CHAMPS LIBRES / LES VERTS – EUROPE ECOLOGIE

Citoyens, Associations et Verts, des pays d’Evreux Avre et Iton –

Archive for the ‘Emploi’ Category

Changement climatique : coût des impacts et pistes d’adaptation

Posted by jfihey sur 9 novembre 2009

Synthèse du rapport de l’ONERC 2009

Le groupe a choisi de travailler à partir des scénarios A2 et B2 du GIEC, selon les simulations réalisées par Météo-France, avec le modèle Arpège-Climat. A2 est un scénario plutôt pessimiste, B2 un scénario optimiste : ces deux scénarios sont généralement ceux adoptés dans les analyses d’impacts du changement climatique.

En l’absence d’une prospective socio-économique de long terme régionalisée et par secteur sur la France, il a été décidé de travailler en conservant la situation socio-économique française actuelle (scénario dit à « économie constante »). Ce choix permet d’isoler l’impact du changement climatique de celui d’autres évolutions et de ne pas ajouter des incertitudes macroéconomiques aux incertitudes relatives aux aspects climatiques.

L’analyse n’a porté que sur une sélection d’impacts du changement climatique. Les coûts estimés doivent être considérés comme des ordres de grandeur en raison des limites des méthodologies utilisées et de la non-exhaustivité des évaluations réalisées.

Ressource en eau

En considérant une stabilité de la demande, un déficit de 2 milliards de m3 par an pour la satisfaction des besoins actuels de l’industrie, de l’agriculture (irrigation) et de l’alimentation en eau potable serait observé à l’horizon 2050. Les projections indiquent que les zones les plus touchées seraient celles déjà concernées aujourd’hui par des déficits structurels (par exemple le Grand Sud Ouest). La compensation du déficit potentiel de ressource en eau à horizon 2050 ne représente qu’une partie « visible » des adaptations nécessaires et une évaluation très partielle des nécessités d’adaptation des activités liées à l’eau. Tous les secteurs seraient affectés par cette évolution, qui se traduirait par une multiplication des conflits d’usage, une dégradation de la qualité des eaux et par la perturbation des écosystèmes aquatiques ou dépendants de la ressource en eau. L’adaptation de chaque secteur au changement climatique passera par une meilleure gestion de la consommation d’eau : l’adaptation de la demande et des besoins en eau est un axe prioritaire. L’évaluation du coût potentiel des mesures d’adaptation ne pourra se faire qu’au travers d’investigations locales : les réponses appelleront des mécanismes de solidarité géographique.

Risques naturels

La remontée du niveau de la mer aurait des conséquences économiques très importantes pour les habitations et les entreprises : plusieurs dizaines de milliers de logements seraient exposés à un risque de submersion dans le seul Languedoc-Roussillon avec un coût de plusieurs dizaines de milliards d’euros. Les coûts annuels induits par le retrait gonflement des argiles pourrait être multiplié par 4. Les effets des inondations par débordement de cours d’eau pourraient également être significatifs, avec dans ce cas des incertitudes importantes qui demeurent quant à l’impact attendu et la difficulté de distinguer les coûts induits par le seul changement climatique. Quant au coût relatif aux aléas gravitaires, il n’a pas été évalué du fait d’un grand besoin de connaissances. Il est cependant à souligner le fort impact sociétal qu’ont les catastrophes associées à ces aléas, pouvant entraîner des pertes de vies humaines et des coûts importants très localisés.

Biodiversité

Bien qu’il soit parfois difficile d’isoler les impacts du changement climatique des autres pressions subies par les écosystèmes et bien que la problématique soit très différenciée selon les écosystèmes et les espèces, des signes de modification de la biodiversité attribuables aux changements graduels induits par le changement climatique sont d’ores et déjà observables. La biodiversité est affectée directement par la modification de la température et de la pluviométrie notamment, mais les effets indirects pourraient être au moins aussi importants. Globalement, des pertes économiques significatives liées à la diminution voire la disparition de services de régulation sont à attendre en particulier dans la seconde moitié du XXIème siècle.

Santé

Le travail d’évaluation économique a porté sur l’impact de deux événements extrêmes majeurs (canicule de 2003 et inondation du Gard en 2002). On estimerait la valeur perdue par notre société du fait de la canicule 2003 à un peu plus de 500 millions d’euros dans l’hypothèse d’une perte moyenne d’une année de durée de vie. Concernant les inondations du Gard, le coût de la prise en charge des personnes présentant des troubles psychologiques a été estimé à environ 234 000 euros (pour 953 personnes). Il s’agit d’une estimation basse, puisqu’elle ne porte que sur le coût des soins (les coûts indirects et intangibles n’ayant pas été chiffrés).

