CHAMPS LIBRES / LES VERTS – EUROPE ECOLOGIE

Citoyens, Associations et Verts, des pays d’Evreux Avre et Iton –

Archive for octobre 2007

Prendre le bon train… ( à propos de la ligne ferroviaire Evreux – Louviers – Rouen)

Posted by jyguyomarch sur 30 octobre 2007

Le jeudi 24 octobre 2007 à Gravigny, une réunion publique sur les opportunités de la réouverture de la ligne Évreux- Rouen était organisée par le président de l’association rive gauche, Michel Champredon.

 

 

L’objet de la réunion était de présenter un projet ferroviaire alternatif à la réouverture de ligne Évreux – Louviers – Rouen. L’idée de proposer un autre scénario est toujours intéressante et peut nous engager dans un débat constructif. Le public était nombreux et attentif. Michel Champredon ouvrit la réunion en présentant l’étude réalisée par la région, il insistait sur les difficultés financières et techniques. Dans la salle, le public qui était nombreux et attentif, attendait avec impatience l’intervention de l’invité « expert en train » qui en lien étroit avec rive Gauche proposait un contre projet.

 

 

Dès le début de son intervention, le public dans sa grande majorité se révélait contre le projet Évreux – Louviers – Rouen et comptait bien se faire entendre en soutenant l’autre scénario Évreux – Serquigny – Rouen.

 

 

L’expert ne comprenait pas pourquoi la région avait lancée une étude de faisabilité sur la réouverture de la ligne passant par Louviers et Val de Reuil alors que la ligne par Serquigny existe déjà, seul l’investissement dans des rames étant alors nécessaire. Seules deux petites contraintes : un temps de trajet supérieur d’un quart d’heure et des travaux à Serquigny pour assurer techniquement la liaison.

 

 

L’association Halte au train qui a également été invitée, soutient le projet via Serquigny en argumentant qu’il est inacceptable pour des raisons de sécurité (trop de passages à niveau), de proximité d’habitations (permis de construire délivrés à coté de la voie) et d’environnement (zone natura 2000) d’imaginer la réouverture de ligne via Louviers.

 

 

C’est alors qu’un participant m’interpelle pour connaître la position de la région. Je précise qu’en effet je suis élu régional mais que je ne suis pas, ce soir, mandaté par la région Haute-Normandie. Ma position est celle de l’élu écologiste vert.

 

 

Au début de mon intervention, je tiens à faire quelques rectificatifs suite aux propos tenus par les intervenants politiques et associatifs qui m’ont précédé. :

 

 

« L’enjeu climatique nécessite le développement du train par des investissements qui peuvent paraître lourds mais qui sont néanmoins indispensables, les 130 M€ prévus pour la réouverture de la ligne ne sont pas scandaleux quand il s’agit de réorienter les transports de la voiture vers le train. Je me permets de rappeler que les quelques kilomètres de la déviation sud ouest d’Évreux vont coûter plus de 300 M€ et impacter fortement l’environnement.

 

 

Concernant le fameux déficit prévu pour l’exploitation de la ligne, la mise en place de transports collectifs ne peut se faire qu’avec la participation financière des collectivités ; il en est ainsi pour le transurbain de l’agglomération d’Évreux (3M€) et il en sera ainsi pour la future ligne Évreux-Louviers-Rouen. »

 

 

« Certes, la ligne par Serquigny a l’avantage d’exister et de pouvoir relier Évreux à Rouen, mais alors pourquoi la SNCF ne développe-t-elle pas la fréquence des trains et des correspondances pour Rouen ? L’étude de faisabilité Évreux-Louviers-Rouen indique un vrai potentiel voyageurs (2500 à 3000 immédiatement) avec 17 allers-retours par jour. La réouverture de cette ligne doit permettre le maillage du territoire, c’est un service pour limiter l’usage de la voiture, faciliter les déplacements (étudiants, travailleurs, personnes âgées… ) et développer l’activité économique. Enfin la liaison Evreux-Louviers-Val de Reuil va permettre le développement d’activités culturelles et de loisirs et leur accès facilité pour tous. »

 

 

« Il y a quelques difficultés techniques en terme de sécurité (passages à niveaux), de proximité (constructions prés de la voie existante), d’environnement (zones sensibles, classées), il faut trouver des solutions techniques, c’est le travail qui doit être engagé en concertation avec la population concernée ».

 

 

Mon intervention souleva beaucoup de questions et de remarques dans le public.

 

Quelle serait votre position si vous habitiez à coté de la voie ferrée ? ou si le train traversait un zone natura 2000 ?

