politiques et de mobilisation des citoyens.

4 septembre 2009 par Yannick Jadot

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La TVA, le Travail et la protection sociale

Posted by jfihey sur 17 août 2009

Chômage, pauvreté, endettement, fuite en avant, la France s’enlise depuis des années. La crise en est un symptôme. Fatalité ? Non, fruit d’une mondialisation, d’un système que démonte Trevor Narg dans cet essai. Avec des propositions concrètes, et au-delà des frontières, une nouvelle contribution après l’appel à la vigilance de sa trilogie.

Ingénieur constructeur, Trévor Narg a vécu de près la mise en place de ce système, de l’entreprise au grand groupe BTP pendant cette période, à l’export avec les contrats « transfert de technologies compris » vers l’Asie, entre autres pratiques. Une expérience exceptionnelle pour un regard curieux, un esprit inventif –

Trevor Narg est lauréat du Concours Lépine –, sensible aux évolutions économiques, écologiques et humaines liées à cette mondialisation.

CDURABLE.info diffuse le message reçu de Trevor Narg « Avec ténacité vous agissez et invitez à agir pour la planète, en tant qu’auteur et citoyen responsable j’agis aussi. Ici avec une autre proposition concrète » :

Un financement social facilité partout grâce à un mécanisme simple à pratiquer et à mettre en place parce que fondé : sur une fiscalité existante, la TVA sur plus de justice et d’efficacité. Les raisons, la description et les effets de sa rectification, la TVAP, sont développés ci-après. La TVAP apporte une nouvelle assise économique et sociale à l’activité du pays. Les autorités politiques et économiques concernées sont également sensibilisées à l’intérêt de l’étude et de la mise en place de la TVAP, en particulier pour une sortie de crise assainie. La TVA, le travail et la protection sociale Le chômage n’est pas né avec la TVA, mais s’est installé peu à peu à un haut niveau depuis sa création. Il est permanent depuis la généralisation de cette taxe au début des années 1970. Y a-t-il pour autant un rapport entre TVA et chômage ? On va le voir, non seulement dans son augmentation mais aussi dans son maintien. On va voir aussi qu’il existe le moyen de transformer le mécanisme de la TVA pour en faire, à l’inverse, un encouragement à l’emploi et à la protection sociale. En quoi la TVA a-t-elle favorisé le chômage à haut niveau ? Pour répondre à cette question, il faut d’abord rappeler le mécanisme de la Taxe sur la Valeur Ajoutée. Une appellation discutable, puisque la TVA n’est vraiment payée que par le dernier acquéreur du produit, sur sa valeur totale … Elle s’applique également dans le processus de fabrication, mais l’industriel, l’entrepreneur ou l’intermédiaire récupèrent la TVA qu’ils ont payée sur les fournitures, les prestations ou travaux qu’ils transforment et revendent.

Ainsi la TVA n’est pas payée par les sociétés sur ce qu’elles font faire. Voilà ce qui peut poser problème. En effet, pour un même résultat, il est plus avantageux de faire faire que de faire : moins de risques de toutes natures, financiers, sociaux, économiques, techniques, commerciaux…, plus de souplesse technologique, géographique, humaine notamment. Ceci n’a pas échappé aux grandes entreprises, assez vite devenues de grands groupes avec un développement à l’export, dès la fin des années 70. La sous-traitance s’est généralisée, d’abord avec les entreprises du pays ou de la région, puis avec des entreprises à bas coût de main d’œuvre : les délocalisations, les PME soumises à une concurrence déséquilibrée. D’où la pression sur l’emploi et la croissance du chômage qui a suivi. Pourquoi la TVA maintient-elle le chômage à haut niveau ?

 On vient de voir que la TVA favorise les intermédiaires et la sous-traitance. Ceci au détriment des entreprises qui fabriquent, les vraies, des PME pour la plupart. Celles-ci sont mises à rude épreuve par des donneurs d’ordres qui en attendent, avant tout, le maximum de profit (technique, commercial et financier). Les vraies entreprises sont donc victimes de la TVA. En ont-elles conscience ? S’en plaignent-elles ? Non. Au contraire, elles la soutiennent puisqu’« elles ne la paient pas » ! Juste une petite avance de trésorerie, disent-elles, dans l’attente de son remboursement par l’Etat …

Soutenue par ses victimes objectives, la TVA dispose d’une autre astuce : elle est payée par le consommateur, qu’il soit riche ou pauvre, au même taux, donc avec une incidence beaucoup plus lourde pour le second que pour le premier. Cette injustice focalise toutes les réactions, excluant tout autre débat sur la TVA. Ainsi, jamais contestée pour son principal défaut économique, elle peut continuer à nuire tranquillement à l’entreprise et à l’emploi. La priorité à l’argent, au profit, à la spéculation, plus qu’au travail et pas seulement pour le pouvoir financier, même des petites entreprises ont compris l’intérêt de sous-traiter, à des consœurs de l’Est européen en particulier. Des pratiques attractives au coup par coup, à courte vue, tous perdants à terme, on l’a vu, on va le voir.

Une correction simple du mécanisme de la TVA peut inverser les effets qui viennent d’être montrés et, plus encore, résoudre des problèmes posés par le financement de la protection sociale. Avec la TVAP. « Alors qu’à chaque phase intermédiaire de la production, la TVA est récupérée intégralement par le professionnel qui l’a payée, avec la TVAP, elle ne sera récupérée que partiellement. La part non récupérée servira au financement de prestations sociales financées actuellement par des cotisations prélevées sur les salaires. Ce nouveau mode de prélèvement permet d’alléger d’autant les charges sociales des entreprises, cet allégement ayant pour autre avantage de se répartir sur l’ensemble de la production, biens et services, importations comprises, et non plus sur les seuls salaires. » [1] Cet élargissement de l’assiette des prélèvements a tous les avantages de la « TVA sociale » sans en avoir les inconvénients : en particulier ceux de la TVA, de son augmentation (au détriment des consommateurs et des plus faibles), du protectionnisme affiché (et ses risques boomerang).

S’y ajoutent d’autres avantages économiques, la compétitivité des entreprises avec moins de charges, surtout pour celles à fort taux de main d’œuvre, donc une autre incitation à l’emploi ; ceci avec une contribution plus équitable de ceux qui bénéficient de la production. La part non récupérable peut être ajustée en fonction des objectifs économiques et sociaux du pays, un « régulateur » nouveau, clair et directement efficace, un outil précieux partout pour la maîtrise des comptes sociaux : chez les riches pour réduire leurs déficits, chez les pauvres pour le développement de leur protection sociale. L’outil qui manquait à la mondialisation pour en corriger les déséquilibres, l’outil indispensable à une vraie sortie de crise, la TVAP.

auteur de l’article : Cyrille Souche

(Agence M&C du développement durable : http://mc-durable.com)

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Trevor Narg, ingénieur bâtisseur, conçoit, construit, voyage.

Il a écrit une trilogie:- « 5021 l’autre monde », l’anticipation écologique, – « 5022 la suite en Egypte », – « 2053 le réveil », sa trilogie.

 Pour avoir vécu la mise en place d’une mondialisation dont les dérives ont provoqué la Crise, il lance un nouvel appel à la responsabilité, des propositions concrètes, avec son essai « FRANCE, POUR SORTIR DE L’ENLISEMENT, 2 MESURES SIMPLES ».

Consulter aussi la page de l’auteur Trevor Narg sur le site des Editions Thelès

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Nous resterons sur Terre !

Posted by jfihey sur 27 mai 2009

L’URGENCE A VOIR

Les changements climatiques inquiètent, les espèces s’éteignent,
les ressources s’épuisent, les villes s’étendent…

À travers un jeu de miroirs et de contrastes entre cette nature miraculeuse
et l’obsession de l’homme à vouloir la dompter,
Nous resterons sur Terre regarde la planète d’aujourd’hui dans les yeux
et dresse l’état des lieux  d’une harmonie qui vacille.

Pouvons-nous inverser le cours des choses ?
Le voulons-nous vraiment ?

Avec l’environnementaliste James Lovelock, le philosophe Edgar Morin
et les Prix Nobel de la Paix Mikhaïl Gorbatchev et Wangari Maathaï,
ce film laisse à chacun la liberté d’évaluer le degré d’urgence
sur une seule certitude :  Nous resterons sur Terre.

 

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Négociations internationales relatives au climat

Posted by jfihey sur 27 mai 2009

 Le Forum des Economies Majeures (MEF) sur les négociations climatiques internationales s’est tenu à Paris, les 25-26 mai 2009, regroupant 17 Etats qui représentent 80% des émissions de GES et de la consommation énergétique. Le MEF est la suite du MEM (rencontre entre les grandes économies sur la sécurité énergétique et les changements climatiques), initié par l’administration Bush en 2008. Borloo en profite pour annoncer sa volonté d’une création d’un partenariat Europe/Afrique/Pacifique autours des questions de changements climatiques.

Principaux résultats (source AFP/Reuters) : Pas grand-chose. D’après Jean Louis Borloo, il y a eu des avancées dans les négociations sur la constitution d’un fonds mondial de lutte de 100 milliards d’€ par an, abondé par les pays en fonction de leur PIB, de leurs émissions historiques et courantes (solution équitable). Mais il n’y a pas eu de décision finale sur cette proposition portée par le Mexique. Ce fonds devrait aider les pays les plus pauvres. Borloo annonce qu’il considère que les USA ne font pas d’efforts suffisants.

A cette occasion, de nombreuses ONG ont lancé un appel à Nicolas Sarkozy (On ne négocie pas avec le climat, on agit), afin de demander un renforcement des engagements de l’UE (40% d’ici 2020) et la nécessité d’un fonds international doté de plus de 100 md € par an jusqu’en 2020.

Rappels

Le protocole de Kyoto est en vigueur, avec un objectif de réduction de 5,8% des émissions des pays industrialisés d’ici 2012 par rapport à 1990. En décembre 2009, se tiendra à Copenhague la prochaine Conférence des Parties de la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (UNFCCC) ; on attend de cette conférence la conclusion du régime qui prendra la suite du protocole de Kyoto actuel (nouveau protocole, protocole amendé ?…).

