CHAMPS LIBRES / LES VERTS – EUROPE ECOLOGIE

Citoyens, Associations et Verts, des pays d’Evreux Avre et Iton –

Archive for the ‘Enseignement’ Category

Manifeste pour la récupération des biens communs

Posted by jfihey sur 15 octobre 2009

La privatisation et la marchandisation des éléments vitaux pour l’humanité et pour la planète, sont plus fortes que jamais. Après l’exploitation des ressources naturelles et du travail humain, ce processus s’accélère et s’étend aux connaissances, aux cultures, à la santé, à l’éducation, aux communications, au patrimoine génétique, au vivant et à ses modifications. Le bien-être de tous et la préservation de la Terre sont sacrifiés au profit financier à court terme de quelques-uns.

Les conséquences de ce processus sont néfastes. Elles sont visibles et connues de tous : souffrance et mort de ceux qui ne peuvent accéder aux traitements brevetés et que la recherche orientée vers un profit commercial néglige, destruction de l’environnement et de la biodiversité, réchauffement climatique, dépendance alimentaire des habitants des pays pauvres, appauvrissement de la diversité culturelle, réduction de l’accès à la connaissance et à l’éducation par l’établissement du système de propriété intellectuelle sur la connaissance, impact néfaste de la culture consumériste. (…)

http://bienscommuns.org/signature/appel/

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Scandale du cafouillage bureaucratique dans l’éducation nationale

Posted by jfihey sur 9 juillet 2009

L’impensable est devenu réalité ! Plus de 10 000 élèves à travers la France se retrouvent sans affectation au lycée à l’issue de leur classe de troisième alors qu’ils ont été admis par le conseil de classe en seconde !

A force de subventionner les riches (loi TEPA, etc.), les restaurateurs (2,5 milliards d’euros par an) et autres clientèles électorales, les finances de l’Etat sont asséchées pour mener à bien ses prérogatives essentielles : il réalise des économies inacceptables dans l’éducation. Belle façon de préparer l’avenir !

Pourtant, le code de l’éducation ne prête pas à interprétation : les districts scolaires doivent correspondre aux zones de desserte des lycées et offrir diversité d’enseignements permettant une orientation adéquate pour chacun.

Des milliers de jeunes paient aujourd’hui l’incompétence répétée au plus haut sommet de l’Etat. Suppression de postes excessive, réformes brouillonnes de la voie professionnelle, assouplissement de la sectorisation ont mené à un cafouillage bureaucratique sans précédent.

Des académies font pression pour que des élèves acceptent de choisir des spécialités ou des options dont ils ne veulent pas… quand on ne repousse pas les décisions au début du mois de septembre !

Face à se scandale, Les Verts appellent les élèves, les parents et leurs élus à la mobilisation afin que chacun puisse avoir le droit de choisir l’éducation qui lui convient.

Damila Sonzogni, Porte-parole des Verts, 8 juillet 2009

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Formation des enseignants : 63 organisations en appellent à Luc Chatel

Posted by jfihey sur 8 juillet 2009

« Nous appelons le nouveau ministre à suspendre durablement la publication des projets de décrets ».  Une déclaration signée par 63 organisations, des syndicats comme la FSU, FO, la CGT, Sud, des collectifs comme SLR et SLU, des associations de spécialistes (SMF, Apmep, Afef, Aplv, Apses, Aphg, Fnaren, Fname, Ageem etc.) et des mouvements pédagogiques (Ligue de l’enseignement, Crap, Icem, Gfen, CEPI), demandent au ministre de revenir sur la réforme de la formation des enseignants.

 Pour ce texte, que le Café(*) publie dans son intégralité, au-delà d’une « opposition quasi unanime des instances universitaires, des organisations syndicales d’enseignants et d’étudiants, des associations professionnelles, des sociétés savantes, des mouvements pédagogiques, des parents d’élèves (FCPE) », le projet de réforme « aurait pour conséquences une dégradation de la formation professionnelle des enseignants, une remise en cause du rôle des IUFM, la mise en danger des recherches en didactique des disciplines, une déstabilisation des équipes de formation et de recherche… Les lauréats des concours de 2010 se verraient imposer un dispositif de formation qui ferait passer leur obligation de service à deux tiers de leur horaire, au lieu de 40 % aujourd’hui, ne laissant plus assez de temps pour une formation professionnelle sérieuse ».

 Les signataires posent aussi la question de l’accès au concours. « Ne pouvant plus bénéficier d’un salaire au cours de la cinquième année d’étude, les étudiants les plus modestes auraient davantage de difficultés pour accéder au métier d’enseignant ».

 Ils posent deux demandes : la suspension durable de la publication des décrets organisant la formation des enseignants et la garantie « qu’aucun étudiant ne sera lésé en 2009-2010. Il doit maintenir le bénéfice des conditions actuelles de la formation pour les lauréats de 2010. Il doit préserver les moyens donnés aux IUFM ».

 Mais sur le fond, après des  mois de conflit et de reculades ministérielles, cet appel tente de préserver une formation professionnelle des enseignants.

           (*)    cafepedagogique.net

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Universités: des solutions maintenant !

Posted by jfihey sur 24 mai 2009

L’enseignement supérieur français est scandaleusement pauvre et inégalitaire. Le Ministère donne deux fois plus aux grandes écoles qu’aux universités. La loi relative aux libertés et responsabilités des universités (LRU) est venue aggraver cette situation, en soumettant le budget des universités au financement privé. Comment l’enseignement supérieur peut-il, dans ces conditions, jouer son rôle d’ascenseur social ?

 Des étudiants précarisés

– 75% des étudiants sont obligés de travailler en marge de leurs études.

– Le nombre de logements universitaires est ridicule (1 place pour 13 étudiants).

– Au sortir des études, il est de plus en plus difficile de trouver un emploi stable.

– Les stages ne sont plus des périodes d’apprentissage mais d’exploitation d’une main d’œuvre qualifiée et quasi-gratuite.

– La mastérisation de la formation des professeurs va encore accentuer cette précarité.

 

Le combat continue !

La reprise progressive des cours, pour les besoins de la validation des diplômes, ne doit pas faire oublier cette situation dramatique. La mobilisation des acteurs de l’université reste nécessaire et légitime. L’action des responsables politiques l’est encore plus.

 

Europe Ecologie propose : une véritable politique européenne pour l’enseignement et la recherche.

L’éducation et la recherche ne sont pas des marchandises. L’université doit rester un lieu de culture, d’intelligence, d’invention…

Pour une harmonisation européenne démocratique et solidaire. L’Europe doit revenir sur le processus de Bologne et ses déclinaisons récentes, non démocratique et d’inspiration néolibérale. La nécessaire harmonisation des conditions d’études et de recherche à l’échelle continentale doit garantir l’égal accès de toutes et tous à l’éducation. Nous proposons de mettre en place une Politique de l’Enseignement et de la Recherche Commune (PERC), débattue et proposée par le Parlement Européen.

Pour un statut européen de l’étudiant

L’Europe doit garantir à chaque étudiant européen :

-Le droit à l’autonomie, assuré par un Revenu minimum Garanti, qui pourra être complété par des bourses d’études

-Le droit au logement gratuit. Sa mise en oeuvre passera notamment par la rénovation et la construction des logements, en accord avec les normes HQE.

-Le droit à la mobilité européenne, par l’élargissement des programmes et d’échanges de type Erasmus.

 

Pour une politique européenne de recherche

Seule une recherche indépendante et démocratique permettra de faire face aux défis à venir.

L’effort de financement de la recherche devra être porté à 5% du PIB européen.

Le travail de recherche devra aussi être débattu et mis en commun au niveau européen.