Secteur agricole

Les modèles de croissance des grandes cultures utilisés projettent une hausse de rendement en réponse au changement climatique (notamment du blé jusqu’à l’horizon 2100). Cette hausse ne tient pas compte des variabilités inter annuelles et de la baisse de disponibilité en eau. A titre d’exemple, la multiplication des événements de type canicule de 2003 pourrait représenter en 2100 un coût allant jusqu’à plus de 300 millions d’euros par an pour une culture comme le blé en l’absence de mesure d’adaptation. La viticulture sera également affectée par le changement climatique, avec des disparités territoriales fortes et des effets sur la qualité des vins. Dans le cas des prairies, l’exercice réalisé pour la zone périméditerranéenne, amène à un coût de compensation des pertes de 200 millions d’euros par an sur la seconde moitié du XXIème siècle.

Secteur forestier

Une hausse de productivité (volumes de bois) est attendue à court et moyen terme en raison de l’augmentation des températures et du taux de CO2 dans l’atmosphère. Néanmoins, sur cette même période, les gains de productivité escomptés sont du même ordre de grandeur que les pertes possibles par dépérissement, incendie, sécheresse, etc. Après 2050, la tendance serait défavorable en raison du stress hydrique notamment dans le sud de la France, avec un risque accru de sécheresses et d’incendies laissant présager des impacts clairement négatifs à long terme. Le changement climatique attendu s’accompagnera d’une aggravation de l’aléa feux de forêt dans les territoires actuellement exposés ainsi que par une propagation territoriale (vers le Nord et en altitude).

Energie

Le changement climatique aura des conséquences sur la demande, avec une baisse de la consommation énergétique en hiver, mais une hausse en été en raison des besoins en climatisation pour les logements et les véhicules. L’évaluation économique de ces impacts fait apparaître une tendance d’économie d’énergie de l’ordre de 3%, mais le développement spontané de la climatisation résidentielle et automobile amputerait de moitié les économies d’énergie liées au réchauffement. En termes de production d’électricité, il faut s’attendre, en raison des contraintes liées à la ressource en eau, à une baisse de productible de l’ordre de 15% des centrales hydroélectriques, pour lesquelles l’eau constitue la « matière première ».

Tourisme

Il y aurait une dégradation du confort climatique en été sur une grande partie de la France métropolitaine, les températures maximales atteintes devenant trop élevées pour permettre un confort maximal des touristes. En 2100, un impact significatif sur le chiffre d’affaire estival est à attendre, en raison d’une évolution à la baisse de l’attractivité touristique sauf dans le nord-ouest de la France et de certains départements des Alpes. Concernant les sports d’hiver, une étude de l’OCDE en 2006 indique que, dans les Alpes, la diminution du manteau neigeux réduira la fiabilité de l’enneigement. Ce travail indique que dans toutes les zones géographiques de France métropolitaine, le secteur du tourisme devra s’adapter aux manifestations futures du changement climatique pour limiter les impacts négatifs et en saisir les opportunités potentielles.

Infrastructures de transport

Le changement climatique prévu pourrait rendre nécessaires des adaptations au niveau des infrastructures routières. Le risque de submersion marine permanente lié à une remontée d’ensemble du niveau de la mer d’un mètre représenterait un coût patrimonial, pour les routes nationales métropolitaines (hors autoroutes, hors autres voiries), hors pertes d’usage et hors effet « réseau » pouvant atteindre 2 milliards d’euros.

Territoires

Les territoires ne seront pas touchés de la même façon par le changement climatique : certains territoires, leurs activités économiques, leur densité démographique ou encore leur biodiversité, seront particulièrement impactés. Il a été mis en avant l’importance du pas de temps nécessaire à ce que l’on peut appeler « l’apprentissage de la vulnérabilité ». Cette conversion sera d’autant plus longue que les publics susceptibles d’être touchés par les impacts du changement climatique ne sont pas a priori homogènes. A cet effet, l’information, la sensibilisation et la mobilisation des acteurs et de la population au changement climatique et à l’adaptation constituent des aspects fondamentaux.

Et maintenant ?