 

 

Je souhaite conclure ce billet en citant cette participante : « J’habite le long de cette voie, je risque de subir des nuisances… mon avis ne doit pas seulement dépendre de mes contraintes personnelles mais aussi de l’intérêt général ».

 

 

Jean-Yves Guyomarch

 

 

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L’alimentation entre agriculture mondialisée et relocalisation…

Posted by bfen sur 28 octobre 2007

Le Carrefour Rural et le CCFD ont proposé le 25 octobre dernier au Lycée agricole du Neubourg, une soirée film et débat autour du thème  » L’ alimentation entre agriculture mondialisée et relocalisation… « .

Le film  » Sénèkè law kuma  » de Idriss Diabaté ( Paroles de paysans maliens ) a permis de participer aux cinq journées de rencontre et d’ échanges des producteurs ( et productrices ! ) de coton de la région de Sissako. A la fin de ce forum, et après l’ intervention de producteurs de coton d’ autres pays ( Burkina Faso, Afrique du Sud, Inde ) et de scientifiques ( experts en biologie, scientifiques travaillant pour des industries semencières ), ils devaient se prononcer concernant l’ introduction ( ou non ) de la graine de coton BT ( semence OGM). Leur décision de s’ opposer à l’ introduction de ces semences OGM est prise démocratiquement et s’ appuie sur des préoccupations écologiques. Ils font part de leurs craintes que cette  » mère nourricière transformée  » n’ ait un impact sur leur écosystème : sur les cultures vivrières qui alternent avec celle du coton, et sur les plantes utilisées à des fins médicinales. Mais aussi que les OGM ne  » détruisent les relations humaines  » (pratique de l’échange des graines) et recréent une nouvelle forme de dépendance aux nations étrangères. Leur décision doit, ensuite, être transmise à l’ assemblée nationale du Mali. Il faut souhaiter que ceux qui détiennent le pouvoir l’ utilisent à bon escient …

Les spectateurs ont reçu ce film comme une bonne surprise, une sacrée leçon de démocratie participative et de maturité. C’est d’ailleurs pour ces qualités-là que la conférencière invitée,Silvia Pérez Vitoria, a souhaité nous le présenter. Pour nous montrer que les paysans sont capables de choisir des voies alternatives, et de résister au mirage du « produire plus ».

Les agriculteurs normands qui se sont déplacés pour la soirée font partie de ceux qui aimeraient sortir de l’engrenage productiviste, mais ils se heurtent à la politique agricole actuelle. Les élèves du Lycée agricole, installés dans les rangées du fond de salle, sont carrément sceptiques.

Silvia Pérez Vitoria, économiste et sociologue, est une habituée des tables rondes : plutôt que de rebondir sur des polémiques, elle présente de manière très pédagogique ses convictions, que l’on sent muries par des échanges avec des spécialistes de tous pays.

L’agriculture mondialisée est bâtie sur de terribles déséquilibres : le Brésil produit à tout crin du soja destiné aux volailles européennes, qui viennent ensuite étouffer les marchés africains. Un autre exemple, plus proche de nous : la région Limousin, est , contrairement à ce que l’on pourrait croire, déficitaire pour la filière viande bovine !! car elle fait engraisser ses veaux en Italie.

Silvia Pérez Vitoria défend la souveraineté alimentaire des peuples, qui passe par la relocalisation. Pour elle, une agriculture française basée sur la polyculture et l’élevage aurait tous les avantages : autonomie, créations d’emploi, et un cycle écologique fermé : le paysan produit la nourriture de son bétail, qui à son tour produit les « engrais » nécessaires aux cultures. Mais pour revenir à ce type d’agriculture, qui était dominant avant la 2ème guerre mondiale, il faudrait entamer une véritable révolution de notre civilisation actuelle.

En attendant, chacun d’entre-nous peut agir en tant que consommateur, en privilègiant les produits locaux et les circuits courts, tels que les AMAP (lien sur le site).

La soirée s’est terminée trop vite; pour la prolonger, le livre de Silvia Pérez Vitoria  » Les paysans sont de retour « , Editions Actes Sud (septembre 2005) est disponible en librairie et chez Artisans du Monde.

A lire aussi, le « petit précis de mondialisation » d’Erik Orsenna « Voyage aux pays du coton », Editions Fayard, de lecture très plaisante.

Cette soirée s’inscrivait dans la Campagne départementale interassociative menée sur le thème de l’alimentation, initiée par la projection à Evreux fin septembre du film « We feed the world ».