En réalité de très nombreuses négociations ont eu et auront lieu d’ici décembre, soit dans le cadre de groupes formels au sein de l’UNFCCC, soit dans le cadre de groupes « informels » (G8 et G8+5 en juillet 2008, dialogue de Gleneagles, à Bonn…).

-l’action nécessaire selon le GIEC : afin de limiter à 2°C le réchauffement climatique, il est nécessaire de stabiliser la concentration en GES à 450 ppm, soit un chemin de réduction des émissions qui aboutit à une réduction de 25 à 40% des émissions des pays industrialisés en 2020 et entre 80 et 95% en 2050.

Positions actuelles

-USA :

Avec l’élection d’Obama, les Etats-Unis sont de retour dans les négociations internationales (les USA ont signé Kyoto, mais il n’a pas été ratifié par le Congrès).

Les émissions des USA ont explosé de 17% par rapport à 1990 ; l’objectif assigné par Kyoto (-5% en 2012) est donc désormais hors de portée. C’est pourquoi même en étant de retour, les USA ne ratifieront pas Kyoto, car ils se verraient attribuer des pénalités. Ils vont seulement s’engager sur la période suivante

Les USA ont entamé des discussions bilatérales avec la Chine depuis décembre 2008 ; une nouvelle rencontre bilatérale doit se tenir en juin afin de trouver des points d’accords communs (discussion hors cadre de l’UNFCCC).

Actuellement, le Congrès est en train de discuter de la loi Waxman. Un objectif de réduction de 17% des émissions par rapport à 2005, soit une réduction de 4 à 6% par rapport à 1990, d’ici 2020, serait acceptable pour le Congrès, mais le « maximum » d’après Todd Stern (position officielle).

Japon/Australie/Canada : leur situation est similaire à celle des USA avec des dérapages de leurs émissions (entre 1990 et 2006 : +5% pour le Japon, +21% Canada, +25% NZ, +29% Australie).

Chine : passée premier pays pollueur mondial depuis 2007, devant les USA (mais encore bien moins en termes d’émissions par tête). Actuellement, elle n’est pas soumise à des objectifs de réduction contraignants. L’inclusion de la Chine, tout comme d’autres pays émergents dans le processus de réduction, est un enjeu crucial de Copenhague, car les émissions mondiales ne pourront être contenues sans cela.

Il semble que le gouvernement central soit prêt à s’engager ; mais la Chine pousse actuellement les pays industrialisés à renforcer leurs engagements : elle exige des réductions de 40% des émissions d’ici 2020.

-les Pays les Moins Avancés (PMA) et l’Alliance des Petits Etats-Iles (OASIS), pays les plus touchés, ont appelé à des engagements fermes des réductions de 85% en 2050 au niveau global, soit une réduction de 40% d’ici 2020 pour les pays développés. Le G77 est sur cette position.

UE : L’UE a déjà presqu’atteint son objectif de Kyoto (-8%), grâce aux réductions des nouveaux entrants dans l’UE (sinon la baisse de l’UE 15 était de 2% en 2006).

Dans son paquet « climat énergie », l’UE s’engage fermement à une réduction de 20% de ses émissions par rapport à 1990 d’ici 2020. Elle s’engage à rehausser cet objectif à 30% si un accord international est trouvé avant fin 2009, maintien de la croissance de la température à 2°C.

Situation des négociations

Contexte économique : très peu favorable à des engagements financiers internationaux, donc peu favorable à ce que les pays s’engagent (en particulier les émergents). Il existe un accord global sur un objectif de réduction 50% des émissions mondiales en 2050.

Les objectifs de long terme ne sont pas définis (objectifs par tête, par unité de production économique ?…).

De nouveaux outils de financement/régulation internationaux sont imaginés. En particulier, les NAMAs (Nationally Appropriate Mitigation Action) sont discutés ; ils visent à permettre des transferts de capitaux du nord vers le sud, dans le cadre d’actions globales (en rupture avec la logique de projet, type MDP). Mais dispositif flou encore ; alternatives possibles.

Proposition de discours concernant la position de l’UE

Etant donné le retard pris par les USA et le dérapage de leurs émissions, l’objectif actuel (de -17% par rapport à 2005) est du même ordre de grandeur que celui de l’UE. Mais cet objectif ne permettra pas d’atteindre une réduction de 25 à 40% sur l’ensemble des pays industrialisés comme nécessaire selon le GIEC.

L’Union Européenne doit donc s’engager à une réduction de 40% de ses émissions d’ici 2020 pour :

être solidaire avec les USA qui avancent (mais qui ont pris du retard avec Bush) et les inciter à faire plus d’efforts

-garder le train d’avance en Europe en termes de ruptures technologiques et organisationnelles qui sont nécessaires. Avantage économique majeur vis-à-vis des USA.

Profiter de la crise : grâce à la crise, nos émissions vont sûrement décroître significativement. Le retour à la bonne santé économique et sociale ne doit pas se faire en redémarrant les vieilles machines éteintes, mais en changeant les activités. Il faut investir immédiatement dans les secteurs et technologies matures (transports en commun, éolien, biomasse, agriculture bio…) et d’avenir (photovoltaïque, nouveaux modes de transports…) au plan environnemental. Obama veut investir 15 milliards de $ par an ; si on ne fait pas autant ou plus, on va se faire piquer toutes les avancées initiées en Europe (sobriété, efficacité). Il y a un vrai coup économique à jouer…

Assumer le devoir de responsabilité : l’UE (et la France) doivent immédiatement doter un fonds qui permette le soutien aux PMA. Des accords avec l’Afrique et le Pacifique (OASIS), c’est très bien ; mais des moyens immédiats permettraient de convaincre.

 

Solidarité planétaire : les pays industrialisés doivent réduire drastiquement, l’Union Européenne doit être le leader (40% en 2020). Elle seule, avec l’action des autres qui sont en retard, peut encore permettre d’atteindre les objectifs mondiaux nécessaires selon le GIEC. La crise est l’occasion d’amorcer la conversion : nos émissions auront réduit fortement, ne les faisons pas redémarrer avec les vieilles machines.

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Une autre Politique Agricole Commune

Posted by jfihey sur 2 avril 2009

Attac Evreux organise une conférence – débat avec Gilles Lemaire, membre du bureau d’Attac France, à Evreux le 16 avril prochain.

Cette manifestation a pour but d’alerter sur les enjeux agricoles et donc alimentaires des prochaines élections européennes.

Une autre PAC…
(Politique Agricole Commune)

 

…favorisant une agriculture locale

Qui restaure le lien entre agriculteurs, consommateurs et territoires

Qui garantisse une alimentation de qualité pour tous

 

…encourageant des systèmes de production soucieux de préserver le patrimoine naturel commun (eau, biodiversité, fertilité des sols, …)

 

…dans le cadre d’une politique agricole mondiale favorisant « la souveraineté alimentaire » basée sur le développement des agricultures locales et éliminant la famine qui frappe aujourd’hui près d’un milliard d’être humains

 

Une politique agricole

favorisant ou encourageant

Une alimentation saine

fournie par

Des producteurs locaux

 

 

 

C’est possible !

Grâce à la mobilisation des citoyens  !

Ce n’est pas que l’affaire des agriculteurs

 

Le comité local d’ATTAC Evreux vous invite à en débattre

 

Le Jeudi 16 avril à 20h30

Salle Jules Janin

A Evreux

Avec Gilles Lemaire, membre du bureau d’ATTAC France

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Etat de Crises

Posted by jfihey sur 24 mars 2009

Ce document synthétise le point de vue des Verts comme réponse à court terme face à la situation de crise de ce premier semestre de 2009.

Il sera bien entendu approfondi, actualisé en fonction des situations en liaison avec l’ensemble des partenaires souhaitant progresser vers une véritable réforme écologiste ; un groupe de travail précisant nos orientations dans les différents secteurs financiers, économiques et sociaux pour les mettre en débat avec les organisations de salariés, présentera des premières propositions au Conseil politique d’avril.

Conscients de l’ampleur et de la brutalité du choc subi par les salariés, les Verts prendront l’initiative dans les prochaines semaines de rencontres de travail avec les syndicats, visant à préciser nos propositions de conversion écologique des activités (transferts de compétence, formation professionnelle, reconversion industrielle…) pour lire la suite

http://www.lesverts.fr/article.php3?id_article=4526

 

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Le sens du développement

Posted by cfenault sur 7 mars 2009

4 réunions d’échange


  • Mardi 5 févier : Echanger sur notre développement et l’appréhender dans une perspective historique

  • Lundi 10 mars : Confronter nos analyses  à d’autres courants de  pensée  sur le développement

 »   On ne développe pas quelqu’un , il se développe lui-même » (Bénin)

 » Il n’y a pas de prêt-à porter du développement « ( Haiti)

  • Mercredi 2 avril : Comprendre les interdépendances entre populations

  • Lundi 5 mai : Envisager des leviers d’actions pour un développement solidaire et durable


20H30

49 rue Thiers

à BERNAY –


CCFD -Terre Solidaire

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Salon Nature & co à Bernay

Posted by bbrubacher sur 26 février 2009

Les 21 & 22 mars 2009
2ème Salon « Nature & Co »
 
dans la salle des fêtes, et la salle capitulaire de Bernay.
 
Les heures d’ouverture seront de 10 h à 19 h

Entrée 2 €

Repas bio servis sur place

25 exposants intérieurs : professionnels et associations

Démonstrations et expositions

Conférences

Animations musicales

Vie saine, loisirs verts, économies d’énergies, développement durable, éco habitat….

Nouveauté 2009 :

Le bien-être de la personne: reflexologie, yoga, ressourcement….

+ cours de cuisines bio

Conseils

Protection de l’environnement

Maison écologique…..

A l’extérieur : Marché du terroir & Artisanat

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Energies Renouvelables: l’Europe en retard sur ses objectifs 2010

Posted by jfihey sur 26 février 2009

Selon un rapport publié jeudi par le consortium EurObserv’ER, les objectifs 2010 de la Commission européenne en termes de production d’EnR, à savoir 12% de la consommation d’énergie primaire totale, ne peuvent plus être tenus. Cap donc sur 2020 !