Il convient maintenant de tirer parti des connaissances rassemblées par ce groupe interministériel pour réaliser un plan national d’adaptation ambitieux annoncé pour 2011 par la loi du 3 août 2009 de programmation relative à la mise en oeuvre du Grenelle de l’environnement, adoptée le 3 août 2009. Le Ministre d’Etat, ministre de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de la Mer, en charge des Technologies vertes et des Négociations sur le Climat, a souhaité que la préparation de ce plan fasse l’objet d’une vaste concertation nationale. Cette concertation qui se déroulera tout au long de l’année 2010 permettra de recueillir les avis de la société civile, des collectivités mais aussi de nos concitoyens sur un domaine encore trop peu connu. Ces travaux serviront également pour la réalisation, conjointement par le Préfet de région et le Président du Conseil régional, des Schémas Régionaux Climat Air Energie, prévus dans le projet de loi portant engagement national sur l’environnement et qui devront comporter un volet définissant les grandes orientations régionales en matière d’adaptation au changement climatique.

 Télécharger le rapport de l’ONERC (format PDF – 2.6 Mo) – 195 pages.
 Télécharger la synthèse du rapport (format PDF – 43.3 ko).

 

 

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L’enjeu de Copenhague 2009

Posted by jfihey sur 19 septembre 2009

Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP15) – Copenhague – 7 au 18 décembre 2009-

En décembre de cette année, les pays du monde entier se retrouveront à Copenhague à l’occasion du Sommet de l’ONU sur le changement climatique. Ils devront y trouver un nouvel accord mondial pour succéder au Protocole de Kyoto.

- Soit ces pays signent un accord qui conduira les émissions mondiales de gaz à effet de serre à se stabiliser puis à décliner avant 2015.
- Soit notre planète se réchauffera de plus de 2°C, seuil au-delà duquel les conséquences pour notre planète et nos sociétés seraient désastreuses : déclin des agricultures au Sud et au Nord engendrant une crise alimentaire mondiale ; augmentation du nombre et de l’intensité des tempêtes comme celle qui a frappé la France en 1999 ; déplacements de réfugiés climatiques estimés à plusieurs centaines de millions… Notre climat pourrait aussi devenir complètement incontrôlable, en passant ce que les scientifiques appellent des points de rupture.

Alors certes, pour éviter ce scénario catastrophe, tous les pays doivent agir. Mais les pays riches dont l’Union européenne et la France ont une responsabilité particulière. Ils sont responsables d’environ trois quart des gaz à effet de serre émis le siècle dernier, et qui provoquent les changements climatiques que nous connaissons aujourd’hui. De plus, les habitants de ces pays étant en moyenne cinq fois plus riches que ceux des pays en développement, ils ont une capacité à agir bien supérieure.

Les pays riches doivent donc être les pionniers de la lutte contre les changements climatiques, faire preuve d’exemplarité, en réduisant de 40% leurs émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2020, par rapport à 1990, comme préconisé par les scientifiques du climat.

Ils ont beaucoup à y gagner, que ce soit par la réduction de leur dépendance énergétique ou la création de millions d’emplois. Les pays riches doivent aussi être solidaires des pays en développement, en mobilisant plus de 100 milliards d’euros par an pour les aider à lutter contre le dérèglement climatique, et en particulier pour que les plus pauvres s’adaptent à ses conséquences inéluctables. Résoudre la crise climatique mondiale passe nécessairement par une nouvelle solidarité.

Après avoir mis l’accent sur le sujet climat et Copenhague pendant les élections européennes, Europe Écologie portera de nombreuses propositions au sein du Parlement pour que la position de l’Union européenne soit enfin à la hauteur de l’enjeu. Mais le combat aura également lieu en France, via des actions politiques et de mobilisation des citoyens.

4 septembre 2009 par Yannick Jadot

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Un nouvel espace

Posted by jyguyomarch sur 22 juillet 2009


Le succès des listes « Europe Ecologie » le 07 juin dans toutes les régions françaises est porteur d’espoir ; notre manière d’aborder la politique et notre projet ont convaincu et répondu à l’espoir de millions d’électeurs. Mais ce n’est que le début d’une grande aventure, la naissance d’une volonté collective pour faire du sommet de Copenhague et des prochains rendez-vous électoraux de nouveaux succès pour le rassemblement des écologistes.

L’esprit du rassemblement que nous initions en Haute-Normandie est fort bien résumé par Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts qui pose le rassemblement des Ecologistes en ses termes :

« Plus qu’un réseau, moins qu’un parti, la formule est imparfaite mais elle a le mérite de reconnaître que rien n’est figé… De nouvelles formes, un nouvel espace sont en train de naître»

Dans un premier temps, l’appel au rassemblement des écologistes en Haute-Normandie, invite donc les acteurs de l’écologie sur le territoire Haut-Normand à marquer leur désir de voir notre région entamer sa reconversion écologique.