Les prochains rendez-vous sont :

le 15 novembre à 20h, à la Halle aux Toiles à Rouen, débat sur les OGM avec Greenpeace

le 20 novembre à 20h30, au cinéma de Louviers, film et débat « Supersize me »

le 22 novembre à Rouen, conférence du Professeur Belpomme, oncologue

le 23 novembre à Evreux, réunion publique « vous mangez mal ? mais vous payez pour ! »

novembre 2007 à Gisors, projection/débat « we feed the world »

mi-décembre à Bernay, conférence d’A.Pochon, éleveur, auteur de « les sillons de la colère »

janvier 2008 à Vernon, projection/débat « we feed the world »

le 22 janvier à 20h, au cinéma de Louviers, projection/débat « we feed the world »

le 5 février à Gravigny, réunion publique sur les pesticides

le 18 mars à Louviers à 20h, conférence du Professeur Belpomme, oncologue

le 21 avril à Louviers, documentaire « économie solidaire »

NB : les films et conférences pourraient être proposés en séances scolaires

Betty Brubacher

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Elections municipales : Avec Champs Libres et les Verts passons aux actes

Posted by bfen sur 27 octobre 2007

 

Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts, aborde les municipales lors de la convention nationale des parlementaires Verts

Vodpod videos no longer available.

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Altermondes, la revue trimestrielle de la solidarité internationale

Posted by bfen sur 25 octobre 2007

Altermondes

Altermondes est la revue trimestrielle de la solidarité internationale. Destinée à toutes celles et tous ceux qui s’intéressent aux questions de solidarité internationale, de développement durable, de droits humains…, elle cherche à favoriser la compréhension des questions et enjeux internationaux et à promouvoir les pratiques et les comportements responsables. Son point fort : la parole aux acteurs de la solidarité internationale, au Nord mais surtout au Sud et à l’Est.

« Trop jeunes pour changer le monde ? ». C’est le thème du dossier de 24 pages paru dans le dernier numéro d’Altermondes. Un dossier qui donne la parole à des jeunes qui s’engagent, ici et là-bas, pour construire un autre monde. Un dossier qui colle aux messages et aux valeurs portées par la Semaine de la solidarité internationale et qui atteste du dynamisme des associations de solidarité internationale portées par des jeunes. Un dossier conçu en partenariat avec Animafac, Bioforce, CCFD, CIEDEL, CNAJEP, Etudiants & Développement, FAGE, Les Francas, Ingénieurs sans Frontières, Ligue de l’enseignement, Ritimo, Solidarité laïque et Starting Block.

En bonus ! « La semaine de tous les possibles ! », une tribune de Hanna Allouch, coordinatrice de la Semaine de la solidarité internationale

Prix au numéro : 5 € (3,5 € l’exemplaire au-delà de 10 numéros achetés) — Prix de l’abonnement : 20 € (4 numéros – 1 an)

Contact :
Altermondes – 14 Passage Dubail – 75010 Paris
Tél. : 01.44.72.89.72 – Fax : 01.44.72.06.84
E-mail : altermondes@altermondes.orgwww.altermondes.org

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Micropolitiques des groupes (Pour une écologie des pratiques collectives)

Posted by bfen sur 25 octobre 2007

Souvent, les groupes militants ou les collectifs de travail développent un savoir ambitieux quant à l’objet de leur intervention ou la nature de leur activité mais, paradoxalement, se montrent incapables d’exercer la même attention vis-à-vis de leur pratique de groupe. Ils feignent d’ignorer que le groupe construit sa propre écologie et que cette écologie requiert des techniques et des savoirs spécifiques pour se développer et se mouvoir, pour associer les trajectoires et entrecroiser les désirs (p. 196). Et pourtant ce sont bien ces savoirs du collectif sur le collectif qui fabriquent nos réussites, notre créativité et nos échecs (p. 7). Pourquoi cette dimension essentielle de notre vie en collectivité nous reste si étrangère ?

L’ouvrage de David Vercauteren, écrit en collaboration avec Thierry Müller et Olivier Crabbé, investit vigoureusement cette question et le fait sur trois plans tout à fait indissociables : les cadres théoriques qui nous servent d’appui et de relais pour penser notre biotope collectif (p. 196), les protocoles que nous expérimentons et dont nous attendons des effets constructifs pour notre vie en groupe, notre capacité d’apprendre d’une expérience commune et de transformer ainsi la manière dont nous nous rapportons à nous-même et aux autres. La grande qualité du livre tient à cette articulation toujours maintenue entre ces trois plans.