Selon un rapport publié jeudi par le consortium EurObserv’ER, la part des énergies renouvelables dans la consommation totale d’énergie primaire des 27 pays membres de l’UE a enregistré une très légère hausse en 2007. Dans son édition 2008 de l’Etat des énergies renouvelables en Europe1, le consortium indique que la part de ces énergies dans la consommation totale d’énergie primaire européenne est passée de 7,1 à 7,5% entre 2006 et 2007 et la part des énergies renouvelables dans la consommation totale d’électricité a augmenté de 0,6 point en 2007 par rapport à 2006 (de 14,3 à 14,9 %).

Cette publication2 donne une présentation des capacités installées et de la production énergétique de chaque technologie énergie renouvelable pour les 27 pays membres de l’Union européenne (énergie éolienne, solaire thermique, photovoltaïque, petite hydraulique, géothermie, biomasse solide, biocarburants, biogaz, déchets urbains renouvelables, énergies des océans et centrales héliothermodynamiques). L’hydraulique constitue toujours la première source de l’électricité renouvelable (60,6% du total), mais cède du terrain par rapport à l’éolien (20,4 %), en forte progression, et à la biomasse (17 %).

L’Allemagne toujours moteur

Synthèse de l’ensemble des baromètres thématiques énergies renouvelables publiées durant l’année 2008, le rapport d’EurObserv’er reconnaît que les objectifs 2010 de la Commission européenne (12% de la consommation d’énergie primaire totale) ne peuvent plus être tenus. Il estime cependant que la tendance actuelle peut permettre d’être plus optimiste, sur le futur des énergies renouvelables dans l’Union européenne, dont l’objectif est d’atteindre 20% d’ENR en 2020. Certes, l’objectif global de la directive sur la production de l’électricité renouvelable ne sera pas atteint d’ici 2010, note le rapport. Ce résultat, que nous avions prévu au fil des années, ne peut pas être attribué à la crise financière. Il s’explique essentiellement par l’absence d’anticipation de certains pays de l’Union pour développer leurs capacités de production d’énergies renouvelables, analyse le consortium EurObserv’ER. Pour preuve : l’Allemagne est le seul de l’Union à avoir déjà atteint ses objectifs 2010 et démontre qu’il est possible d’augmenter substantiellement sa production d’énergie renouvelable par la mise en place d’une politique volontariste. L’Espagne et la Suède apportent également une contribution importante, analyse le rapport.

Objectif 2020 : un vrai défi…

Le paquet énergie climat repose sur six textes législatifs : la directive sur les énergies renouvelables, la révision du système européen des droits d’échange d’émissions, la décision relative à la répartition des efforts entre Etats-membres, le cadre législatif en matière de capture et de stockage de carbone, la directive sur la qualité des carburants et la réglementation sur les émissions de CO2 des voitures. Cet ensemble de dispositions vise à réaliser l’objectif des 3×20 d’ici à 2020 : réduire de 20% les émissions de gaz à effet de serre (et de 30% en cas d’accord international), porter à 20% la part des énergies renouvelables dans la consommation énergétique européenne, et réaliser 20% d’économies d’énergie. Mais le défi est grand pour atteindre l’objectif de 20 % d’énergies renouvelables. Selon le rapport, en 2005, les renouvelables participaient à la consommation énergétique finale européenne à hauteur de 8,5 % (9,2 % en 2006) avec des variations d’un pays à l’autre, de 0 % pour Malte à 39,8 % pour la Suède. Amener ce chiffre à 20 % signifie globalement augmenter la part des renouvelables de 15% à 35%dans la production électrique, de 10% à 25% pour le chauffage, et porter la part des carburants alternatifs de 1% à 10%, commente dans la publication Christine Lins, secrétaire générale du Conseil européen pour les énergies renouvelables (EREC).

… Créateur d’emplois

Pour la première fois, la publication contient des indicateurs socio-économiques (analyse des chiffres d’affaires du secteur et des effets sur l’emploi) de la plupart des filières dans plusieurs Etats membres3. On y apprend qu’avec la biomasse, l’éolien génère de loin l’activité économique la plus importante du secteur des énergies renouvelables en Europe. En France, la filière représente 7.500 salariés qui occupent surtout des postes dans le secteur de l’installation. Concernant le photovoltaïque, en Allemagne, l’association solaire fédérale (BSW-Solar) estime que 10.000 entreprises environ opèrent dans le secteur du photovoltaïque pour un total de 41.260 emplois directs à plein-temps.
Derrière l’Allemagne et l’Espagne, le secteur français du photovoltaïque a connu l’année dernière une forte progression pour atteindre 2.110 emplois directs et un chiffre d’affaires de 430 M€. Troisième pays en termes d’emplois dans la filière solaire thermique, la France présente un chiffre d’affaires de 395 M€, et plus de 2.300 emplois directs à plein-temps.
21.000 emplois ont été identifiés par le consortium dans l’ensemble des sept pays concernés, dont 9.400 en Allemagne, 6.660 en Espagne, 3.900 en France et 1.100 en Autriche pour la filière de la petite hydraulique souvent qualifiée de traditionnelle (sites de moins de 10 MW). Ces emplois sont davantage relatifs à l’exploitation et la maintenance des centrales qu’à la production industrielle de turbines hydrauliques, analyse le rapport.
La publication traite également de la Géothermie, du Biogaz, des Agrocarburants et de la Biomasse solide. Y figure aussi l’étude de 7 régions européennes qui ont misé sur les énergies renouvelables, en créant des synergies entre industrie, recherche et formation.

C.SEGHIER
Actu-Environnement.com – 23/02/2009

1/ État des énergies renouvelables en Europe – 8e bilan EurObserv’ER – Édition 2008
2/ Le baromètre EurObserv’ER est un projet soutenu par la Commission européenne, dans le cadre du programme Énergie Intelligente-Europe de la DG TREN. Il est également soutenu par l’Ademe.
3/ Allemagne, Autriche, France, Espagne, Pologne, Pays Bas ,Slovénie

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Nos enfants nous accuseront…

Posted by jyguyomarch sur 21 février 2009

Pour ceux qui n’ont pas eu la chance de voir le film hier soir (jeudi), il y a une séance de rattrapage dimanche prochain (22 février) à 10 h 30 au ciné Zénith d’Evreux.

Le film mais aussi l’échange qui suivit la projection, nous mettent en face d’une réalité : pour la première fois de notre histoire, nos enfants naissent en plus mauvaise santé que leurs parents…

J’irai plus loin en affirmant « Des enfants naissent ou vont naitre avec une espérance de vie inférieure à celle de leurs parents ».

Le constat est alarmant, le scénario catastrophique, mais pas irréversible. Le film nous montre que les actes citoyens associés à des actes politiques forts nous permettront de sortir de l’impasse.

Le grenelle de l’environnement a mis la protection de notre planète au centre des préoccupations, les élections municipales ont été l’occasion pour tous les candidats de décliner dans leur programme leurs intentions.

Maintenant, nous attendons des actes. Dans « nos enfants nous accuseront », la création d’une restauration collective entièrement biologique par la municipalité de Barjac (30), doit faire écho partout en France et en particulier sur notre territoire du « Grand Evreux ».

Le discours des élus « on voudrait bien mais c’est compliqué » « on ne peut pas vraiment, mais on aimerait bien » n’est plus acceptable face à l’urgence écologique. Le discours politique, si il est sincère, doit conduire aux actes politiques, comme à Barjac ; offrir une alimentation saine et variée à nos enfants est possible, les outils institutionnels existent, il suffit d’assumer ses responsabilités politiques d’élus pour proposer une nouvelle organisation du territoire et inscrire l’agriculture biologique comme une priorité.

Si l’argument du surcout financier est avancé par les élus pour échapper à leurs responsabilités, voir le film suffit pour saisir que leurs discours sont fallacieux ou d’une naïveté inquiétante.

Citoyens, nous avons aussi des espaces pour nous exprimer et pour agir. Notre comportement au quotidien, notre engagement dans des nouveaux lieux citoyens sont porteurs d’espoir. Ces lieux doivent se développer et permettre de pousser nos élus vers des politiques plus ambitieuses qui tiennent réellement compte de la crise environnementale et sociale que nous vivons.

Et si vous ne connaissez encore l’AMAP* d’Evreux, faites un petit tour sur internet pour découvrir l’association ou venez un jeudi entre 18 heures et 19 heures à l’ALM, rue de Coudres-Evreux.

D’autres espaces existent, je pourrai vous parler de l’Atelier 17 ou de beaucoup d’autres lieux.

Je profite de ce billet pour vous transmettre une information du journal « l’âge de faire ». il nous invite à écouter France culture qui diffuse tous les samedis, hélas à 7 heure du mat, une émission de Ruth Stégassy, Terre à terre, toujours enrichissante, souvent très intéressante. Ce dernier samedi, ce sont 3 médecins de Marseille, ou proche, qu’elle questionnait sur leur métier et il en ressort une réalité qu’aucun français ne devrait ignorer, à maints égards. A l’heure où le nombre de cancer explose, il faut absolument écouter et faire écouter (en ligne sur le net pendant une semaine) à vos proches. Cette émission de 50 mn qui vous en apprend beaucoup sur l’inadaptation de notre système médical, mais surtout sur ce qu’il serait facile de faire pour en sortir progressivement (si on le veut, mais les lobbies le veulent-ils ?).

L’âge de faire est dans son rôle en se faisant l’écho de telles sources d’informations. La sincérité, honnêteté, l’humilité, la détermination de ces 3 médecins sont à même de sensibiliser des publics non prédisposés et à donner envie à d’autres de s’y coller.. Un journal à découvrir de toute urgence.

Jean-Yves GUYOMARCH

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Champs Libres : 1er blog d’actualité et de commentaires d’écologie politique de l’Eure

Posted by bfen sur 10 février 2009

C’est avec un plaisir non dissimulé que Champs Libres entame en ce mois de février 2009 sa troisième année de publication.

Et ce sont nos lecteurs qui nous ont fait le plus beau des cadeaux avec la connexion de notre 20 000 ème visiteur ! sur le site des pays d’Evreux, Avre, Iton et du Neubourg.

Que tou(te)s soient ici chaleureusement remercié(e)s, lecteurs et rédacteurs.