Nous ne pouvons plus nous satisfaire de politiques qui tentent de sauver une économie régionale frappée de plein fouet par la crise environnementale, industrielle, sociale et économique. L’urgence environnementale est là, toujours plus prégnante. Notre région porte les stigmates d’un développement industriel irréfléchi, peu respectueux des hommes, des femmes et de notre environnement.

Le constat que nous faisons, pourrait nous rendre pessimistes,

Notre région est la terre d’accueil du nucléaire,

La région Haute Normandie fait partie des derniers de la classe pour le développement de l’agriculture biologique,

Port 2000, Renault,  Total, symbolisent à eux seuls la crise économique et les difficultés qui nous attendent si nous ne nous engageons pas dans la conversion écologique de notre économie.

La Seine nous rappelle combien l’état de notre eau est préoccupant et que des mesures urgentes et radicales s’imposent.

Mais le rassemblement Europe Ecologie m’a donné le désir de continuer la grande aventure, le résultat du 7 juin me rend optimiste.

Avec le rassemblement Haute Normandie Ecologie, nous sommes en capacité nous associatifs, politiques, syndicalistes, citoyens à participer à l’émergence d’un projet alternatif, le projet de la conversion écologique de la Haute-Normandie.

La démarche que nous initions sur notre région est dans la continuité de la dynamique Europe Ecologie c’est-à-dire que le rassemblement des écologistes en Haute-Normandie n’a pas vocation à se substituer aux organisations existantes mais il veut  participer à l’invention de nouvelles formes politiques, à faire grandir et faire vivre un espace nouveau où naissent d’autres formes d’engagement civique et politique.

Jean-Yves Guyomarch

Militant « Verts » et conseiller régional de Haute-Normandie

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La reconversion écologique de Sarkozy

Posted by jfihey sur 11 juin 2009

Communiqué de presse des Verts,  10 juin 2009

Après le succès électoral d’Europe Ecologie, le gouvernement reprend sa posture d’écologiste de salon. Il prétend se rallier enfin à une partie des positions défendues depuis des années par les écologistes en matière de développement des énergies renouvelables, en déterrant la taxe carbone pour un avenir lointain ou en diffusant le film Home à l’Assemblée Nationale.

Concernant les énergies renouvelables, les Verts proposent de mettre en place le scénario négawatt avec le concept 1+1+1 : zéro euro pour le nucléaire, mais pour un euro dépensé dans les énergies renouvelables, un euro sera dépensé pour l’efficacité énergétique et les économies d’énergie ainsi qu’un euro dans la recherche. A l’exemple des centaines de milliers d’emplois créés en Allemagne et en Espagne dans ces secteurs, ce concept pourra permettre de créer avec 10 ans de retard sur ces pays une véritable filière industrielle des énergies renouvelables et les emplois qui vont avec.

Les Verts regrettent que les nouvelles énergies renouvelables soient utilisées comme prétexte par le gouvernement pour justifier la gabegie financière engendrée par le choix du nucléaire. A dépense égale, cette filière crée moins d’emplois, moins d’énergie et plus de danger que celles des énergies renouvelables.

Par ailleurs, Les Verts émettent des doutes quant à la capacité de financement des belles paroles gouvernementales. La France est en situation de déficit budgétaire aggravé par la crise et par le bouclier fiscal. Où trouver les milliards pour les renouvelables si l’on maintient les financements faramineux destinés à la construction de nouvelles centrales EPR au demeurant inutiles ? Au lieu de diffuser le film Home aux députés, sans doute aurait-il mieux fallu leur éviter de voter le bouclier fiscal qui subventionne les riches au lieu d’investir dans la reconversion écologique de l’économie.

Djamila Sonzogni, Jean-Louis Roumégas, porte-parole des Verts

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239 millions de chômeurs en 2009

Posted by jfihey sur 29 mai 2009

En France, l’Unédic prévoit 639 000 chômeurs en plus en 2009. Dans le monde, le nombre de chômeurs pourrait augmenter de 39 à 59 millions, pour atteindre un nombre total de 210 à 239 millions chômeurs (soit un taux entre 6,5 et 7,4%). Chez les jeunes, le taux de chômage pourrait monter à 15% (au lieu de 12% en 2008).

La hausse du nombre de travailleurs pauvres dans le monde est encore plus violente : plus 200 millions en 2009.