À la suite de Félix Guattari, l’auteur encourage donc les groupes à mener un travail d’analyse sur eux-mêmes en même temps qu’ils engagent un travail politique – mais aussi social ou artistique – avec l’extérieur (p. 53).

Parmi les nombreuses questions travaillées dans le livre, nous en retenons cinq.

1. La personnalisation des erreurs et des réussites, la psychologisation des événements

Comme le souligne l’auteur, dans une situation donnée, on peut considérer qu’une personne s’est comportée comme un salaud et il est parfois tout à fait légitime de penser les choses en ces termes (p. 133). Néanmoins, l’essentiel du problème subsiste. Lorsqu’une crise survient, par delà les actes incriminés ou les responsabilités engagées, le groupe se trouve confronté à sa propre histoire. Comment se fait-il que tel acte ou comportement soit devenu possible ? (p. 186). La question prend alors une toute autre ampleur; elle se ramifie et interpelle l’ensemble des relations et des fonctionnements constitutifs du groupe. La psychologisation – au sens d’une personnalisation de la responsabilité de ce qui s’est déroulé, ainsi que la définit l’auteur (p. 181) – bloque la réflexion collective en la focalisant et en la fixant sur une dimension unique et envahissante, celle du ressenti ou du ressentiment. L’absence d’élaboration du problème laisse libre cours à la stigmatisation (il s’est mis de lui même en dehors du groupe), à la psychologisation (il a voulu nous tromper), au révisionnisme (il n’a jamais été complètement clair avec nous) et, pour finir, à toute sorte de propos moralisateurs. Comment nommer ce problème devenu, par la force des choses, commun à l’ensemble du groupe ? Comment le caractériser, lui qui, de fait, construit du commun – serait-il triste et négatif – dans la mesure où il implique tous les membres du collectif ? L’effort engagé pour penser la situation, et pas seulement la juger, peut laisser espérer ou entrevoir un autre déroulement de l’histoire : non pas une situation qui précipite vers le pire (p. 179) mais la possibilité donnée à chacun de revisiter ses blessures, de “passer de la peur de « revivre cela », avec tout le cortège d’impuissances que cela mobilise, à un désir de réessayer une expérience collective mais… autrement” (p. 187).

2. « Problémer » plutôt que solutionner, « problémer » avant de solutionner (p. 137)

Le groupe est un éco-système qui expérimente et sélectionne “dans une infinité de rapports (géographique, sexuel, organisationnel, linguistique…) ceux qui lui conviennent à un moment donné” (p. 153). Il tâtonne et expérimente. Ils fabriquent continuellement les problèmes qui font sens pour lui et donne corps à son histoire. Chaque problème – pas simplement rencontré, comme on le formule trop facilement, mais surtout construit et élaboré – représente une opportunité : une occasion pour le groupe de reparcourir sa propre histoire, une circonstance nouvelle qui incite chacun à s’éloigner du rôle dans lequel il s’est établi, un contexte différent qui oblige le collectif à se réimpliquer dans son projet et à farfouiller dans ses propres ressources ou encore un événement qui redistribue l’agencement de la situation (p. 88). Le problème fabrique de l’histoire, en ce qu’il marque une discontinuité. Problémer construit du commun par la réflexion collective qu’il implique. L’auteur fait très nettement la différence entre « problémer », c’est-à-dire le passage d’un problème qui se pose au groupe à un problème que se pose le groupe, et « solutionner ». “L’un est affaire d’invention : on crée un problème, il n’existe pas tout fait. L’autre est plutôt affaire de découverte : il s’agit de chercher dans les possibles d’une situation les solutions aux problèmes posés. L’enjeu consiste à fabriquer les problèmes, à essayer de les poser, des les formuler au mieux et au plus loin de ce que l’on peut, de telle sorte que certaines solutions s’élimineront toutes seules et que d’autres solutions, bien qu’elles restent à découvrir, s’imposeront d’elles-mêmes” (p. 137-138). Et l’auteur insiste sur le fait que les solutions que découvrira le groupe seront d’autant plus créatives et pertinentes que le problème aura été élaboré avec patience et minutie (p. 138 et 144). Les problèmes sont bien sûr de nature extrêmement diverses. Un exemple introduit par l’auteur retient particulièrement notre attention : “il suffit qu’un des membres [du groupe militant] ait par exemple un enfant ou soit dans l’obligation de travailler [à l’extérieur] pour que sa participation au groupe devienne problématique. [La personne] ne peut plus partager ce quotidien où « tout » s’élabore, se décide et se modifie…” (p. 22). Est-ce que cette situation-problème va retenir l’attention du groupe ? Est-ce qu’elle fera signe pour lui ? Est-ce qu’elle sera réellement élaborée en tant que problème – un problème impliquant l’ensemble du collectif, interrogeant ses modes de fonctionnement et l’incitant à expérimenter de nouveaux protocoles d’activité ? “Dans un cas, [cet événement] qui se produit va renforcer en sourdine [une] fêlure silencieuse. Dans un autre cas, cela va agir comme un signe : « Ce n’est plus possible de fonctionner comme avant ». Dans une autre hypothèse encore, cela va simplement provoquer un peu de bruit, avant que le silence revienne” (p. 90). De quels savoirs et techniques le groupe doit-il se doter pour devenir plus réceptif et attentif aux nombreux signes émis par lui et à travers lui ?