Nous venons d’élargir la diversité de nos rédacteurs pour mieux répondre à vos attentes, pour être toujours plus présents sur le front des luttes écologistes, sociales, économiques et démocratiques.

Et n’oubliez pas que vous pouvez nous faire parvenir vos articles et informations à :

champs-libres@orange.fr

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La Création Parrainée

Posted by bfen sur 5 février 2009

Vous avez des rêves ?

Vous avez pris des résolutions que vous remettez toujours à plus tard par manque de temps ou de motivation ?

escalade

Vous n’êtes plus motivé parce que tout ce que vous imaginez tombe à l’eau ?

jardin

Voici enfin un forum gratuit fait pour vous et qui va vous permettre de faire avancer votre vie.

Depuis que l’homme existe, il sait qu’à plusieurs on est plus fort et que tout devient possible.

Le forum de la création parrainée adapte ce principe au monde moderne.

velo

Vous allez pouvoir réaliser vos projets rapidement, mais de façon adaptée à votre vie et surtout avec beaucoup de simplicité.

Création Parrainée


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29 janvier 2009 : Opposition frontale à toutes les politiques du gouvernement Sarkozy

Posted by bfen sur 29 janvier 2009

La Chronique de Colm

mr-woerth

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Jamais, de mémoire des plus anciens militants ébroïciens, on aura vu tant de monde manifester ce jeudi 29 janvier 2009 dans les rues d’Évreux. Il en était de même ce matin à Rouen, et il en est de même partout en France. L’opposition frontale à toutes les politiques du gouvernement Sarkozy est sans appel et reçois le soutien et la sympathie des 3/4 de la population française. C’est donc un message sans ambigüité qui a été envoyé au pouvoir en place. Mais tous se demandent s’il a encore des oreilles pour entendre. Il nous faut donc dès à présent envisager la suite à donner à ce mouvement de vaste ampleur.

Comme nous le rappelle dans sa chronique Colm, le dessinateur favori de Champs Libres, le ministre du budget Woerth a, mardi matin dans le 7-9 de France Inter, produit une intervention autistique digne des meilleures années de la propagande pétainiste, refusant de répondre à une seule des questions posées par les trois journalistes chargés de l’interroger et assénant sans en démordre qu’en cette période si difficile, les français feraient mieux de se retrousser les manches plutôt que de manifester. Et bien les français l’ont entendu, ils se sont retroussé les manches, et il semble que ce soit durablement.

Pour les écologistes, la réponse à la crise doit proposer des réponses à l’urgence et, dans le même temps, préparer l’avenir. Car cette crise n’est pas un accident, mais le symptôme d’un système présenté comme « la seule politique possible » depuis plus de vingt ans, et dont la faillite est aujourd’hui évidente.

Les ajustements au coup par coup ne suffiront pas : il s’agit de changer de logique, et de réorienter dès maintenant nos modes de production et de consommation, d’agir pour la conversion écologique des activités, au bénéfice de tous et toutes.

Pour les écologistes, la crise est à la fois économique, sociale et écologique. Elle n’est pas un accident mais l’échec d’un système qu’on nous présente depuis trois décennies comme la seule politique possible et qui nous a emmenés dans le mur : faillite du système financier, récession, chômage, mais aussi aggravation des inégalités, casse de la protection sociale, recul des services publics, pillage des ressources, destruction des écosystèmes, déni des droits fondamentaux.

Le gouvernement prétend « refonder le capitalisme » mais en réalité, il propose toujours les mêmes recettes : au nom de la relance et de la compétition, c‘est toujours aux mêmes que l’on demande de se serrer la ceinture, de travailler toujours plus et de gagner moins pour financer les cadeaux fiscaux des autres et le renflouement des banques sans contrepartie.

L’urgence écologique quant à elle est reléguée au second plan des priorités : recul du Grenelle, paquet énergie-climat très insuffisant, relance des programmes autoroutiers ou soutiens à l’industrie automobile et à l’aviation sans exigence écologique.

La conversion écologique de l’économie est pour les écologistes la seule réponse durable à cette crise. Au lieu de maintenir artificiellement des secteurs condamnés à décroître, il vaudrait mieux développer les secteurs d’avenir : énergies renouvelables, moyens de transport alternatifs à la voiture, rénovation du bâti, agriculture biologique, économie sociale et solidaire… C’est là que résident les emplois qualifiés et non-délocalisables de demain.

Le Planing Familial vient de se voir couper 42 % de ses subventions d’état. Cela signifie la fermeture d’un tiers de leurs antennes d’accueil en France.

Signez la pétion en ligne en cliquant ici

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La crise automobile, trouver des solutions intelligentes

Posted by jyguyomarch sur 23 janvier 2009

– Tribune libre – 20 janv.09 : Pour des Etats généraux de la mobilité ! Par Stéphen Kerckhove, délégué général d’Agir pour l’Environnement, Olivier Louchard, Directeur du Réseau Action Climat France, Jean Sivardière, Président de la Fédération Nationale des Associations d’Usagers des Transports

La crise qui traverse le monde de l’automobile est profonde et brutale. Pour ne pas avoir su anticiper une modification de l’attitude des consommateurs à l’égard de l’automobile, pour ne pas avoir voulu faire foi aux propos des écologistes qui s’époumonent à rappeler l’importance des impératifs climatique et énergétique, pour ne pas avoir pu résister aux sirènes de stratèges « éclairés » qui vantaient les mérites de véhicules lourds, chers et manifestement inadaptés au marché de l’automobile, ce secteur est désormais à l’agonie et réclame aides et soutiens publics.

Mardi 20 janvier 2009 est la date retenue par le Gouvernement pour organiser les Etats généraux de l’automobile et annoncer un plan de relance sectorielle. La grande mutation de ce secteur vaut bien une messe mais les solutions apportées seront-elles à même de répondre durablement à la crise du marché de l’automobile ? Il s’agit, dans l’urgence, de réussir à trouver des solutions intelligentes permettant de transformer radicalement les secteurs frappés de plein fouet par cette crise socio-écologique.

Devons-nous en ce sens, nous en réjouir ? Oui et non ! Non, car lorsque la Terre souffre, ce sont en premier lieu les salariés qui trinquent ! Oui, car si cette crise nous permet de mettre un terme à cette fuite en avant qui a conduit certains dirigeants à opter pour des modèles automobiles polluants, nous aurons déjà fait un grand pas dans le règlement de cette crise systémique. En ce sens, la politique de saupoudrage, dispendieuse pour le budget de l’Etat et totalement inefficace du point de vue écologique, n’est pas à la hauteur des enjeux.

Nous appelons de nos vœux une politique cohérente qui oserait s’affranchir de sa dépendance au tout-pétrole mais oserait également sortir des sentiers battus du tout-automobile. A cet égard, nous ne pouvons nous résoudre à voir l’Etat réduire le débat sur l’avenir de l’industrie automobile à un vulgaire échange sur le bienfondé des moteurs thermiques, hybrides ou électriques. Pour répondre durablement à cette crise structurelle du monde de l’automobile, nous devons nous attacher à réduire les émissions de gaz à effet de serre ainsi que notre facture énergétique. Pour se faire, il est impératif d’agir en amont et freiner la hausse continue de la demande de transports motorisés. Cela suppose la mise en œuvre par les pouvoirs publics de mesures structurantes qui permettront de réduire les kilomètres effectués.

Il devient urgent de réorienter les politiques d’urbanisme en mettant l’accent sur la mixité fonctionnelle (et sociale) et en rapprochant logements, emplois, loisirs, commerces et ainsi limiter les déplacements quotidiens. L’étalement et le mitage urbains doivent être combattus. C’est en effet l’extension des zones urbaines qui génère les longues distances, les déplacements fréquents et la dépendance à la voiture individuelle.

Il nous faut également choisir une mobilité privilégiant le mode de déplacement le plus efficace énergétiquement ou le mieux adapté au contexte géographique : l’automobile toujours en dernier ressort et si possible en covoiturage, mais surtout la marche à pieds, le vélo, les transports en commun (métro, tramway, bus, train).

Cette crise nous offre une chance inespérée ; celle de développer un secteur d’activités s’enracinant dans les territoires en optant pour la construction d’infrastructures de tramways, de bus ou de train, très efficaces énergétiquement et peu émettrices de gaz à effet de serre. L’investissement dans les transports collectifs crée deux fois plus d’emplois, à dépense égale, que l’investissement routier (infrastructures, matériel roulant, exploitation) et, pour la plupart, pérennes et par définition non délocalisables. A ce titre, l’annonce par François Fillon de relancer le programme autoroutier (A63, A150, A355), en contradiction évidente avec l’esprit du Grenelle est non seulement une voie sans issue mais également un non-sens historique.

Les aides de l’Etat doivent être conditionnées et évaluées à l’aune de leur bilan carbone et comparées en fonction de leur efficacité énergétique intrinsèque. En créant les conditions d’une dialectique unissant l’environnement et l’écologie, l’emploi et le climat, une nouvelle filière de la mobilité peut voir durablement le jour.

En réduisant cette nouvelle mobilité que nous appelons de nos vœux à la seule option automobile, l’Etat démontre par l’absurde qu’il n’arrive pas à s’abstraire des pressions des pétroliers et industriels de l’automobile. Est-ce que notre pays s’acharnera, avec ces Etats généraux de l’automobile, à mener des réflexions d’arrière-garde, restant prisonnier d’une vision largement cloisonnée, manifestement AUTOcentrée.

En pensant « mobilité » et non plus « automobile », la France se donnerait le moyen d’articuler urbanisme, logement, transport, services et emplois. Cette crise de l’automobile nous oblige à dépasser les analyses purement sectorielles. L’absence des représentants des associations de protection de l’environnement et ceux du secteur de la mobilité durable invités à intervenir aux Etats généraux de l’automobile nous laisse craindre le pire. Les salariés du secteur de l’automobile méritent mieux qu’un débat en trompe l’œil. Notre planète aussi !

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Nucléaire : le jeu dangereux d’EDF et de N. Sarkozy

Posted by bfen sur 6 janvier 2009

En rachetant British Energy et Constellation Energy, EDF s’est lancée dans une stratégie d’expansion aventureuse, coûteuse, industriellement dépassée, susceptible de compromettre ses missions de service public.