L’Union Européenne et les économies développées seront les plus touchées, avec entre 73 et 96 millions de chômeurs supplémentaires d’ici fin 2009 par rapport à 2007. Mais toutes les régions sont affectées par cette tendance dramatique : par exemple, en Afrique subsaharienne, 77% de travailleurs devraient se retrouver avec un emploi vulnérable.

Les déclarations du directeur général du Bureau International du Travail sont alarmantes : « Nous sommes témoins cette année d’une hausse sans précédent du nombre de chômeurs et des travailleurs susceptibles de tomber dans la pauvreté à travers le monde ». Le BIT appelle à la mise en place d’un plan mondial pour l’emploi.

Dans son rapport (Faire face à la crise mondiale de l’emploi) publié le 28 mai, l’OIT appelle notamment à « investir dans l’économie verte de demain » et rappelle le « potentiel énorme de création d’emploi » liées aux mutations nécessaires aux réductions des émissions carbone et afin d’assurer la sécurité alimentaire et le développement rural.

Dans son programme, Europe Ecologie porte un projet de solidarité internationale, à l’échelle européenne et à l’échelle mondiale. Le projet vise à la fois à répondre aux urgences de la crise (Bruxelles de l’emploi, emprunt de 1000 milliards d’euros pour réaliser les investissements verts, revenus minimal et maximal d’existence…) et à construire rapidement un modèle qui ne répète pas les erreurs du passé (régulation des flux financiers, revenus de reconversion, sobriété et efficacité en énergie, agriculture durable…).

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Sortir de la crise: de vraies solutions maintenant!

Posted by jfihey sur 30 avril 2009

 Europe Écologie, solidaire des salariés en lutte et de la riposte unitaire face à la crise, respecte l’indépendance des organisations syndicales et n’entend pas se substituer aux salariés et à leurs représentants, qui sont seuls légitimes pour définir et organiser les luttes sociales. Nous serons dans les rues le 1er mai partout en France, pour porter nos solutions : écologiques, solidiaires et européennes :

Europe Écologie refuse la casse sociale et n’accepte pas de voir fermer les entreprises les unes après les autres, de voir détruire des filières industrielles entières comme, hier, la sidérurgie et aujourd’hui l’automobile.

LES SALARIES  ne doivent pas payer le coût de l’imprévoyance de ceux qui dirigent depuis des années et qui ne veulent rien changer. ils continuent de sommets en G20 à distribuer des milliards d’euros au FMi, aux banques, aux industriels, sans la moindre exigence écologique ou sociale. Ils veulent à tout prix maintenir un modèle de croissance à crédit qui surexploite les ressources naturelles et humaines.

LES SOLUTIONS  existent mais elles ne viendront ni des méthodes, ni des hommes du passé. La crise n’est pas seulement financière et économique, c’est une crise de civilisation, sociale, écologique, alimentaire, énergétique. Face à une crise globale, il faut une vision nouvelle et des solutions durables. il faut réorienter l’économie par sa transformation écologique, relocaliser les emplois, redistribuer les richesses et mettre en oeuvre des solutions créatrices d’emplois qualifiés et durables.

Notre Contrat pour l’europe propose un projet cohérent fondé sur la construction d’une Europe qui protège et privilégie l’intérêt général, le bien commun et les citoyens plutôt que les lobbies industriels et financiers.

L’issue est EUROPEENNE  , L’issue est ECOLOGIQUE

Un Bruxelles de l’emploi, véritable Grenelle à l’échelle européenne , réunissant les partenaires sociaux européens , les associations de consommateurs et de protection de l’environnement, les mouvements de chômeurs, les représentants politiques de l’union européenne avec pour objectifs de lutter contre la précarité et améliorer les conditions de travail par :

–         la création de 10 millions d’emplois nouveaux qualifiés et non délocalisables en cinq ans ,

–         la signature de contrats européens de conversion écologique par grands secteurs productifs,

–         la définition d’un statut européen du salarié incluant un contrat sécurité emploi-formation assurant à chacun des garanties sociales durant toute sa vie professionnelle .

Nous avons besoin d’un nouveau pacte européen remplaçant les critères de Maastricht

Par des normes sociales et environnementales contraignantes permettant d’en finir avec la dumping social et améliorant réellement le niveau de vie de chacun.

Une fiscalité sociale et écologique qui transforme l’Union Européenne en zone Tobin avec une taxe sur les flux financiers et une contribution climat énergie.

Pour réaliser ce programme une première étape est nécessaire : construire en europe une majorité anti-libérale qui sanctionne, en la chassant, la commission Barroso, soutenue par les Sarkozy, Berlusconi et consorts.