La politique commune fixera tous les 5 ans un engagement européen de programmation de la recherche et renforcera la mobilité des chercheurs.

Europe Ecologie

 

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La police au collège

Posted by jfihey sur 23 mai 2009

Communiqué de la LDH
Le Gouvernement semble avoir décidé de célébrer à sa manière le vingtième anniversaire de la Convention internationale des droits de l’enfant.

Le ministre de l’Education nationale envisage de « créer, auprès des recteurs, une force mobile d’agents […] pouvant constater des délits, confisquer des armes, opérer des fouilles si nécessaire », et de « donner la compétence d’officiers de police judiciaire à des chefs d’établissement ». Une force de police intégrée à l’Education nationale, en attendant de faire faire la classe par les policiers ?

A la porte d’une école de Floirac (Gironde), deux voitures de police et six policiers enlèvent, sans prévenir parents ni enseignants, deux dangereux criminels âgés de 10 et 6 ans, au motif qu’une personne aurait cru reconnaître dans le vélo de l’un d’eux celui qu’on lui avait volé et qui était de la même couleur… On commence par rafler les enfants de sans-papiers, et la technique s’étend à présent aux autres écoliers. Le prétendu voleur porte le nom de Ouachim et sa mère se prénomme Aïcha. C’est finalement son seul crime. Mais le « directeur départemental de la sécurité publique » de Gironde ne voit dans le fait d’arrêter des enfants de cet âge et de les garder deux heures à vue dans un commissariat qu’« une affaire complètement banale » et « assume entièrement jusqu’au bout ce qui a été fait ».

Il y a quelques semaines, des gendarmes prétendant conduire une opération de prévention en milieu scolaire avaient lâché à l’improviste un chien policier sur des collégiens du Gers afin, disait la procureure de la République d’Auch, de « créer une bonne insécurité »…

Ainsi donc, il ne s’agit pas de dérapages ou de bavures, mais de la mise en oeuvre d’une politique assumée et revendiquée, la même qui inspire Monsieur Darcos dans ses rêves de police scolaire judiciaire.

Quelle sera la prochaine étape ? Une opération coup de poing dans une crèche ? La fouille des élèves par leurs professeurs, des salariés par les cadres dans les entreprises ? La poursuite de tout manifestant pour « tapage diurne », comme on vient de le voir à Marseille il y a quelques jours ?

La Ligue des droits de l’Homme appelle le Gouvernement de la République à cesser d’encourager des pratiques à l’évidence inconciliables avec le respect des libertés les plus élémentaires et à ne plus voir dans l’enfance et la jeunesse de ce pays une « classe dangereuse » à traiter, fût-ce au mépris du droit, comme des délinquants potentiels.

Paris, le 22 mai 2009

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Classement de « sandales » Défendez votre université !

Posted by cfenault sur 5 mars 2009

Billet : Bonne humeur !


Classement de « Sandales« 

Défendez votre université !

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Champs Libres : 1er blog d’actualité et de commentaires d’écologie politique de l’Eure

Posted by bfen sur 10 février 2009

C’est avec un plaisir non dissimulé que Champs Libres entame en ce mois de février 2009 sa troisième année de publication.

Et ce sont nos lecteurs qui nous ont fait le plus beau des cadeaux avec la connexion de notre 20 000 ème visiteur ! sur le site des pays d’Evreux, Avre, Iton et du Neubourg.

Que tou(te)s soient ici chaleureusement remercié(e)s, lecteurs et rédacteurs.

Nous venons d’élargir la diversité de nos rédacteurs pour mieux répondre à vos attentes, pour être toujours plus présents sur le front des luttes écologistes, sociales, économiques et démocratiques.

Et n’oubliez pas que vous pouvez nous faire parvenir vos articles et informations à :

champs-libres@orange.fr

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Sarkozy et la Recherche

Posted by bfen sur 8 février 2009

Vidéo – Sarkozy et la Recherche.

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29 janvier 2009 : Opposition frontale à toutes les politiques du gouvernement Sarkozy

Posted by bfen sur 29 janvier 2009

La Chronique de Colm

mr-woerth

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Jamais, de mémoire des plus anciens militants ébroïciens, on aura vu tant de monde manifester ce jeudi 29 janvier 2009 dans les rues d’Évreux. Il en était de même ce matin à Rouen, et il en est de même partout en France. L’opposition frontale à toutes les politiques du gouvernement Sarkozy est sans appel et reçois le soutien et la sympathie des 3/4 de la population française. C’est donc un message sans ambigüité qui a été envoyé au pouvoir en place. Mais tous se demandent s’il a encore des oreilles pour entendre. Il nous faut donc dès à présent envisager la suite à donner à ce mouvement de vaste ampleur.

Comme nous le rappelle dans sa chronique Colm, le dessinateur favori de Champs Libres, le ministre du budget Woerth a, mardi matin dans le 7-9 de France Inter, produit une intervention autistique digne des meilleures années de la propagande pétainiste, refusant de répondre à une seule des questions posées par les trois journalistes chargés de l’interroger et assénant sans en démordre qu’en cette période si difficile, les français feraient mieux de se retrousser les manches plutôt que de manifester. Et bien les français l’ont entendu, ils se sont retroussé les manches, et il semble que ce soit durablement.

Pour les écologistes, la réponse à la crise doit proposer des réponses à l’urgence et, dans le même temps, préparer l’avenir. Car cette crise n’est pas un accident, mais le symptôme d’un système présenté comme « la seule politique possible » depuis plus de vingt ans, et dont la faillite est aujourd’hui évidente.

Les ajustements au coup par coup ne suffiront pas : il s’agit de changer de logique, et de réorienter dès maintenant nos modes de production et de consommation, d’agir pour la conversion écologique des activités, au bénéfice de tous et toutes.

Pour les écologistes, la crise est à la fois économique, sociale et écologique. Elle n’est pas un accident mais l’échec d’un système qu’on nous présente depuis trois décennies comme la seule politique possible et qui nous a emmenés dans le mur : faillite du système financier, récession, chômage, mais aussi aggravation des inégalités, casse de la protection sociale, recul des services publics, pillage des ressources, destruction des écosystèmes, déni des droits fondamentaux.

Le gouvernement prétend « refonder le capitalisme » mais en réalité, il propose toujours les mêmes recettes : au nom de la relance et de la compétition, c‘est toujours aux mêmes que l’on demande de se serrer la ceinture, de travailler toujours plus et de gagner moins pour financer les cadeaux fiscaux des autres et le renflouement des banques sans contrepartie.

L’urgence écologique quant à elle est reléguée au second plan des priorités : recul du Grenelle, paquet énergie-climat très insuffisant, relance des programmes autoroutiers ou soutiens à l’industrie automobile et à l’aviation sans exigence écologique.

La conversion écologique de l’économie est pour les écologistes la seule réponse durable à cette crise. Au lieu de maintenir artificiellement des secteurs condamnés à décroître, il vaudrait mieux développer les secteurs d’avenir : énergies renouvelables, moyens de transport alternatifs à la voiture, rénovation du bâti, agriculture biologique, économie sociale et solidaire… C’est là que résident les emplois qualifiés et non-délocalisables de demain.

Le Planing Familial vient de se voir couper 42 % de ses subventions d’état. Cela signifie la fermeture d’un tiers de leurs antennes d’accueil en France.

Signez la pétion en ligne en cliquant ici

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L’éducation est notre avenir

Posted by cfenault sur 16 janvier 2009

Dans l’action samedi 17 janvier !