Ces opérations obéissent aux injonctions de l’Élysée pour accroître l’exportation de la technologie nucléaire (solution miracle aux déficits croissants du commerce extérieur français ?) et elles engagent directement sa responsabilité.

Alors que l’entreprise nationale aurait dû :
– Enfin devenir le fer de lance du développement des énergies renouvelables en France,
– Mettre un terme au sous-investissement dans ses réseaux de transport et de distribution, cause d’une dégradation du service aux usagers, particulièrement ressentie durant  les intempéries,
– Faire face au vieillissement du parc nucléaire français.
Elle a choisi de doubler son endettement pour acquérir 2 canards boiteux, disposant de vieilles centrales, dont certaines devront être démantelées (à sa charge ?) et offrir au passage un cadeau de 600 millions de dollars au milliardaire Warren Buffet.

Alors que les coûts de l’EPR s’envolent,  le gouvernement a déjà prévu une rallonge de 2,5 milliards pour EDF dans le cadre du plan de relance. Les contribuables français vont donc devoir payer la note du nucléaire. Ces choix financiers risquent de se traduire par des manquements à la sécurité sur les sites français vieillissants et sièges de multiples incidents, comme on a pu le constater l’été dernier, et hypothèquent la transition française vers le renouvelable.

Les Verts réclament l’abandon progressif du nucléaire au profit des énergies renouvelables et le recentrage de l’activité d’EDF sur le territoire européen. Ils dénoncent l’incurie présidentielle que ces acquisitions révèlent et craignent une nouvelle déroute financière, comparable au scandale du crédit Lyonnais.


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Pour un plan de développement des énergies renouvelables dans l’Eure

Posted by bfen sur 15 décembre 2008

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Les Verts et la relance de l’économie

Posted by bfen sur 12 décembre 2008

Faut-il relancer l’économie, aider les constructeurs automobiles, pousser la consommation ? Les réponses des Verts.

Que proposent les Verts pour relancer la croissance ?

Nous ne parlons pas de relance de la croissance, mais de conversion de l’économie et de new green deal (nouvelle donne écologique). Car aujourd’hui on ne peut relancer l’économie sans en changer les règles. Impossible de faire comme si le changement climatique n’existait pas, comme si le modèle libéral et inégalitaire pouvait être conforté alors qu’il nous a mené dans l’impasse. La relance verte, c’est une conversion écologique et solidaire de l’économie en rupture avec la pression que nous exerçons sur l’environnement tout en créant des centaines de milliers d’emplois dans l’isolation des bâtiments existants, la généralisation des maisons à très basse consommation d’énergie, les transports en commun, les énergies vertes, l’économie sociale et solidaire de proximité, les éco-innovations dans tous les secteurs d’activité.

Le grenelle de l’environnement, malgré ses insuffisances, aurait pu être le cadre minimal de cette nouvelle économie. Et pourtant, le gouvernement a encore repoussé son adoption au Parlement. Il faut au contraire déclarer l’urgence sur ce texte et lui redonner le contenu que les ONG lui avaient apporté car ces investissements peuvent créer rapidement des emplois et donc répondre à court terme à la montée du chômage tout en contribuant à lutter contre le changement climatique, qui est une menace plus importante que la crise financière actuelle. Tout argent dépensé pour résoudre la crise économique mais qui aggrave la crise environnementale est de l’argent perdu et gaspillé. Malheureusement, les plans de relance français et européens n’ont pas cette vision stratégique et comportent des mesures abérantes  comme la relance du programme autoroutier ou la production d’EPR.

Faut il aider les constructeurs automobiles au nom de la défense de l’emploi ?

Nous voulons passer avec l’industrie automobile un contrat de conversion écologique qui porte à la fois sur de l’innovation verte et sur la formation de leurs salariés à d’autres métiers car ils ne sont pas responsables du manque d’anticipation de leurs patrons. L’argent public ne doit aller dans le secteur automobile que s’il est capable de changer radicalement pour réduire dès aujourd’hui son impact sur l’environnement. Dans le cadre de ce contrat de conversion, les constructeurs doivent accepter par exemple un bridage des moteurs au niveau des vitesses maximum autorisées, de ne pas mettre sur le marché de nouveaux modèles dont les émissions de Co2 sont supérieurs à 120 gramme par kilomètre, des engagements en terme de transition professionnelle rémunérée à taux plein pour leurs salariés dont les savoir faire peuvent et doivent être utilisés dans d’autres secteurs.

Les verts sont ils favorables à la relance de la consommation ?

Pour 7 millions de français, qui touchent le RMI, des allocations chômage ou un salaire qui ne leur permet pas de dépasser le seuil de pauvreté, vivre mieux c’est d’abord consommer plus. Nous sommes donc favorables à l’augmentation immédiate des minima sociaux et du RSA, ce qui contribue à la fois à réduire les inégalités et à relancer la consommation. Cette politique peut être financée en rétablissant les tranches supérieures de l’impôt sur le revenu comme vient de le décider le Royaume-Uni.

Mais compte tenu de la crise environnementale la réponse ne peut pas être de consommer collectivement plus.

En revanche, nous sommes pour que tout le monde consomme mieux, c’est à dire des produits moins nocifs pour l’environnement et pour notre santé. Nous proposons par exemple que les collectivités locales mettent en place des cartes fruits et légumes pour relancer la consommation de produits frais, de saison, si possible bio ou locaux. Nous sommes également pour l’extension des bonus malus écologiques de façon à encourager la consommation et la production responsable. Mais la relance générale de la consommation pour que chacun possède deux écrans plats, non.

Dans ce contexte, que doit faire l’Europe ?

L’Europe a une responsabilité déterminante à trois niveaux.

La première est de financer les investissements verts nécessaires à la conversion écologique de l’économie (isolation des bâtiments, financement du réseau ferré pour retrouver son niveau de desserte et offrir de nouvelles voies performantes, tant pour les voyageurs que pour le fret, … ).

La deuxième est de créer les conditions d’une économie responsable. Cela signifie adopter des normes d’accès au marché unique européen qui intègre des exigences environnementales et sociales élevées. L’Union européenne étant le premier marché du monde, aucune multinationale ne peut s’en passer.

Troisièmement, l’Europe doit encadrer les marchés financiers et la circulation des capitaux hors de ses frontières. Un système économique tourné vers la maximisation du profit à court terme est incompatible avec la décroissance solidaire et équitable de l’empreinte écologique. L’Europe doit notamment lutter contre l’évasion dans les paradis fiscaux qui représente un manque à gagner pour le seul État français de près de 30 milliards par an, soit le montant du plan de relance annoncé par Nicolas Sarkozy. L’Europe  est également le bon niveau pour harmoniser progressivement l’impôt sur le capital et sortir de la concurrence fiscale entre nos États… Tout cela n’est plus possible au niveau national mais le demeure au niveau européen à condition que l’on passe d’un radicalisme de façade à une véritable volonté politique de rupture. Si l’Europe ne s’engage pas dans ce new green deal, on ne peut exclure que la crise conduise à une exacerbation des nationalismes qui conduirait à faire imploser la construction européenne.

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L’Alternative Ecologiste : La motion d’orientation des Verts de 2009 à 2012

Posted by bfen sur 8 décembre 2008

A 33 ans, Cécile Duflot a été largement réélue secrétaire nationale des Verts,

par le congrès du parti, réuni à Lille.

Chez les Verts, le résultat n’a surpris personne. Cécile Duflot, le secrétaire nationale du parti a été réélue dans un fauteuil par les 528 délégués réunis en congrès à Lille.

La nouvelle direction, qui comprend 11 membres, a été élue au premier tour de scrutin, avec une majorité de 71% des suffrages exprimés.

Il faut dire que – contrairement au PS – les écologistes avaient su se mettre d’accord sur une motion de synthèse le 16 novembre dernier. Elle regroupe quatre des six textes présentés ce jour-là. Neuf siège de la direction lui reviennent donc. Les deux restants échoient au parisien Denis Baupin, proche d’Yves Cochet, et Françoise Alamartine, qui représente l’aile gauche du parti.

Cécile Duflot est longuement revenue, sur France-Info, sur le dossier de la baisse de l’âge légal d’incarcération à 12 ans. Elle estime avec un peu d’ironie qu’une société qui veut considérer les enfants de douze ans comme des adultes à part entière devrait “leur donner le droit de vote… mais c’est surtout une société malade. Les enfants, il faut préparer leur avenir, pas considérer qu’ils sont fichus…”

- Autre sujet abordé, l’entrée au gouvernement de Patrick Devedjian, qui était jusqu’à présent secrétaire général de l’UMP, en tant que ministre en charge du plan de relance économique. Cécile Duflot parle d’un « bizarre signal démocratique » et critique surtout les « effets d’annonce » du président Sarkozy : “Avant de m’intéresser au ministre je voudrais m’intéresser au plan. Et ce plan, il va à l’encontre de décisions prises lors du Grenelle. Sur la question des autoroutes, c’est sacrilèges par rapport aux engagement pris… c’est vraiment à courte vue…”

Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts, avec Jean Leymarie (8’39 »)

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Le texte d’orientation adopté à Lille le samedi 6 décembre 2008


Nous sommes aujourd’hui confrontés à une crise globale. Les crises environnementale, énergétique, sanitaire, sociale, agricole, alimentaire, économique, démocratique et identitaires, se cumulent et s’interpénètrent. Elles mettent en péril l’avenir de la planète et des hommes et des femmes qui y vivent et vivront.


L’évidence actuelle de la crise donne hélas raison aux écologistes. Longtemps lanceurs d’alertes, ils portent désormais la responsabilité immense d’apporter les solutions politiques pour une transformation écologique et sociale à la hauteur des enjeux.


L’urgence à agir est criante. La crise climatique et les menaces sur la biodiversité en cours sont le résultat d’un mode de développement, dont les effets catastrophiques pèseront avec plus d’intensité sur les couches populaires, au Nord comme au Sud, qui paieront encore plus cher que les autres. La dégradation de notre environnement, l’épidémie de cancers, l’impact nuisible des substances toxiques sur la santé nous obligent à repenser nos modes de vies.