Europe Ecologie veut être le pivot de ce changement d’Europe!

Soit nous continuons de subir les conséquences d’une crise sans précédent qui remet en cause les fondements de nos solidarités, soit nous anticipons les changements indispensables en construisant ici et maintenant, une société basée sur la justice sociale et environnementale et sur la dignité.

europeecologie.fr

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Emploi des Jeunes : mêmes recettes, même échec annoncé

Posted by jfihey sur 25 avril 2009

Le discours qu’a prononcé Nicolas Sarkozy ce matin a un goût de remâché. On se souvient de ses mesures pour l’emploi, annoncées à Rethel le 28 octobre dernier. Depuis, il y a eu chaque mois de 80.000 à 100.000 chômeurs supplémentaires.

Pour lutter contre le chômage et le désespoir des jeunes, le Président ressort les mêmes recettes qui ont toujours échoué. Depuis 30 ans, on ne cesse d’accorder contrats aidés, primes et baisses des charges aux entreprises qui embaucheraient des jeunes. Nicolas Sarkozy ne fait aucune rupture avec cette politique qui échoue systématiquement et laisse les jeunes dans la précarité et la dépendance.

La question méritait plus d’audace. Aujourd’hui, un jeune ne doit surtout pas perdre une année d’étude, au risque de perdre bourses et soutien familial. Il doit continuer à vivre chez ses parents ou dans des chambres de 9 m2, faute de logements suffisants, notamment en cité universitaire. Il doit accepter des contrats précaires et des stages payés 300 € sans perspectives d’un CDI avant l’âge de 30 ans. Comment s’étonner ensuite du pessimisme d’une génération qui aura à affronter tous les problèmes que ses aînés lui ont laissés (environnement, climat, retraites, dette,…) ?

La solution est dans le partage du temps de travail (travailler tous pour travailler mieux). Elle est également dans le revenu d’autonomie. Pourquoi ne pas fusionner les dispositifs existants aux résultats médiocres (allocations familiales, APL, bourses, quotient familial,…) dans un vrai revenu d’autonomie pour les 18-25 ans, en lien avec un revenu universel ? Chaque jeune doit avoir sa chance et suffisamment de temps pour se construire. On éviterait l’échec de jeunes qui doivent arrêter formation ou étude pour gagner leur vie dans des emplois précaires. Il faut sortir les jeunes de la tutelle et de la précarité dans laquelle le gouvernement les laisse.

Cécile Duflot,

Secrétaire nationale des Verts

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Paradis fiscal, enfer social, Eva Joly, Europe Ecologie

Posted by bfen sur 28 mars 2009

Paradis fiscal, enfer social ! Eva Joly
Vidéo envoyée par EuropeEcologie

A l’occasion d’un déplacement de campagne en soutien à Michèle Rivasi dans le Sud-Est, Eva Joly dénonce le scandale des paradis fiscaux à proximité d’un des plus connus d’entre-eux : Monaco. (les autorités monégasques nous ont empêché de tourner dans le principauté même).

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Etat de Crises

Posted by jfihey sur 24 mars 2009

Ce document synthétise le point de vue des Verts comme réponse à court terme face à la situation de crise de ce premier semestre de 2009.

Il sera bien entendu approfondi, actualisé en fonction des situations en liaison avec l’ensemble des partenaires souhaitant progresser vers une véritable réforme écologiste ; un groupe de travail précisant nos orientations dans les différents secteurs financiers, économiques et sociaux pour les mettre en débat avec les organisations de salariés, présentera des premières propositions au Conseil politique d’avril.

Conscients de l’ampleur et de la brutalité du choc subi par les salariés, les Verts prendront l’initiative dans les prochaines semaines de rencontres de travail avec les syndicats, visant à préciser nos propositions de conversion écologique des activités (transferts de compétence, formation professionnelle, reconversion industrielle…) pour lire la suite

http://www.lesverts.fr/article.php3?id_article=4526

 

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Tous dans la rue le 19 mars

Posted by jfihey sur 14 mars 2009

A l’occasion de la manifestation du 19 mars, un reportage photo sera réalisé et publié sur le blog Champs Libres. Pour cela nous vous demandons de venir nombreux au point de rendez-vous des écologistes, verts, Europe écologie, etc.., avec drapeaux, banderoles, pancartes, reprenant par exemple le slogan : ” Pour la reconversion écologique de l’économie “.

Le rendez-vous est fixé à 14h00 devant la salle omnisports du Bel-Ebat en queue de manifestation.