L’ensemble des organisations à l’origine de l’appel « L’éducation est notre avenir » appelle à amplifier les mobilisations en janvier 2009 et à faire du samedi 17 janvier dans tous les départements une journée de manifestations pour défendre le service public d’éducation que le gouvernement veut affaiblir par des budgets de régression, des mesures qui amputent son ambition et sa cohérence, et pour réclamer un véritable dialogue social.

L’ensemble des organisations dénonce une politique éducative qui méprise la jeunesse, les lycéens, les étudiants, les parents d’élèves, les collectivités territoriales, le monde associatif et les personnels de l’éducation, de l’enseignement supérieur et de la recherche, de la jeunesse et des sports. »


A Évreux : samedi 17

janvier 2009

à 14h 30

Départ  Mairie d’Évreux


AFL Cé Céméa CRAP FAEN FCPE FERC-CGT PEP FIDL Francas
FSU GFEN ICEM JPA Ligue SGEN SUD éducation UNEF UNL UNSA Education
OCCE lagrange EEDF FEP-CFDT FOEVEN


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Les vendredis de l’Atelier 17

Posted by jyguyomarch sur 10 décembre 2008

Le 19 décembre 2008 à partir de 19 h 00


L’atelier 17 vous invite

Au 17 rue de Grenoble – Evreux

Les vélos de Dominique


Récupérer, créer, fabriquer, se déplacer…

Venez découvrir, tester des vélos pas tout à fait comme les autres mais utilisable par tous.


Pour nous déplacer, la bicyclette reste peut être la plus belle invention. Elle reste moderne, peu coûteuse et écolo. Elle traverse les siècles et les crises que celles-ci soient économiques, sociales ou environnementales

Accès à l’Atelier 17 par les berges de l’Iton


Parking vélo gratuit et verre de l’amitié offert


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L’Alternative Ecologiste : La motion d’orientation des Verts de 2009 à 2012

Posted by bfen sur 8 décembre 2008

A 33 ans, Cécile Duflot a été largement réélue secrétaire nationale des Verts,

par le congrès du parti, réuni à Lille.

Chez les Verts, le résultat n’a surpris personne. Cécile Duflot, le secrétaire nationale du parti a été réélue dans un fauteuil par les 528 délégués réunis en congrès à Lille.

La nouvelle direction, qui comprend 11 membres, a été élue au premier tour de scrutin, avec une majorité de 71% des suffrages exprimés.

Il faut dire que – contrairement au PS – les écologistes avaient su se mettre d’accord sur une motion de synthèse le 16 novembre dernier. Elle regroupe quatre des six textes présentés ce jour-là. Neuf siège de la direction lui reviennent donc. Les deux restants échoient au parisien Denis Baupin, proche d’Yves Cochet, et Françoise Alamartine, qui représente l’aile gauche du parti.

Cécile Duflot est longuement revenue, sur France-Info, sur le dossier de la baisse de l’âge légal d’incarcération à 12 ans. Elle estime avec un peu d’ironie qu’une société qui veut considérer les enfants de douze ans comme des adultes à part entière devrait “leur donner le droit de vote… mais c’est surtout une société malade. Les enfants, il faut préparer leur avenir, pas considérer qu’ils sont fichus…”

- Autre sujet abordé, l’entrée au gouvernement de Patrick Devedjian, qui était jusqu’à présent secrétaire général de l’UMP, en tant que ministre en charge du plan de relance économique. Cécile Duflot parle d’un « bizarre signal démocratique » et critique surtout les « effets d’annonce » du président Sarkozy : “Avant de m’intéresser au ministre je voudrais m’intéresser au plan. Et ce plan, il va à l’encontre de décisions prises lors du Grenelle. Sur la question des autoroutes, c’est sacrilèges par rapport aux engagement pris… c’est vraiment à courte vue…”

Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts, avec Jean Leymarie (8’39 »)

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Le texte d’orientation adopté à Lille le samedi 6 décembre 2008


Nous sommes aujourd’hui confrontés à une crise globale. Les crises environnementale, énergétique, sanitaire, sociale, agricole, alimentaire, économique, démocratique et identitaires, se cumulent et s’interpénètrent. Elles mettent en péril l’avenir de la planète et des hommes et des femmes qui y vivent et vivront.


L’évidence actuelle de la crise donne hélas raison aux écologistes. Longtemps lanceurs d’alertes, ils portent désormais la responsabilité immense d’apporter les solutions politiques pour une transformation écologique et sociale à la hauteur des enjeux.


L’urgence à agir est criante. La crise climatique et les menaces sur la biodiversité en cours sont le résultat d’un mode de développement, dont les effets catastrophiques pèseront avec plus d’intensité sur les couches populaires, au Nord comme au Sud, qui paieront encore plus cher que les autres. La dégradation de notre environnement, l’épidémie de cancers, l’impact nuisible des substances toxiques sur la santé nous obligent à repenser nos modes de vies.

Les crises financières qui secouent le monde sont inscrites dans le fonctionnement de notre modèle d’accumulation. Elles sont le résultat d’un système économique où l’accroissement exponentiel des profits au détriment des salaires et de la redistribution a produit surendettement, famines, précarité généralisée, spéculations financières et la crise économique et sociale d’ampleur qui démarre. Elle est le symptôme convulsif d’un système qui, en détruisant les ressources naturelles et en reniant les compromis sociaux hérités des luttes du mouvement ouvrier, a sapé jusqu’aux bases de sa propre existence. Les dérégulations de la finance mondiale ont permis de prolonger le rythme de consommation des Américains et de la croissance chinoise basée sur les exportations, amplifiant la crise des ressources naturelles tout comme le fait le niveau de consommation des pays de l’OCDE. Aujourd’hui, la crise des subprimes et de la finance déréglementée va accélérer la restructuration du capitalisme et amplifier la paupérisation d’une partie de la population. Déjà des milliers d’emplois disparaissent sous couvert du ralentissement de la demande mondiale, et plongent nos concitoyens dans une précarité inadmissible quand des milliards sont promis, sans contrepartie, au système financier.

Les politiques libérales menées en France et en Europe depuis trente ans, accélérées par la droite au pouvoir, ont amplifié la crise. Du libéralisme à tout crin désormais mâtiné d’interventionnisme, on ne peut rien espérer. Face à cette situation, les solutions ne peuvent être dans la « refondation » ou la « moralisation » du capitalisme prônées par l’UMP, le MoDem, voire une partie de la social-démocratie, mais dans la remise en cause du système lui-même : l’accumulation physique du capital arrive aujourd’hui à des limites de raréfaction.

Les Verts ne sauraient se satisfaire de plans de relance -français et européens- limitant leurs ambitions au sauvetage des établissements bancaires ou assurantiels qui ont précipité la chute. Les menaces du moment sont ailleurs : ce sont la transformation de l’économie planétaire en économie casino, la relégation des pays du Sud au rôle d’atelier manufacturier du Nord, la ruine des agricultures paysannes, la programmation des conflits pour les ressources, qui devraient mobiliser tous les efforts de la communauté internationale. Le prochain débat européen sera l’occasion de préciser les propositions du Parti Vert Européen pour défendre la conversion écologique de l’économie : le développement de secteurs économiques ciblés, la décroissance de l’empreinte écologique, le progrès social et la réduction des inégalités.

La crise écologique touche d’abord les plus précarisés, alors que ne cessent de se creuser les inégalités. Illisibilité et versatilité des politiques économiques, cadeaux fiscaux aux plus riches, remise en cause des droits sociaux et régressions en matière de droit du travail : les politiques menées sont dangereuses socialement, plus encore dans un contexte où le chômage progresse. Elles accroissent la précarisation. Cette dégradation des conditions de vie s’accompagne du retour d’un ordre conservateur, criminalisant toutes les couches de la société, des mineurs aux acteurs des mouvements sociaux. C’est l’autonomie et la capacité d’agir de chacune et chacun qui sont aujourd’hui remis en cause, au détriment des libertés publiques. Cette montée du contrôle social et sécuritaire est le pendant de la montée des inégalités.