Les crises financières qui secouent le monde sont inscrites dans le fonctionnement de notre modèle d’accumulation. Elles sont le résultat d’un système économique où l’accroissement exponentiel des profits au détriment des salaires et de la redistribution a produit surendettement, famines, précarité généralisée, spéculations financières et la crise économique et sociale d’ampleur qui démarre. Elle est le symptôme convulsif d’un système qui, en détruisant les ressources naturelles et en reniant les compromis sociaux hérités des luttes du mouvement ouvrier, a sapé jusqu’aux bases de sa propre existence. Les dérégulations de la finance mondiale ont permis de prolonger le rythme de consommation des Américains et de la croissance chinoise basée sur les exportations, amplifiant la crise des ressources naturelles tout comme le fait le niveau de consommation des pays de l’OCDE. Aujourd’hui, la crise des subprimes et de la finance déréglementée va accélérer la restructuration du capitalisme et amplifier la paupérisation d’une partie de la population. Déjà des milliers d’emplois disparaissent sous couvert du ralentissement de la demande mondiale, et plongent nos concitoyens dans une précarité inadmissible quand des milliards sont promis, sans contrepartie, au système financier.

Les politiques libérales menées en France et en Europe depuis trente ans, accélérées par la droite au pouvoir, ont amplifié la crise. Du libéralisme à tout crin désormais mâtiné d’interventionnisme, on ne peut rien espérer. Face à cette situation, les solutions ne peuvent être dans la « refondation » ou la « moralisation » du capitalisme prônées par l’UMP, le MoDem, voire une partie de la social-démocratie, mais dans la remise en cause du système lui-même : l’accumulation physique du capital arrive aujourd’hui à des limites de raréfaction.

Les Verts ne sauraient se satisfaire de plans de relance -français et européens- limitant leurs ambitions au sauvetage des établissements bancaires ou assurantiels qui ont précipité la chute. Les menaces du moment sont ailleurs : ce sont la transformation de l’économie planétaire en économie casino, la relégation des pays du Sud au rôle d’atelier manufacturier du Nord, la ruine des agricultures paysannes, la programmation des conflits pour les ressources, qui devraient mobiliser tous les efforts de la communauté internationale. Le prochain débat européen sera l’occasion de préciser les propositions du Parti Vert Européen pour défendre la conversion écologique de l’économie : le développement de secteurs économiques ciblés, la décroissance de l’empreinte écologique, le progrès social et la réduction des inégalités.

La crise écologique touche d’abord les plus précarisés, alors que ne cessent de se creuser les inégalités. Illisibilité et versatilité des politiques économiques, cadeaux fiscaux aux plus riches, remise en cause des droits sociaux et régressions en matière de droit du travail : les politiques menées sont dangereuses socialement, plus encore dans un contexte où le chômage progresse. Elles accroissent la précarisation. Cette dégradation des conditions de vie s’accompagne du retour d’un ordre conservateur, criminalisant toutes les couches de la société, des mineurs aux acteurs des mouvements sociaux. C’est l’autonomie et la capacité d’agir de chacune et chacun qui sont aujourd’hui remis en cause, au détriment des libertés publiques. Cette montée du contrôle social et sécuritaire est le pendant de la montée des inégalités.

Parce qu’ils sont convaincus que l’action politique a du sens et qu’ils ont fait le choix de l’engagement et de l’action pour une société solidaire, conviviale, respectueuse des différences, de la planète et des générations futures, avec une qualité de vie pour chacun et chacune, Les Verts n’entendent pas rester spectateurs mais proposer des solutions et contribuer à leur mise en œuvre.

Choisir la société du mieux vivre !

La crise environnementale et la crise économique actuelle appellent des réponses novatrices autres qu’une nouvelle relance par la consommation. Alors que nous sommes face à un choix de civilisation, tant la droite que la gauche traditionnelle persistent à promettre une simple relance de la croissance, feignant d’ignorer que les ressources de la planète sont finies.

La remise en question de notre mode de développement passe impérativement par la réduction de l’empreinte écologique des êtres humains sur la planète, et prioritairement celle des pays les plus riches, ce qui implique un profond changement vers une économie qui donne à chacune et chacun, à commencer par les plus défavorisé-es, une qualité de vie meilleure. Nous devons aller vers une société plus égalitaire, plus coopérative, et plus douce à vivre. Cela passe par une décroissance globale de la consommation d’énergie et de matière première dans le cadre d’une transition économique vers une société de mieux être, une décroissance sélective, équitable et solidaire qui permette de rétablir un équilibre de long terme entre les besoins de l’humanité, de toute l’humanité, et les ressources de la planète. C’est un choix positif de civilisation pour améliorer la qualité de vie et la justice sociale.

Alors que le système marchand semble prétendre aujourd’hui pouvoir se repeindre de vert, que pointe l’inflation des discours masquant la pauvreté des actes et que beaucoup aimeraient croire qu’énoncer ce qu’il faut faire suffira à le mettre en œuvre, nous savons que le changement sera tout sauf simple. Il ne s’agit pas simplement de « verdir » à la marge des habitudes individuelles, de prendre le temps de réorienter, pas à pas des politiques publiques qui resteraient pour l’essentiel gaspilleuses et factrices de destruction des ressources. Il s’agit d’agir à la hauteur des enjeux, en admettant que les faits sont plus graves, l’ampleur des crises plus profondes que nous ne l’avons parfois dit nous-mêmes, qu’elles n’auraient peut-être pas été si les solutions que nous préconisions avaient été plus tôt mises en œuvre, que le seul critère de « durabilité » ne sera pas à la hauteur des enjeux.

Nous voulons faire croître la qualité de vie de chacun et faire disparaître la précarité. Nous voulons développer les transports collectifs, les énergies renouvelables, l’agriculture biologique, des logements de qualité accessibles à tous… Nous voulons faire décroître les pollutions de toute sorte, les déchets, la consommation d’énergie et en finir avec l’énergie nucléaire et les OGM.

Il est urgent de lutter contre le consumérisme, la société de gaspillage et du tout marchand. Nous proposons un mode de développement alternatif, qui passe notamment par la conversion écologique de l’économie, avec la mise en place de modes de production et de consommation plus sobres et plus efficaces, la relocalisation des activités et une nouvelle répartition des richesses. Loin d’un monde triste, austère, et autoritaire nous proposons au contraire l’espoir d’une société plus solidaire et d’une qualité de vie améliorée à travers une transition démocratique vers un autre modèle économique, cette transition ne pouvant en aucun cas être imposée d’en haut par la contrainte d’Etat suppose bien au contraire l’approfondissement continu de la démocratie sous toutes ces formes.

Ce projet pour la société implique la mise en place d’un nouveau pacte social, qui inclut le revenu social garanti, le partage des richesses et du temps de travail, l’amélioration des conditions de travail et des droits sociaux des salariés. Car il ne s’agit pas de perdre notre vie à la gagner mais bien de travailler mieux et moins pour vivre mieux, grâce aux progrès et conversions technologiques, à une meilleure répartition des biens, à la production de produits durables, réparables et de qualité.

Face aux défis actuels pour les hommes et la planète, incarnés par la crise alimentaire mondiale, les conflits d’appropriations de matières premières qui se raréfient ou encore avec les premiers réfugiés climatiques, il est urgent d’apporter des réponses globales à des problématiques écologiques qui ne connaissent pas de frontières. Conscients que ce n’est pas seulement au niveau national que nous pourrons agir de manière suffisante, nous défendons la mise en place d’un gouvernement européen qui permette une rupture des politiques économiques libérales et productivistes pour des politiques de développement solidaire et soutenable écologiquement.

Une écologie pour toutes et tous : pour une justice environnementale

Parce que nous défendons une écologie de l’émancipation, la nouvelle société écologiste que nous appelons de nos vœux doit être celle de l’égalité réelle des droits. Les modèles néo-conservateurs isolent les individus, renforcent les dominations et détruisent les liens qui fondent les sociétés. A l’opposé, nous souhaitons l’instauration d’une société conviviale, démocratique, qui rejette les autoritarismes.

Il est temps de sortir des politiques du tout répressif et du nouvel ordre sécuritaire qu’on ne peut malheureusement reprocher à la seule droite. Défenseur des droits de l’homme et des libertés publiques, nous mettrons fin aux zones de non-droit comme les centres de rétention et aboliront les lois d’exception qui font de tous les citoyens des terroristes potentiels.

La justice commence à l’échelle internationale, en établissant de nouveaux rapports Nord/Sud qui permettent un développement soutenable des pays du Sud. La dette écologique des pays du Nord doit être reconnue et la dette financière des pays du Sud effacée.

L’immigration est dans la majorité des cas un choix de la misère : tant que les rapports économiques entre pays resteront identiques elle est inéluctable. Elle sera accrue par les changements climatiques. Contre l’Europe forteresse, nous devons penser une politique d’ouverture à l’échelle européenne, faisant de l’immigration une richesse et non une menace.

Nous sommes féministes : il est temps d’agir pour une égalité réelle entre les femmes et les hommes. Nous voulons œuvrer pour un deuxième âge de l’égalité, qui garantisse une égalité du partage des temps de la vie et la garantie d’un salaire égal pour un travail égal.

Notre écologie lutte contre toutes les discriminations : sociales, économiques, d’origine réelle ou supposée, liées aux handicaps, à l’orientation sexuelle ou à l’identité de genre, aux choix de vie individuels. Elle se fixe comme objectif la conquête de nouveaux droits porteurs de l’émancipation des individus, respectueuse de la laïcité et de la dignité humaine.

Rassembler l’écologie pour transformer la société

Le projet des écologistes est aujourd’hui au cœur de la rupture nécessaire avec une conception des politiques héritées de la révolution industrielle. Alors que se poursuit une recomposition politique d’ensemble, les Verts, lors du Conseil National Inter Régional de septembre 2008, ont fait le choix pour les élections européennes du rassemblement de toute la mouvance écologiste se réclamant de l’antilibéralisme et de l’antiproductivisme, de l’écologie associative, de l’écologie de mouvement et de celles qui dans les institutions transforment les politiques publiques. Nous voulons créer des convergences avec tous, celles et ceux qui sur le terrain dans les combats de chaque jour qu’ils soient environnementaux, sociaux ou sociétaux, créent et inventent le monde de demain, les nouvelles manières de vivre et de travailler. Le rassemblement de José Bové aux proches de Nicolas Hulot est le premier pas important de cette volonté de rompre avec le modèle libéral et productiviste actuel.