Si vous avez besoin de matériel, d’information, de conseils, si vous souhaitez partager vos réalisations, prenez Contact avec Jean-Yves Guyomarch :

jeanguyo@tele2.fr , tel : 06 12 07 44 71

Pour sortir de la crise

Pour la reconversion écologique de l’économie


Crise environnementale, crise sociale, crise financière sont une seule et même crise : la crise de notre mode de développement ultra-libéral et productiviste. Augmentation massive du chômage, de la précarité, diminution et dégradation des services publics, épuisement des ressources naturelles, catastrophes climatiques et multiplication des maladies liées à l’environnement mais aussi recul drastique des droits sociaux et des libertés publiques, le constat est là !

Si nous ne changeons pas de cap, la situation va empirer rapidement. Malgré les mobilisations multiples, du 29 janvier à la crise en Outre-Mer et l’accélération de la crise économique, le gouvernement continue sa politique qui nous mène droit dans le mur. Le plan de relance se résume aux aides aux banques, aux multinationales et aux bétonneurs. Pour sortir de la crise, il faut changer de mode de développement.

Le productivisme, voilà l’ennemi ! Il faut une conversion écologique de notre économie et de notre société. Un grand plan d’isolation des bâtiments permettrait de réduire notre dépendance à l’énergie, tout en créant des milliers d’emplois. Augmenter la part de l’agriculture biologique créerait des emplois tout en étant plus sain. La conversion du secteur automobile est indispensable si l’on ne veut pas répéter le drame de l’industrie sidérurgique il y a 30 ans. L’objectif : consommer moins, pour produire et vivre mieux.

Et parce qu’une crise globale exige une réponse globale, nous avons besoin de l’Europe pour mettre en place ces solutions. Nous ne pouvons pas continuer avec cette politique sarkozyste archaïque et inefficace ! Pour se faire entendre et imposer d’autres solutions pour sortir de la crise, les Verts appellent à continuer la mobilisation et à rejoindre toutes les manifestations organisées partout en France le 19 mars.

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Journée Internationale des Femmes

Posted by jfihey sur 27 février 2009

Rouen : samedi 7 mars 2009


à l’occasion de la

Journée Internationale Des  FEMMES


rassemblement  rue du Gros Horloge

 » Pour les droits des femmes  »


Nous sommes tou(te)s concerné(e)s,

loin de l’égalité au travail, face à la santé…

Soyons nombreu(x)ses à ce rassemblement.

Plus d’info:
Collectif National pour les Droits des Femmes(CNDF)

21 ter rue Voltaire75011 Paris

Email: colcadac@clubinternet.fr

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Energies Renouvelables: l’Europe en retard sur ses objectifs 2010

Posted by jfihey sur 26 février 2009

Selon un rapport publié jeudi par le consortium EurObserv’ER, les objectifs 2010 de la Commission européenne en termes de production d’EnR, à savoir 12% de la consommation d’énergie primaire totale, ne peuvent plus être tenus. Cap donc sur 2020 !

Selon un rapport publié jeudi par le consortium EurObserv’ER, la part des énergies renouvelables dans la consommation totale d’énergie primaire des 27 pays membres de l’UE a enregistré une très légère hausse en 2007. Dans son édition 2008 de l’Etat des énergies renouvelables en Europe1, le consortium indique que la part de ces énergies dans la consommation totale d’énergie primaire européenne est passée de 7,1 à 7,5% entre 2006 et 2007 et la part des énergies renouvelables dans la consommation totale d’électricité a augmenté de 0,6 point en 2007 par rapport à 2006 (de 14,3 à 14,9 %).

Cette publication2 donne une présentation des capacités installées et de la production énergétique de chaque technologie énergie renouvelable pour les 27 pays membres de l’Union européenne (énergie éolienne, solaire thermique, photovoltaïque, petite hydraulique, géothermie, biomasse solide, biocarburants, biogaz, déchets urbains renouvelables, énergies des océans et centrales héliothermodynamiques). L’hydraulique constitue toujours la première source de l’électricité renouvelable (60,6% du total), mais cède du terrain par rapport à l’éolien (20,4 %), en forte progression, et à la biomasse (17 %).