Parce qu’ils sont convaincus que l’action politique a du sens et qu’ils ont fait le choix de l’engagement et de l’action pour une société solidaire, conviviale, respectueuse des différences, de la planète et des générations futures, avec une qualité de vie pour chacun et chacune, Les Verts n’entendent pas rester spectateurs mais proposer des solutions et contribuer à leur mise en œuvre.

Choisir la société du mieux vivre !

La crise environnementale et la crise économique actuelle appellent des réponses novatrices autres qu’une nouvelle relance par la consommation. Alors que nous sommes face à un choix de civilisation, tant la droite que la gauche traditionnelle persistent à promettre une simple relance de la croissance, feignant d’ignorer que les ressources de la planète sont finies.

La remise en question de notre mode de développement passe impérativement par la réduction de l’empreinte écologique des êtres humains sur la planète, et prioritairement celle des pays les plus riches, ce qui implique un profond changement vers une économie qui donne à chacune et chacun, à commencer par les plus défavorisé-es, une qualité de vie meilleure. Nous devons aller vers une société plus égalitaire, plus coopérative, et plus douce à vivre. Cela passe par une décroissance globale de la consommation d’énergie et de matière première dans le cadre d’une transition économique vers une société de mieux être, une décroissance sélective, équitable et solidaire qui permette de rétablir un équilibre de long terme entre les besoins de l’humanité, de toute l’humanité, et les ressources de la planète. C’est un choix positif de civilisation pour améliorer la qualité de vie et la justice sociale.

Alors que le système marchand semble prétendre aujourd’hui pouvoir se repeindre de vert, que pointe l’inflation des discours masquant la pauvreté des actes et que beaucoup aimeraient croire qu’énoncer ce qu’il faut faire suffira à le mettre en œuvre, nous savons que le changement sera tout sauf simple. Il ne s’agit pas simplement de « verdir » à la marge des habitudes individuelles, de prendre le temps de réorienter, pas à pas des politiques publiques qui resteraient pour l’essentiel gaspilleuses et factrices de destruction des ressources. Il s’agit d’agir à la hauteur des enjeux, en admettant que les faits sont plus graves, l’ampleur des crises plus profondes que nous ne l’avons parfois dit nous-mêmes, qu’elles n’auraient peut-être pas été si les solutions que nous préconisions avaient été plus tôt mises en œuvre, que le seul critère de « durabilité » ne sera pas à la hauteur des enjeux.

Nous voulons faire croître la qualité de vie de chacun et faire disparaître la précarité. Nous voulons développer les transports collectifs, les énergies renouvelables, l’agriculture biologique, des logements de qualité accessibles à tous… Nous voulons faire décroître les pollutions de toute sorte, les déchets, la consommation d’énergie et en finir avec l’énergie nucléaire et les OGM.

Il est urgent de lutter contre le consumérisme, la société de gaspillage et du tout marchand. Nous proposons un mode de développement alternatif, qui passe notamment par la conversion écologique de l’économie, avec la mise en place de modes de production et de consommation plus sobres et plus efficaces, la relocalisation des activités et une nouvelle répartition des richesses. Loin d’un monde triste, austère, et autoritaire nous proposons au contraire l’espoir d’une société plus solidaire et d’une qualité de vie améliorée à travers une transition démocratique vers un autre modèle économique, cette transition ne pouvant en aucun cas être imposée d’en haut par la contrainte d’Etat suppose bien au contraire l’approfondissement continu de la démocratie sous toutes ces formes.

Ce projet pour la société implique la mise en place d’un nouveau pacte social, qui inclut le revenu social garanti, le partage des richesses et du temps de travail, l’amélioration des conditions de travail et des droits sociaux des salariés. Car il ne s’agit pas de perdre notre vie à la gagner mais bien de travailler mieux et moins pour vivre mieux, grâce aux progrès et conversions technologiques, à une meilleure répartition des biens, à la production de produits durables, réparables et de qualité.

Face aux défis actuels pour les hommes et la planète, incarnés par la crise alimentaire mondiale, les conflits d’appropriations de matières premières qui se raréfient ou encore avec les premiers réfugiés climatiques, il est urgent d’apporter des réponses globales à des problématiques écologiques qui ne connaissent pas de frontières. Conscients que ce n’est pas seulement au niveau national que nous pourrons agir de manière suffisante, nous défendons la mise en place d’un gouvernement européen qui permette une rupture des politiques économiques libérales et productivistes pour des politiques de développement solidaire et soutenable écologiquement.

Une écologie pour toutes et tous : pour une justice environnementale

Parce que nous défendons une écologie de l’émancipation, la nouvelle société écologiste que nous appelons de nos vœux doit être celle de l’égalité réelle des droits. Les modèles néo-conservateurs isolent les individus, renforcent les dominations et détruisent les liens qui fondent les sociétés. A l’opposé, nous souhaitons l’instauration d’une société conviviale, démocratique, qui rejette les autoritarismes.

Il est temps de sortir des politiques du tout répressif et du nouvel ordre sécuritaire qu’on ne peut malheureusement reprocher à la seule droite. Défenseur des droits de l’homme et des libertés publiques, nous mettrons fin aux zones de non-droit comme les centres de rétention et aboliront les lois d’exception qui font de tous les citoyens des terroristes potentiels.

La justice commence à l’échelle internationale, en établissant de nouveaux rapports Nord/Sud qui permettent un développement soutenable des pays du Sud. La dette écologique des pays du Nord doit être reconnue et la dette financière des pays du Sud effacée.

L’immigration est dans la majorité des cas un choix de la misère : tant que les rapports économiques entre pays resteront identiques elle est inéluctable. Elle sera accrue par les changements climatiques. Contre l’Europe forteresse, nous devons penser une politique d’ouverture à l’échelle européenne, faisant de l’immigration une richesse et non une menace.

Nous sommes féministes : il est temps d’agir pour une égalité réelle entre les femmes et les hommes. Nous voulons œuvrer pour un deuxième âge de l’égalité, qui garantisse une égalité du partage des temps de la vie et la garantie d’un salaire égal pour un travail égal.

Notre écologie lutte contre toutes les discriminations : sociales, économiques, d’origine réelle ou supposée, liées aux handicaps, à l’orientation sexuelle ou à l’identité de genre, aux choix de vie individuels. Elle se fixe comme objectif la conquête de nouveaux droits porteurs de l’émancipation des individus, respectueuse de la laïcité et de la dignité humaine.

Rassembler l’écologie pour transformer la société

Le projet des écologistes est aujourd’hui au cœur de la rupture nécessaire avec une conception des politiques héritées de la révolution industrielle. Alors que se poursuit une recomposition politique d’ensemble, les Verts, lors du Conseil National Inter Régional de septembre 2008, ont fait le choix pour les élections européennes du rassemblement de toute la mouvance écologiste se réclamant de l’antilibéralisme et de l’antiproductivisme, de l’écologie associative, de l’écologie de mouvement et de celles qui dans les institutions transforment les politiques publiques. Nous voulons créer des convergences avec tous, celles et ceux qui sur le terrain dans les combats de chaque jour qu’ils soient environnementaux, sociaux ou sociétaux, créent et inventent le monde de demain, les nouvelles manières de vivre et de travailler. Le rassemblement de José Bové aux proches de Nicolas Hulot est le premier pas important de cette volonté de rompre avec le modèle libéral et productiviste actuel.