Parce que notre projet est global, nous faisons de l’Europe un échelon central de la transformation que nous appelons de nos vœux. Les Verts participeront donc avec des militants de la mouvance écologiste, et leurs partenaires régionalistes, aux listes Europe Ecologie, dans le cadre du Parti Vert Européen. Porteurs d’un projet transnational, ces listes revendiqueront l’originalité portée par le « Manifesto » du Parti Vert Européen d’une volonté européenne de changer la politique et les orientations productivistes et libérales de l’Union Européenne, comme le décline le manifeste du rassemblement des écolos, il s’agit de changer d’ère dans un nouveau projet de civilisation.

En France, Les Verts prendront toute leur place dans ce rassemblement avec la société civile, sans hégémonisme. Ils proposeront la mise en place de comités locaux du rassemblement aptes à l’incarner sur le terrain et dans la société. Riche de sa diversité, ce projet devra poursuivre sa volonté de s’élargir à l’ensemble de la mouvance écologiste : défenseurs de la biodiversité, altermondialistes, militants de l’éducation populaire, décroissants, défenseurs des droits humains… Il devra de même chercher des rapprochements avec le mouvement syndical. Les Verts prendront les initiatives nécessaires (prise de position politique, prise de contacts, positions portées au sein du Comité de campagne du rassemblement…) afin de concrétiser cette volonté d’élargissement. Alors que des forces politiques même neuves, portent des idées souvent déjà vieillissantes, le rassemblement des écologistes proposera une autre Europe, une nouvelle Europe.

Ni eurosceptiques, ni eurobéats, nous considérons le niveau européen comme particulièrement pertinent pour mettre en œuvre notre projet de société. Ecologiste, elle devra être un lieu d’élaboration d’un autre modèle de développement. Fédérale, elle reconnaîtra sa diversité culturelle. Démocratique, elle garantira la représentation de tous ses citoyens en agissant pour la transparence de ses institutions et pour un Parlement aux compétences renforcées. Pacifique, elle s’attachera à œuvrer pour la non-violence et le désarmement à l’échelle mondiale. Sociale, elle garantira à toutes et à tous des droits sociaux dignes. Solidaire, elle permettra la mise en place de services publics pour tous les citoyens et citoyennes qu’ils soient de niveau européen, national ou local. Ouverte, elle poursuivra son processus notamment avec la Turquie qui a vocation à intégrer l’Union Européenne.

Réaliser l’alternative

Quelle alternative politique dans la mondialisation ?

Intervention de Cécile Duflot au forum des partis écologiste et de gauche – mardi 21 octobre 2008

C’est dans la continuité de ce choix d’ouverture des Européennes, que Les Verts œuvreront pour construire une alternative pour les échéances de 2012. Dans la continuité du rassemblement de l’écologie aux européennes, ils porteront leur projet avec une double volonté : d’une part, poursuivre et amplifier le rassemblement de l’écologie, d’autre part œuvrer pour que se constitue en 2012 une majorité avec les gauches, portant un projet de transformation réelle. Le rassemblement du « peuple de l’écologie » n’est pas contradictoire avec le choix d’un rassemblement avec toutes les gauches. L’alternative naîtra du rassemblement des gauches et des écologistes et pas d’une recomposition néo-centriste dominée par le Modem.

Poursuivre le rassemblement de l’écologie

Les Verts veulent poursuivre leur ouverture et la construction d’un rassemblement de l’ensemble des écologistes au-delà de l’élection européenne. Sans préjuger ni de ses modes, ni de ses formes, Les Verts s’engagent à tout mettre en œuvre pour continuer à œuvrer en ce sens. Dès le lendemain des européennes sera organisé un bilan partagé avec l’ensemble des acteurs des listes Europe Ecologie, nous déciderons avec eux des modalités de la poursuite du rassemblement. Pour leur part, Les Verts proposeront des initiatives permettant d’inscrire dans la durée ce travail en commun fait au sein des collectifs locaux pendant la période électorale et de l’élargir encore plus à toute la diversité de la mouvance écologiste en continuant le processus des Etats généraux de l’Ecologie Politique et de la transformation sociale décidé par le CNIR et commencé dans plusieurs régions.

Lors des élections régionales, amplifier la dynamique du rassemblement sur la base de la transformation écologique et donc sociale

Les Verts sont aujourd’hui des acteurs majeurs des politiques novatrices mises en œuvre par les régions. L’action de celles-ci montre l’importance du fait régional, du pluralisme des majorités que la majorité présidentielle cherche à remettre en cause par la réforme du mode de scrutin. Un des enjeux de notre participation à de futures majorités avec la gauche sera la généralisation des expériences innovantes en matière d’économie des territoires, d’économie solidaire, d’environnement, d’agriculture biologique, de formation professionnelle. Et plus globalement de réorientation des priorités économiques. Si Les Verts tirent un bilan plutôt positif de leur participation à la plupart des majorités régionales avec la gauche, l’union est une tension permanente car force est de constater que nos partenaires étant trop souvent dans un accompagnement de la crise, seuls les écologistes défendent une transformation écologiste radicale des politiques régionales.

La mutualisation de l’action des élus Verts dans les régions nous donne aujourd’hui la capacité de porter des projets exigeants et autonomes et de présenter des listes qui les incarnent. Les Verts devront porter leurs positions devant les électeurs, défendant l’originalité de leur projet dans la garantie de l’autonomie de leur pensée et de leur action lors des échéances de 2010.

En s’appuyant sur la dynamique créée lors des élections européennes, Les Verts chercheront à permettre une présence forte de listes de l’écologie aux élections régionales. Au niveau national, ils manifesteront une volonté politique globale de mettre en avant leur autonomie et aideront à la mise en place de ces listes écologistes. Si des changements importants du mode de scrutin survenaient, le CNIR évaluerait la situation. Conformément à notre fédéralisme et à nos statuts les choix définitifs de stratégie seront arrêtés dans chaque région.

Après les régionales une convention nationale, dont les modalités seront fixées par un CNIR, se réunira pour préparer les échéances de 2012 (législatives et présidentielle).

En 2012, donner force et contenu au changement

Nous devons dès maintenant penser 2012 pour que l’opposition d’aujourd’hui, et plus particulièrement les forces de l’écologie, soient en capacité de proposer une alternance qui ne se coule pas dans le moule de la mondialisation libérale comme celles de ces dernières décennies, mais soit une alternative crédible à la hauteur des enjeux avec lesquels l’humanité doit faire face en ce début du XXIe siècle.

Les Verts entendent donc préparer, en amont la double échéance, présidentielle et législatives, et s’engager pour qu’une majorité alternative à Nicolas Sarkozy et à l’UMP l’emporte dans les urnes.

Face aux urgences, l’écologie devra être en mesure de peser et de transformer les politiques publiques à l’échelle nationale bien au-delà des politiques d’accompagnement qui font trop souvent les programmes du Parti socialiste comme des positionnements proclamatoires de ceux qui refusent d’assumer les responsabilités qui permettent de transformer les politiques publiques.

L’écologie portera un projet alternatif de civilisation. C’est cette volonté et ce projet qui demandent à ce que Les Verts préparent les conditions d’une candidature de l’écologie politique à l’élection présidentielle.

La préparation de l’alternative écologiste et solidaire passe par la construction d’une coalition majoritaire face à Sarkozy : il faudra donc travailler les conditions d’accords programmatiques et électoraux avec l’ensemble des gauches sans exclusives, du Parti socialiste à l’appel de Politis, du PRG au Parti communiste,… Nous refusons une unité de façade entre appareils face à Nicolas Sarkozy mais en privilégiant un processus collectif de la base au sommet qui mutualise, avec tous ceux qui sont prêts à exercer des responsabilités exécutives, les expériences de l’écologie dans sa diversité et de toute les gauches, politique, sociale, associative, intellectuelle. L’objectif n’est pas d’avoir raison tout seul mais de changer le monde ensemble.

Cela demande d’anticiper et de participer à l’élaboration de lieux collectifs de discussions et de propositions. Ces discussions devront mettre à plat nos divergences (croissance, politique d’immigration, services publics, nucléaire…) en vue de déterminer et de construire ensemble un programme de gouvernement exigeant et de haut niveau, échéancé, portant sur l’ensemble des domaines de la vie publique et mettant l’écologie au cœur des politiques à mener.

Nous prenons en compte la recomposition des gauches en cours. Il appartient à notre mouvement de jouer son rôle dans cette période incertaine. Il est de notre responsabilité d’y faire valoir les urgences et les solutions écologistes

Les Verts, pivot d’une écologie politique mobilisée

A l’aube de leur vingt-cinquième anniversaire, Les Verts sont porteurs d’un projet et d’une histoire. Forts de cet héritage et dans sa continuité, ils souhaitent aujourd’hui donner à leur parti-mouvement un nouveau départ.

Ce nouveau départ se fait d’abord par une plus grande ouverture des Verts vers la société. Si le parti s’est réformé, il doit aujourd’hui continuer en permanence à s’adapter et à évoluer. En réformant nos modes d’adhésion, d’accueil et de formation nous devons être capable de féminiser, rajeunir, rendre notre sociologie plus proche de la diversité de la société française.

Nous devons être capables de mobiliser l’ensemble des ressources militantes existant dans notre parti et plus largement au sein du rassemblement de l’écologie. Elle doit aussi se faire dans le renouvèlement de notre réflexion en dotant la mouvance écologique d’une Fondation permettant d’organiser un lien permanent avec ceux qui innovent dans la mouvance intellectuelle et associative. Par ailleurs un Comité Scientifique pourra s’ouvrir aux experts issus du milieu associatif, renforçant ainsi notre projet politique, créant un lien supplémentaire entre les Verts et la mouvance de l’écologie.

Enfin, nous appelons de nos vœux des lieux d’échanges et d’élaboration collective, dont la forme reste à imaginer avec l’ensemble des écologistes désireux d’inventer ensemble le monde de demain et pour ce faire inventer les nouvelles formes politiques nécessaires.