L’Allemagne toujours moteur

Synthèse de l’ensemble des baromètres thématiques énergies renouvelables publiées durant l’année 2008, le rapport d’EurObserv’er reconnaît que les objectifs 2010 de la Commission européenne (12% de la consommation d’énergie primaire totale) ne peuvent plus être tenus. Il estime cependant que la tendance actuelle peut permettre d’être plus optimiste, sur le futur des énergies renouvelables dans l’Union européenne, dont l’objectif est d’atteindre 20% d’ENR en 2020. Certes, l’objectif global de la directive sur la production de l’électricité renouvelable ne sera pas atteint d’ici 2010, note le rapport. Ce résultat, que nous avions prévu au fil des années, ne peut pas être attribué à la crise financière. Il s’explique essentiellement par l’absence d’anticipation de certains pays de l’Union pour développer leurs capacités de production d’énergies renouvelables, analyse le consortium EurObserv’ER. Pour preuve : l’Allemagne est le seul de l’Union à avoir déjà atteint ses objectifs 2010 et démontre qu’il est possible d’augmenter substantiellement sa production d’énergie renouvelable par la mise en place d’une politique volontariste. L’Espagne et la Suède apportent également une contribution importante, analyse le rapport.

Objectif 2020 : un vrai défi…

Le paquet énergie climat repose sur six textes législatifs : la directive sur les énergies renouvelables, la révision du système européen des droits d’échange d’émissions, la décision relative à la répartition des efforts entre Etats-membres, le cadre législatif en matière de capture et de stockage de carbone, la directive sur la qualité des carburants et la réglementation sur les émissions de CO2 des voitures. Cet ensemble de dispositions vise à réaliser l’objectif des 3×20 d’ici à 2020 : réduire de 20% les émissions de gaz à effet de serre (et de 30% en cas d’accord international), porter à 20% la part des énergies renouvelables dans la consommation énergétique européenne, et réaliser 20% d’économies d’énergie. Mais le défi est grand pour atteindre l’objectif de 20 % d’énergies renouvelables. Selon le rapport, en 2005, les renouvelables participaient à la consommation énergétique finale européenne à hauteur de 8,5 % (9,2 % en 2006) avec des variations d’un pays à l’autre, de 0 % pour Malte à 39,8 % pour la Suède. Amener ce chiffre à 20 % signifie globalement augmenter la part des renouvelables de 15% à 35%dans la production électrique, de 10% à 25% pour le chauffage, et porter la part des carburants alternatifs de 1% à 10%, commente dans la publication Christine Lins, secrétaire générale du Conseil européen pour les énergies renouvelables (EREC).

… Créateur d’emplois

Pour la première fois, la publication contient des indicateurs socio-économiques (analyse des chiffres d’affaires du secteur et des effets sur l’emploi) de la plupart des filières dans plusieurs Etats membres3. On y apprend qu’avec la biomasse, l’éolien génère de loin l’activité économique la plus importante du secteur des énergies renouvelables en Europe. En France, la filière représente 7.500 salariés qui occupent surtout des postes dans le secteur de l’installation. Concernant le photovoltaïque, en Allemagne, l’association solaire fédérale (BSW-Solar) estime que 10.000 entreprises environ opèrent dans le secteur du photovoltaïque pour un total de 41.260 emplois directs à plein-temps.
Derrière l’Allemagne et l’Espagne, le secteur français du photovoltaïque a connu l’année dernière une forte progression pour atteindre 2.110 emplois directs et un chiffre d’affaires de 430 M€. Troisième pays en termes d’emplois dans la filière solaire thermique, la France présente un chiffre d’affaires de 395 M€, et plus de 2.300 emplois directs à plein-temps.
21.000 emplois ont été identifiés par le consortium dans l’ensemble des sept pays concernés, dont 9.400 en Allemagne, 6.660 en Espagne, 3.900 en France et 1.100 en Autriche pour la filière de la petite hydraulique souvent qualifiée de traditionnelle (sites de moins de 10 MW). Ces emplois sont davantage relatifs à l’exploitation et la maintenance des centrales qu’à la production industrielle de turbines hydrauliques, analyse le rapport.
La publication traite également de la Géothermie, du Biogaz, des Agrocarburants et de la Biomasse solide. Y figure aussi l’étude de 7 régions européennes qui ont misé sur les énergies renouvelables, en créant des synergies entre industrie, recherche et formation.

C.SEGHIER
Actu-Environnement.com – 23/02/2009

1/ État des énergies renouvelables en Europe – 8e bilan EurObserv’ER – Édition 2008
2/ Le baromètre EurObserv’ER est un projet soutenu par la Commission européenne, dans le cadre du programme Énergie Intelligente-Europe de la DG TREN. Il est également soutenu par l’Ademe.
3/ Allemagne, Autriche, France, Espagne, Pologne, Pays Bas ,Slovénie

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