Parce que notre projet est global, nous faisons de l’Europe un échelon central de la transformation que nous appelons de nos vœux. Les Verts participeront donc avec des militants de la mouvance écologiste, et leurs partenaires régionalistes, aux listes Europe Ecologie, dans le cadre du Parti Vert Européen. Porteurs d’un projet transnational, ces listes revendiqueront l’originalité portée par le « Manifesto » du Parti Vert Européen d’une volonté européenne de changer la politique et les orientations productivistes et libérales de l’Union Européenne, comme le décline le manifeste du rassemblement des écolos, il s’agit de changer d’ère dans un nouveau projet de civilisation.

En France, Les Verts prendront toute leur place dans ce rassemblement avec la société civile, sans hégémonisme. Ils proposeront la mise en place de comités locaux du rassemblement aptes à l’incarner sur le terrain et dans la société. Riche de sa diversité, ce projet devra poursuivre sa volonté de s’élargir à l’ensemble de la mouvance écologiste : défenseurs de la biodiversité, altermondialistes, militants de l’éducation populaire, décroissants, défenseurs des droits humains… Il devra de même chercher des rapprochements avec le mouvement syndical. Les Verts prendront les initiatives nécessaires (prise de position politique, prise de contacts, positions portées au sein du Comité de campagne du rassemblement…) afin de concrétiser cette volonté d’élargissement. Alors que des forces politiques même neuves, portent des idées souvent déjà vieillissantes, le rassemblement des écologistes proposera une autre Europe, une nouvelle Europe.

Ni eurosceptiques, ni eurobéats, nous considérons le niveau européen comme particulièrement pertinent pour mettre en œuvre notre projet de société. Ecologiste, elle devra être un lieu d’élaboration d’un autre modèle de développement. Fédérale, elle reconnaîtra sa diversité culturelle. Démocratique, elle garantira la représentation de tous ses citoyens en agissant pour la transparence de ses institutions et pour un Parlement aux compétences renforcées. Pacifique, elle s’attachera à œuvrer pour la non-violence et le désarmement à l’échelle mondiale. Sociale, elle garantira à toutes et à tous des droits sociaux dignes. Solidaire, elle permettra la mise en place de services publics pour tous les citoyens et citoyennes qu’ils soient de niveau européen, national ou local. Ouverte, elle poursuivra son processus notamment avec la Turquie qui a vocation à intégrer l’Union Européenne.

Réaliser l’alternative

Quelle alternative politique dans la mondialisation ?

Intervention de Cécile Duflot au forum des partis écologiste et de gauche – mardi 21 octobre 2008

C’est dans la continuité de ce choix d’ouverture des Européennes, que Les Verts œuvreront pour construire une alternative pour les échéances de 2012. Dans la continuité du rassemblement de l’écologie aux européennes, ils porteront leur projet avec une double volonté : d’une part, poursuivre et amplifier le rassemblement de l’écologie, d’autre part œuvrer pour que se constitue en 2012 une majorité avec les gauches, portant un projet de transformation réelle. Le rassemblement du « peuple de l’écologie » n’est pas contradictoire avec le choix d’un rassemblement avec toutes les gauches. L’alternative naîtra du rassemblement des gauches et des écologistes et pas d’une recomposition néo-centriste dominée par le Modem.

Poursuivre le rassemblement de l’écologie

Les Verts veulent poursuivre leur ouverture et la construction d’un rassemblement de l’ensemble des écologistes au-delà de l’élection européenne. Sans préjuger ni de ses modes, ni de ses formes, Les Verts s’engagent à tout mettre en œuvre pour continuer à œuvrer en ce sens. Dès le lendemain des européennes sera organisé un bilan partagé avec l’ensemble des acteurs des listes Europe Ecologie, nous déciderons avec eux des modalités de la poursuite du rassemblement. Pour leur part, Les Verts proposeront des initiatives permettant d’inscrire dans la durée ce travail en commun fait au sein des collectifs locaux pendant la période électorale et de l’élargir encore plus à toute la diversité de la mouvance écologiste en continuant le processus des Etats généraux de l’Ecologie Politique et de la transformation sociale décidé par le CNIR et commencé dans plusieurs régions.

Lors des élections régionales, amplifier la dynamique du rassemblement sur la base de la transformation écologique et donc sociale

Les Verts sont aujourd’hui des acteurs majeurs des politiques novatrices mises en œuvre par les régions. L’action de celles-ci montre l’importance du fait régional, du pluralisme des majorités que la majorité présidentielle cherche à remettre en cause par la réforme du mode de scrutin. Un des enjeux de notre participation à de futures majorités avec la gauche sera la généralisation des expériences innovantes en matière d’économie des territoires, d’économie solidaire, d’environnement, d’agriculture biologique, de formation professionnelle. Et plus globalement de réorientation des priorités économiques. Si Les Verts tirent un bilan plutôt positif de leur participation à la plupart des majorités régionales avec la gauche, l’union est une tension permanente car force est de constater que nos partenaires étant trop souvent dans un accompagnement de la crise, seuls les écologistes défendent une transformation écologiste radicale des politiques régionales.

La mutualisation de l’action des élus Verts dans les régions nous donne aujourd’hui la capacité de porter des projets exigeants et autonomes et de présenter des listes qui les incarnent. Les Verts devront porter leurs positions devant les électeurs, défendant l’originalité de leur projet dans la garantie de l’autonomie de leur pensée et de leur action lors des échéances de 2010.

En s’appuyant sur la dynamique créée lors des élections européennes, Les Verts chercheront à permettre une présence forte de listes de l’écologie aux élections régionales. Au niveau national, ils manifesteront une volonté politique globale de mettre en avant leur autonomie et aideront à la mise en place de ces listes écologistes. Si des changements importants du mode de scrutin survenaient, le CNIR évaluerait la situation. Conformément à notre fédéralisme et à nos statuts les choix définitifs de stratégie seront arrêtés dans chaque région.

Après les régionales une convention nationale, dont les modalités seront fixées par un CNIR, se réunira pour préparer les échéances de 2012 (législatives et présidentielle).

En 2012, donner force et contenu au changement

Nous devons dès maintenant penser 2012 pour que l’opposition d’aujourd’hui, et plus particulièrement les forces de l’écologie, soient en capacité de proposer une alternance qui ne se coule pas dans le moule de la mondialisation libérale comme celles de ces dernières décennies, mais soit une alternative crédible à la hauteur des enjeux avec lesquels l’humanité doit faire face en ce début du XXIe siècle.

Les Verts entendent donc préparer, en amont la double échéance, présidentielle et législatives, et s’engager pour qu’une majorité alternative à Nicolas Sarkozy et à l’UMP l’emporte dans les urnes.

Face aux urgences, l’écologie devra être en mesure de peser et de transformer les politiques publiques à l’échelle nationale bien au-delà des politiques d’accompagnement qui font trop souvent les programmes du Parti socialiste comme des positionnements proclamatoires de ceux qui refusent d’assumer les responsabilités qui permettent de transformer les politiques publiques.

L’écologie portera un projet alternatif de civilisation. C’est cette volonté et ce projet qui demandent à ce que Les Verts préparent les conditions d’une candidature de l’écologie politique à l’élection présidentielle.