Voir aussi

- Le nouveau Collège exécutif

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Réaction à l’article de Marianne « Quand l’écologie renvoie les femmes à la maison »

Posted by bfen sur 25 novembre 2008

Accouchement à la maison, allaitement long, couches lavables, la liste est longue et vous horrifie. Elle décrit pourtant mon quotidien et me range donc dans la case de ces femmes que l’écologie « renvoie à la maison »… Méchante écologie phallique qui opprime les femmes du XXIe siècle ! Devant une telle caricature, je me sens contrainte de vous répondre.

Repenser le monde du travail et de l’agro-alimentaire

Je ne comprends pas votre cheminement. Vous listez les scandales sanitaires avec justesse, mais la seule conclusion que vous en tirez, c’est qu’ils vont sonner « le glas de la libération de la femme » et que Nicolas Sarkozy a raison de vanter les couches jetables ! De la même manière vous décrivez les difficultés pour les mères (mais ce n’est pas nouveau !) de retourner au travail après un, deux, trois enfants, et vous incriminez l’écologie. Pas un instant vous n’envisagez que ce soit le monde de l’agro-alimentaire et du travail qui soient à repenser.

Mère contre enfant, père zappé

Vous opposez le bien de l’enfant et le bien de la mère. Vous déniez tout rôle au père et vous évitez de trouver une solution qui permette de concilier les deux. Une main sur un œil, vous semblez ne voir le monde que de l’autre, comme s’il était coupé en deux moitiés strictement inconciliables : les hommes d’un côté, les femmes de l’autre. Pour vous, la « tyrannie verte » ne concerne que les femmes et vous zappez totalement le rôle des hommes (tyrans ? absents ?). Bien sûr c’est la femme qui donne le sein, mais ne me dites pas que vous ne connaissez aucun couple biberonnant où l’homme continue de ronfler pendant que la femme se lève pour préparer le bib’ ! Quant aux couches lavables, je vous signale que l’on a inventé la machine à laver il y a un certain temps déjà.

Vous parlez de la quête éperdue d’une vie 100 % bio et là, vous avez raison, ça n’existe pas. Il s’agit à l’échelle globale de la planète de faire pencher la balance du côté d’une vie plus saine. Mais pourquoi parlez-vous sans cesse des mamans ? Je connais des centaines de papas qui ne sont pas tous chez les Verts et qui sont les premiers à s’inquiéter et à se proposer pour offrir une vie plus saine à leurs enfants. Vous citez des chiffres sur la répartition des tâches ménagères… qui ne sont pas le reflet du peuple écolo où les compagnons des soi-disant femmes des cavernes sont au contraire particulièrement présents.

La modernité ne peut faire l’impasse sur l’humain

Je me demande dans quel cerveau a pu naître l’idée que l’allaitement était une « aliénation totale » ! Pas un instant vous ne vous demandez si la mère peut y trouver du plaisir. Nous ne sommes pas des vaches qu’on trait, nous donnons un peu de nous-mêmes et nous recevons en échange. La modernité qui semble pour vous n’exister que par l’industrie (machines, aliments artificiels, etc.), ne peut de mon point de vue faire l’impasse sur l’humain. L’allaitement n’est pas une aliénation, c’est un lien au contraire. Un parmi d’autres. A chaque couple (et j’insiste sur le fait que c’est une décision qui se prend à deux) de faire son choix.

Vous citez des phrases excessives et caricaturales pro-allaitement, mais j’en ai tout autant entendu dans l’autre sens. Il n’y a aucun intérêt à dresser d’un côté des féministes de la première heure qui feraient passer leur émancipation avant leurs enfants, et de l’autre des écolos arriérées qui s’abîmeraient dans les couches. Quant à la liberté féminine dont parle Elisabeth Badinter, si elle ne passe que par des petits pots et des couches jetables, c’est une bien piètre liberté.

Sur l’accouchement à la maison vous enfoncez le clou en mettant en exergue un fait divers dramatique sans penser que l’hôpital aussi est responsable de cas tout aussi tragiques (et rares heureusement) de décès de la mère ou de l’enfant. Les femmes qui accouchent à la maison ne souhaitent pas la douleur et n’y voient aucune dimension biblique. Pour moi, la douleur était le dommage collatéral d’un meilleur respect… de moi en tant que femme. Pour moi, être ligotée dans la position la moins efficace avec des tuyaux partout était une négation de ma féminité et de mon statut d’être humain. Je ne veux imposer ce ressenti à personne, je veux que cela puisse être mon choix comme dans d’autres pays d’Europe.

Bref notre prétendu retour à l’âge de pierre se fait tout de même avec des machines à laver, des machines à pain, des sages femmes équipées de monitoring tout à fait modernes, des épilateurs (si, si !) et des ordinateurs reliés à internet…

Nous, aujourd’hui, nous savons

Vous dites que nous allons le payer cher ? Ce ton comminatoire semble oublier un petit détail… ce que nous payons cher aujourd’hui, c’est votre émancipation. Car c’est au prix de votre liberté puis de la nôtre, hors de question de le renier, que nous avons hérité d’une planète dévastée, polluée par des couches jetables, des meubles à bas prix et des aliments dénaturés qui vous ont permis de quitter les fourneaux auxquels des générations d’hommes (et de femmes) vous avaient assignées. Attention, je ne critique pas votre combat, comment le pourrais-je, car d’une part c’est grâce à vous aujourd’hui que je vote, que je travaille, que j’ai mon compte bancaire, etc. et que d’autre part vous ne saviez pas. Vous avez fait confiance à l’industrie, à l’agro-alimentaire qui vous serinaient d’aller travailler l’esprit tranquille puisque les produits inventés pour vous soulager des corvées étaient d’une totale innocuité. Vous ne saviez pas… mais nous, aujourd’hui, nous savons. Bien sûr qu’il y a un retour de bâton, bien sûr qu’il est excessif. Il faudra un peu de temps pour arriver à une position médiane raisonnable, mais vos propos n’y aideront certainement pas.

Nous sommes la génération de la réparation

Nous vivons dans un monde qui ne ressemble pas au vôtre. Nous avons perdu la légèreté, l’insouciance, pour plonger dans un cauchemar où, comme vous le précisez justement, chaque jour apporte sa nouvelle annonce d’une catastrophe sanitaire et environnementale à venir. Alors nous n’avons pas le choix. Vous avez été la génération de la conquête, nous sommes la génération de la réparation. Vous avez créé, nous devrons détruire… et réinventer.

Car l’écologie n’est pas ce triste enfer gris que vous décrivez. C’est notre réponse, notre combat à nous, femmes du XXIe siècle, pour tenter d’offrir à nos enfants un monde vivable. Et si certaines d’entre nous renoncent à travailler, ce n’est pas à cause de l’écologie, c’est leur choix, tout simplement. Ce n’est pas le mien. Des femmes déçues par le monde du travail qui s’abîment dans la maternité ? Il y en a… autant que de femmes déçues par leur maternité et qui se jette à corps perdu dans le travail. Comme de nombreuses autres femmes, j’ai pour ma part choisi de consacrer une année ou deux de ma vie pour donner à mon fils mon amour, mon temps, un cadre de vie moins pollué et des aliments sains. Bientôt je vais reprendre ma vie de femme active en ayant la sensation d’avoir apporté ma pierre à l’édification d’une société différente.

Et non, je ne veux pas « tuer ma mère » qui avait arrêté de travailler pour nous élever, je veux faire mieux qu’elle : m’occuper de mon enfant ET me réaliser au travail. Je veux les deux et je pense qu’une société moderne doit pouvoir m’offrir cela.

Aidez-nous à construire le XXIe siècle

Vous vous trompez de combat. L’écologie n’est pas plus l’ennemie de la femme que la voie d’un retour au Paradis terrestre. Vous devez comprendre que le combat environnemental n’est qu’une partie de la vision globale d’une société où la femme a toute sa place (mère et femme). Il n’y a pas de « morale écologique » qui condamne des « petites choses » ! Il y a une planète polluée sur 100 % de sa surface et sur laquelle les femmes comme les hommes ne pourront bientôt plus vivre. Il y a de nouveaux combattants, femmes et hommes, des militants de leur époque qui voient dans leur lutte une suite logique à celle des féministes de la première heure et non un antagonisme aussi violent. Mais cette lutte est vaine si elle est isolée. Ne nous jugez pas du haut de votre XXe siècle, aidez-nous à construire le XXIe siècle.

Amélie Piegay

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L’écologie toute en discours: la preuve par la PAC

Posted by jfihey sur 25 novembre 2008

Les Verts constatent avec déception que l’occasion de réorienter la PAC en profondeur n’a pas été saisie : les députés et les ministres de l’Union ont pris des positions plus faibles encore que les propositions initiales de la Commission, négligeant ainsi les enjeux climatique, environnementaux et alimentaires.

Une fois de plus, la Commission s’est comportée en grande prêtresse de la concurrence aveugle. Les mois passés ont pourtant montré le caractère totalement erratique et irrationnel des cours des matières premières. Pourquoi vouloir soumettre à plus de concurrence un secteur aussi stratégique que l’agriculture, sans en même temps chercher à résoudre les nuisances co-latérales qu’il engendre ?

Il est regrettable que la PAC continue de favoriser l’agriculture productiviste particulièrement énergivore alors que nous traversons une crise énergétique importante. Ces subventions assèchent le soutien aux productions locales, durables, écologiques. .

Enfin les Verts regrettent que l’agriculture biologique soit une fois de plus la grande perdante de ces négociations : rien en effet dans les décisions prises par l’ensemble des ministres européens la nuit de mercredi à jeudi dernier qui laisse penser une réorientation fondamentale des aides : quid d’une rémunération des services environnementaux et sociaux rendus par une agriculture bio ou, ad minima, à Haute Performance Environnementale, permettant seule d’assurer une agriculture soutenable, donc susceptible d’infléchir profondément la donne agricole ?

Les Verts réclament que la PAC fasse l’objet d’un nouveau pacte entre société et agriculture, en tenant compte de critères sociaux et environnementaux. Ils demandent également que la politique agricole de l’Union européenne renforce un développement et un aménagement rural durable.


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