La préparation de l’alternative écologiste et solidaire passe par la construction d’une coalition majoritaire face à Sarkozy : il faudra donc travailler les conditions d’accords programmatiques et électoraux avec l’ensemble des gauches sans exclusives, du Parti socialiste à l’appel de Politis, du PRG au Parti communiste,… Nous refusons une unité de façade entre appareils face à Nicolas Sarkozy mais en privilégiant un processus collectif de la base au sommet qui mutualise, avec tous ceux qui sont prêts à exercer des responsabilités exécutives, les expériences de l’écologie dans sa diversité et de toute les gauches, politique, sociale, associative, intellectuelle. L’objectif n’est pas d’avoir raison tout seul mais de changer le monde ensemble.

Cela demande d’anticiper et de participer à l’élaboration de lieux collectifs de discussions et de propositions. Ces discussions devront mettre à plat nos divergences (croissance, politique d’immigration, services publics, nucléaire…) en vue de déterminer et de construire ensemble un programme de gouvernement exigeant et de haut niveau, échéancé, portant sur l’ensemble des domaines de la vie publique et mettant l’écologie au cœur des politiques à mener.

Nous prenons en compte la recomposition des gauches en cours. Il appartient à notre mouvement de jouer son rôle dans cette période incertaine. Il est de notre responsabilité d’y faire valoir les urgences et les solutions écologistes

Les Verts, pivot d’une écologie politique mobilisée

A l’aube de leur vingt-cinquième anniversaire, Les Verts sont porteurs d’un projet et d’une histoire. Forts de cet héritage et dans sa continuité, ils souhaitent aujourd’hui donner à leur parti-mouvement un nouveau départ.

Ce nouveau départ se fait d’abord par une plus grande ouverture des Verts vers la société. Si le parti s’est réformé, il doit aujourd’hui continuer en permanence à s’adapter et à évoluer. En réformant nos modes d’adhésion, d’accueil et de formation nous devons être capable de féminiser, rajeunir, rendre notre sociologie plus proche de la diversité de la société française.

Nous devons être capables de mobiliser l’ensemble des ressources militantes existant dans notre parti et plus largement au sein du rassemblement de l’écologie. Elle doit aussi se faire dans le renouvèlement de notre réflexion en dotant la mouvance écologique d’une Fondation permettant d’organiser un lien permanent avec ceux qui innovent dans la mouvance intellectuelle et associative. Par ailleurs un Comité Scientifique pourra s’ouvrir aux experts issus du milieu associatif, renforçant ainsi notre projet politique, créant un lien supplémentaire entre les Verts et la mouvance de l’écologie.

Enfin, nous appelons de nos vœux des lieux d’échanges et d’élaboration collective, dont la forme reste à imaginer avec l’ensemble des écologistes désireux d’inventer ensemble le monde de demain et pour ce faire inventer les nouvelles formes politiques nécessaires.


Voir aussi

- Le nouveau Collège exécutif

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Réaction à l’article de Marianne « Quand l’écologie renvoie les femmes à la maison »

Posted by bfen sur 25 novembre 2008

Accouchement à la maison, allaitement long, couches lavables, la liste est longue et vous horrifie. Elle décrit pourtant mon quotidien et me range donc dans la case de ces femmes que l’écologie « renvoie à la maison »… Méchante écologie phallique qui opprime les femmes du XXIe siècle ! Devant une telle caricature, je me sens contrainte de vous répondre.

Repenser le monde du travail et de l’agro-alimentaire

Je ne comprends pas votre cheminement. Vous listez les scandales sanitaires avec justesse, mais la seule conclusion que vous en tirez, c’est qu’ils vont sonner « le glas de la libération de la femme » et que Nicolas Sarkozy a raison de vanter les couches jetables ! De la même manière vous décrivez les difficultés pour les mères (mais ce n’est pas nouveau !) de retourner au travail après un, deux, trois enfants, et vous incriminez l’écologie. Pas un instant vous n’envisagez que ce soit le monde de l’agro-alimentaire et du travail qui soient à repenser.

Mère contre enfant, père zappé

Vous opposez le bien de l’enfant et le bien de la mère. Vous déniez tout rôle au père et vous évitez de trouver une solution qui permette de concilier les deux. Une main sur un œil, vous semblez ne voir le monde que de l’autre, comme s’il était coupé en deux moitiés strictement inconciliables : les hommes d’un côté, les femmes de l’autre. Pour vous, la « tyrannie verte » ne concerne que les femmes et vous zappez totalement le rôle des hommes (tyrans ? absents ?). Bien sûr c’est la femme qui donne le sein, mais ne me dites pas que vous ne connaissez aucun couple biberonnant où l’homme continue de ronfler pendant que la femme se lève pour préparer le bib’ ! Quant aux couches lavables, je vous signale que l’on a inventé la machine à laver il y a un certain temps déjà.

Vous parlez de la quête éperdue d’une vie 100 % bio et là, vous avez raison, ça n’existe pas. Il s’agit à l’échelle globale de la planète de faire pencher la balance du côté d’une vie plus saine. Mais pourquoi parlez-vous sans cesse des mamans ? Je connais des centaines de papas qui ne sont pas tous chez les Verts et qui sont les premiers à s’inquiéter et à se proposer pour offrir une vie plus saine à leurs enfants. Vous citez des chiffres sur la répartition des tâches ménagères… qui ne sont pas le reflet du peuple écolo où les compagnons des soi-disant femmes des cavernes sont au contraire particulièrement présents.

La modernité ne peut faire l’impasse sur l’humain

Je me demande dans quel cerveau a pu naître l’idée que l’allaitement était une « aliénation totale » ! Pas un instant vous ne vous demandez si la mère peut y trouver du plaisir. Nous ne sommes pas des vaches qu’on trait, nous donnons un peu de nous-mêmes et nous recevons en échange. La modernité qui semble pour vous n’exister que par l’industrie (machines, aliments artificiels, etc.), ne peut de mon point de vue faire l’impasse sur l’humain. L’allaitement n’est pas une aliénation, c’est un lien au contraire. Un parmi d’autres. A chaque couple (et j’insiste sur le fait que c’est une décision qui se prend à deux) de faire son choix.

Vous citez des phrases excessives et caricaturales pro-allaitement, mais j’en ai tout autant entendu dans l’autre sens. Il n’y a aucun intérêt à dresser d’un côté des féministes de la première heure qui feraient passer leur émancipation avant leurs enfants, et de l’autre des écolos arriérées qui s’abîmeraient dans les couches. Quant à la liberté féminine dont parle Elisabeth Badinter, si elle ne passe que par des petits pots et des couches jetables, c’est une bien piètre liberté.

Sur l’accouchement à la maison vous enfoncez le clou en mettant en exergue un fait divers dramatique sans penser que l’hôpital aussi est responsable de cas tout aussi tragiques (et rares heureusement) de décès de la mère ou de l’enfant. Les femmes qui accouchent à la maison ne souhaitent pas la douleur et n’y voient aucune dimension biblique. Pour moi, la douleur était le dommage collatéral d’un meilleur respect… de moi en tant que femme. Pour moi, être ligotée dans la position la moins efficace avec des tuyaux partout était une négation de ma féminité et de mon statut d’être humain. Je ne veux imposer ce ressenti à personne, je veux que cela puisse être mon choix comme dans d’autres pays d’Europe.

Bref notre prétendu retour à l’âge de pierre se fait tout de même avec des machines à laver, des machines à pain, des sages femmes équipées de monitoring tout à fait modernes, des épilateurs (si, si !) et des ordinateurs reliés à internet…

Nous, aujourd’hui, nous savons

Vous dites que nous allons le payer cher ? Ce ton comminatoire semble oublier un petit détail… ce que nous payons cher aujourd’hui, c’est votre émancipation. Car c’est au prix de votre liberté puis de la nôtre, hors de question de le renier, que nous avons hérité d’une planète dévastée, polluée par des couches jetables, des meubles à bas prix et des aliments dénaturés qui vous ont permis de quitter les fourneaux auxquels des générations d’hommes (et de femmes) vous avaient assignées. Attention, je ne critique pas votre combat, comment le pourrais-je, car d’une part c’est grâce à vous aujourd’hui que je vote, que je travaille, que j’ai mon compte bancaire, etc. et que d’autre part vous ne saviez pas. Vous avez fait confiance à l’industrie, à l’agro-alimentaire qui vous serinaient d’aller travailler l’esprit tranquille puisque les produits inventés pour vous soulager des corvées étaient d’une totale innocuité. Vous ne saviez pas… mais nous, aujourd’hui, nous savons. Bien sûr qu’il y a un retour de bâton, bien sûr qu’il est excessif. Il faudra un peu de temps pour arriver à une position médiane raisonnable, mais vos propos n’y aideront certainement pas.

Nous sommes la génération de la réparation

Nous vivons dans un monde qui ne ressemble pas au vôtre. Nous avons perdu la légèreté, l’insouciance, pour plonger dans un cauchemar où, comme vous le précisez justement, chaque jour apporte sa nouvelle annonce d’une catastrophe sanitaire et environnementale à venir. Alors nous n’avons pas le choix. Vous avez été la génération de la conquête, nous sommes la génération de la réparation. Vous avez créé, nous devrons détruire… et réinventer.

Car l’écologie n’est pas ce triste enfer gris que vous décrivez. C’est notre réponse, notre combat à nous, femmes du XXIe siècle, pour tenter d’offrir à nos enfants un monde vivable. Et si certaines d’entre nous renoncent à travailler, ce n’est pas à cause de l’écologie, c’est leur choix, tout simplement. Ce n’est pas le mien. Des femmes déçues par le monde du travail qui s’abîment dans la maternité ? Il y en a… autant que de femmes déçues par leur maternité et qui se jette à corps perdu dans le travail. Comme de nombreuses autres femmes, j’ai pour ma part choisi de consacrer une année ou deux de ma vie pour donner à mon fils mon amour, mon temps, un cadre de vie moins pollué et des aliments sains. Bientôt je vais reprendre ma vie de femme active en ayant la sensation d’avoir apporté ma pierre à l’édification d’une société différente.

Et non, je ne veux pas « tuer ma mère » qui avait arrêté de travailler pour nous élever, je veux faire mieux qu’elle : m’occuper de mon enfant ET me réaliser au travail. Je veux les deux et je pense qu’une société moderne doit pouvoir m’offrir cela.

Aidez-nous à construire le XXIe siècle

Vous vous trompez de combat. L’écologie n’est pas plus l’ennemie de la femme que la voie d’un retour au Paradis terrestre. Vous devez comprendre que le combat environnemental n’est qu’une partie de la vision globale d’une société où la femme a toute sa place (mère et femme). Il n’y a pas de « morale écologique » qui condamne des « petites choses » ! Il y a une planète polluée sur 100 % de sa surface et sur laquelle les femmes comme les hommes ne pourront bientôt plus vivre. Il y a de nouveaux combattants, femmes et hommes, des militants de leur époque qui voient dans leur lutte une suite logique à celle des féministes de la première heure et non un antagonisme aussi violent. Mais cette lutte est vaine si elle est isolée. Ne nous jugez pas du haut de votre XXe siècle, aidez-nous à construire le XXIe siècle.

Amélie Piegay

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(Français et Etrangers) – Agissons Ensemble

Posted by bfen sur 25 novembre 2008

2 films – 1 débat –

En présence des réalisateurs (sous réserve)

– Marie Borelli, Prix spécial du Grand Jury du Festival du film de l’Education 2007

– Sylvain Georges, primé au festival du documentaire de Lussas.

Organisé par la Compagnie Deux, le CEFED 27, Prisonniers sans frontière, RESF 27.

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Education : Les Verts soutiennent la grève du 20 novembre dans l’Education Nationale

Posted by bfen sur 20 novembre 2008

Malgré les mobilisations importantes depuis la rentrée et notamment les manifestations du 19 octobre le gouvernement continue à faire la sourde oreille.

C’est toujours la même méthode : sous l’habillage de « nécessaires réformes », sous prétexte de s’attaquer aux « faiblesses du système éducatif », le gouvernement ne poursuit en réalité qu’un objectif : diminuer les moyens budgétaires alloués au service public.

Supprimer 13500 postes d’enseignants alors que les effectifs d’élèves sont en augmentation. Est-ce une amélioration ?

Supprimer les RASED alors qu’on prétend lutter contre l’échec scolaire. Est-ce un progrès ?

Remettre en cause le principe de stages tout au long de la carrière. Est-ce améliorer la formation des enseignants ?

Alourdir les programmes tout en réduisant de deux heures le temps de classe en primaire. Est- ce vraiment favoriser la réussite scolaire ?

L’action et le discours du gouvernement sont incohérents. Il est impossible de réformer de façon constructive de cette façon là.

Les Verts demandent au gouvernement de revoir sa copie : de renoncer aux restrictions budgétaires et aux suppressions de postes comme de reprendre le chemin du dialogue avec les organisations syndicales.

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Veille de l’opinion dans le domaine de l’Education : de l’argent qui pourrait être investi plus utilement dans le dialogue social !

Posted by cfenault sur 13 novembre 2008

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Fédération des syndicats généraux de l’Éducation nationale
et de la Recherche publique



>>Actualité >>Communiqués de presse

Les ministères de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur et de la Recherche viennent de lancer un appel d’offre pour la mise en place d’une veille informatique sur l’évolution des opinions dans les questions d’éducation.

Au total, la somme de 220 000 euros est prévue pour le financement de cette opération.

Nos ministres n’envisagent donc pas d’autres moyens de connaître l’opinion et les attentes de leurs personnels que par la surveillance des échanges sur le net ?

Pour le Sgen-CFDT, plutôt que de tenter d’observer les conversations sur le net, nos ministres de tutelle seraient mieux inspirés d’utiliser une partie de ces sommes au développement du dialogue social qui seul permet à la fois d’entendre les attentes des personnels et de trouver les moyens d’y répondre.


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Le Jardin d’éveil annoncé en Mayenne : Lettre à Jean Arthuis

Posted by cfenault sur 13 novembre 2008

Selon Ouest France, c’est en Mayenne et dans le Rhône qu’ouvriront dès la rentrée 2009 les premiers « jardins d’éveil » souhaités par les rapports Papon et Tabarot. Ils préconisent d’interdire la scolarisation à deux ans et de remplacer l’école maternelle, pour cette tranche d’âge, par un »jardin d’éveil », installé dans les locaux scolaires mais sans instits.

Selon le quotidien, le président du Conseil général de Mayenne, Jean Arthuis, estime que avant trois ans, la maternelle « ce n’est pas de l’école mais de la garderie. Nous n’avons pas les moyens d’y mettre des enseignants à bac +5 ».

La question des moyens est bien ce qui divise opposants et partisans de ces jardins d’éveil. L’école maternelle à 2 ans profite particulièrement aux enfants des milieux défavorisés et est gratuite. Il n’y aura aucune garantie de gratuité pour les jardins d’éveil. Dans la plupart des cas, les familles modestes ne pourront plus faire bénéficier leur enfant d’une structure pré-élémentaire qui ne sera plus sous la responsabilité d’enseignants.

Monsieur le Sénateur, Ouest France annonce votre intention d’accueillir dans votre département le premier « Jardin d’éveil » ouvert pour l’accueil des 2 -3 ans en application du rapport Papon. Vous justifiez ce choix en affirmant que en dessous de trois ans, « ce n’est pas de l’école mais de la garderie ». Des propos qui font d’ailleurs écho à ceux de X Darcos. Laissez-moi vous montrer que vous avez tort.

Que savez-vous de la garde d’enfant ? En apparence on peut croire que c’est une activité neutre, opérable par n’importe qui payé à bas prix (puisque votre préoccupation est là nous dit Ouest-France). Dans les Actes de l’Observatoire de l’enfance, Agnès Florin, une psychologue entendue par la commission Papon, explique que « les études psychologiques sur les premières années de la vie montrent les tout-petits comme des personnes aux compétences nombreuses ». Les bébés se différencient de leur environnement beaucoup plus tôt qu’on le croyait. Ils sont très sensibles à la qualité de leur environnement. Ce qui veut dire que la qualité de la garde est importante. La « garde » effectuée par une personne formée de niveau bac +5 est plus efficace que celle d’une personne non formée.

L’enfant est particulièrement sensible à la stabilité de l’adulte. « Il est davantage sécurisé à l’adulte qui s’occupe le plus de lui » affirme A. Florin. « Il importe donc de limiter le nombre d’adultes intervenant directement auprès des enfants (Greenspan & Benderly, 1998 ; Raikes, 1993 ; Ritchie & Howes, 2003). En école maternelle, l’enseignante est présente quotidiennement et fait donc office d’adulte référent, ce qui permet aux jeunes écoliers d’évoluer dans un climat de confiance et de vivre plus sereinement leurs arrivées et leurs départs de l’école », tranche A Florin.

L’école maternelle a des effets durables sur les enfants défavorisés. « Les effets d’un accueil préscolaire de qualité sont perceptibles à long terme sur le veloppement cognitif et socio-émotionnel ainsi que sur les performances scolaires, surtout pour les enfants considérés comme socialement à risque du fait de leur ethnie ou du faible niveau d’éducation de leur mère. De telles recherches plaident pour l’accueil des enfants de milieux défavorisés dans les structures préscolaires » conclut-elle. Les autres modes de garde, comme le Jardin d’éveil, sont généralement trop chers pour ces enfants. Seront-ils aussi efficaces avec un personnel peu ou pas formé ? Enfin la suppression de l’école maternelle à 2 ans poserait des problèmes sociaux sérieux et enfermerait les femmes défavorisées à la maison.

Ces arguments doivent vous amener à soutenir les instits de maternelle. La pétition lancée par l’Ageem rappelle les valeurs d’égalité de l’école de la République. Vous aurez à cœur de la soutenir.

Article A Florin

Signez la pétition

Sur le Café Pédagogique  le rapport Papon


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Sauvons les rased

Posted by bfen sur 11 novembre 2008

Signer la pétitionVoir les signataires

Plus de 121000 signatures


3000 professionnels de RASED supprimés
des milliers d’élèves en difficulté sur le carreau !
Non à la suppression pure et simple de 3000 professionnels (postes E et G) des Réseaux d’Aides Spécialisées aux Elèves en Difficulté !
Cette mesure va priver des dizaines de milliers d’élèves des aides spécialisées, qui ne couvriraient plus tout le territoire, et conduira à terme à la suppression des RASED.

La brutalité de cette décision vient souligner la contradiction d’une politique ministérielle qui prétend faire de la lutte contre l’échec scolaire une « priorité. » La mise en place des deux heures d’ « aide personnalisée » ne peut se substituer au travail effectué dans le cadre des Réseaux d’Aides, qui ont été créés pour répondre aux besoins particuliers des élèves en difficulté.

Nous exigeons le maintien des aides spécialisées proposées par le dispositif des RASED et ses trois catégories de professionnels titulaires de diplômes spécifiques (maître E, rééducateur et psychologue de l’éducation nationale)
Nous exigeons l’abandon de la suppression des 3000 postes.
Nous demandons l’ouverture immédiate de discussions sur le devenir et le développement des Réseaux d’Aides Spécialisées aux Elèves en Difficulté.
Pétition à l’initiative de :
SNUipp FSU SGEN-CFDT SE-UNSA SUD éducation SNUDI FO SMedEN FO FNAME FNAREN AFPEN FERC-CGT

Organisations soutenant cette initiative :
AVENIR-ECOLES CRAP Cahiers pédagogiques AGSAS ICEM UDAS


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Du 12 au 15 novembre : le quatrième Festival du film d’éducation à Evreux

Posted by bfen sur 8 novembre 2008

La quatrième édition du Festival du film d’éducation a lieu du 12 au 15 novembre au cinéma Ciné Zénith, à Évreux. Tous les films (reportages, documentaires, films d’animation et fictions) traitant de l’éducation et réalisés en 2007 et 2008 ont été invités à concourir. Le Département subventionne cette manifestation à hauteur de 20 000 €.

Pour cette quatrième édition, le Festival connaît une importante transformation. Ce sont en effet les CEMEA (www.cemea.asso.fr), représentés par Christian Gautellier, directeur des publications des CEMÉA et membres co-fondateurs du festival qui en reprennent la direction.

Le comité de sélection a reçu cette année, plus d’une centaine de films. 24 films en compétition seront diffusés. Les questions de l’enfance en danger, de la réinsertion en prison et de l’exercice artistique se distinguent nettement. Outre ces vingt-quatre films, seront proposés une rétrospective de trois films, un coup de projecteur sur cinq films «invités » et une séance « post-scriptum ».

Deux jurys évalueront les films et remettront 3 prix lors de la cérémonie de clôture fixée au 15 novembre à 19h45. Le grand jury est présidé par Philippe Meirieu, professeur des universités en sciences de l’éducation et directeur de la chaîne de télévision Cap Canal, partenaire du Festival.

Trois tables-rondes exploreront la question de la parentalité au Ciné Zénith. Trois intervenants (universitaires, historiens, sociologues…) répondront aux questions des publics. L’accès aux tables rondes est gratuit.

Détail de la programmation sur www.festivalfilmeduc.net. Contact : Jacques Pelissier, coordonnateur, au 06 67 21 34 15 ou par courriel : festivalfilmeduc@cemea.asso.fr

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Vers une écopoétique

Posted by bfen sur 23 octobre 2008

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36 / 2008

Littérature & écologie  : Vers une écopoétique

Éditorial
Faim dans le monde, crime contre l’humanité
p. 5-14par Jean-Paul Deléage

  • Dossier
    Coordination : Nathalie Blanc, Denis Chartier et Thomas Pughe

    • Introduction
      p. 17-28par Denis Chartier, Nathalie Blanc, Thomas Pughe
    • Henry D. Thoreau et la naissance de l’idée de parc national
      p. 29-40par François Specq
    • Migrations de JMG Le Clézio
      p. 41-51par Véronique Giorgiutti
    • Tout contre la pollution rationnelle : Dada, poésie sonore, Internationale situationniste
      p. 53-68par Norbert Godon
    • Surréalisme et écologie : Les métamorphoses d’Aimé Césaire
      p. 69-83par Ursula K. Heise
    • Écocritique et écolittérature américaines à l’heure (post- ?)postmoderne
      p. 85-97par François Gavillon
    • Poésie, photocopie et pas travaillisme
      p. 99-114par David Christoffel
    • Le monde est rond bis
      p. 115-125par Nathalie Blanc, David Christoffel
  • Variations

    • Expression lyrique, engagement critique, action transformatrice : une introduction à l’art et l’environnement
      p. 129-153par Tim Collins
  • Sources et fondements

    • L’homme et la nature  ; ou, la géographie physique modifiée par l’action humaine (2/2)
      p. 157-171par George Perkins Marsh

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