3. La sensibilité du groupe aux mutations qui le parcourent (p. 8 )

Les situations vécues collectivement ne cessent de faire signe à condition que les personnes y soient sensibles (p. 86). Un signe, lorsqu’il attire réellement l’attention du groupe et suscite son intérêt, ne le renvoie pas à son ignorance mais, au contraire, le sollicite dans son savoir; il le mobilise et l’oriente (p. 87). Il devient en quelque sorte un guide pour la pensée même si ce guide entraîne le groupe sur des terrains incertains. Le groupe se fraye alors un chemin parmi les nombreux signes dont il se saisit; il développe son savoir à partir d’eux et avec eux. Ils lui offrent une prise partielle sur la réalité – une fixation provisoire – à partir de laquelle un processus de réflexion et de création peut s’amorcer. Cette écologie des signes est donc essentielle car c’est bien de cette façon que le groupe construit son rapport à lui-même : ce qu’il rend bruyant ou maintient silencieux, ce qu’il met en mot ou en geste, ce qu’il rend visible ou laisse inaudible, la part qu’il accorde à un événement ou l’indifférence qu’il entretient savamment, ce qu’il valorise et ce qu’il disqualifie… Devenir sensible aux multiples aspects de la vie en collectif est un réel défi (micro) politique. Cette (micro)politique du sensible évitera au groupe de ne lire sa réalité qu’à partir et à travers des rôle assignés, des modèles reproduits jusqu’à l’épuisement ou des schémas issus des nombreuses structures autoritaires et hiérarchisées dans lesquelles nous évoluons. Comme le souligne David Vercauteren, on accorde “peu d’attention, et forcément d’intérêt, aux effets produits par les comportements que nous avons appris à avoir en collectivité (à l’école, dans nos familles, dans nos premières expériences de groupe…) sur nos réunions, sur le ton et dans les mots que nous utilisons, sur nos attitudes corporelles, sur le temps que nous nous donnons, sur l’ambiance qui règne dans nos locaux ou lors de nos actions” (p. 11). S’il ne construit pas cette attention et cette disponibilité, le groupe se dépossède d’une partie de ses savoirs et de ses techniques, de ses usages et de ses potentialités, de sa sensibilité et de sa créativité. La raison, nous la connaissons trop bien; elle est au coeur de la réflexion de l’auteur. Il s’agit de cette vieille habitude que partage la plupart des groupes militants : la focalisation sur la macropolitique, sur ce qui apparaît le plus explicitement politique, sur ce qui est le plus directement valorisable en termes de pouvoir. Pourtant, au moment où le groupe renforce sa capacité à agir, il peut parallèlement, et fréquemment, affaiblir sa faculté à se construire lui-même. L’ouvrage « Micropolitiques des groupes » retrace plusieurs expériences où un collectif a entrepris cette « reconquête » de ses propres usages, savoirs et arts de faire, où un collectif a introduit de nouveaux protocoles de fonctionnement afin de (ré)apprendre à “se décoller de ce qui lui « colle à la peau » et [à] devenir sensible aux multiples aspects de la vie du groupe” (p. 176).

4. Une fabrique écologique

La puissance politique (mais également la puissance créative et intellectuelle) d’un groupe “dépend en grande partie de la manière dont celui-ci va inventer les dispositifs et artifices qui vont, indissociablement, permettre à ceux qui y participent et au groupe lui-même de convoquer les forces en présence, de les activer et de les développer” (p. 168). Nous sommes ici au coeur de cette micropolitique des groupes et de cette écologie des pratiques collectives que David Vercauteren appelle de ses voeux. En introduisant un artifice au sein de son fonctionnement le plus habituel et le plus familier (une règle à respecter, un rôle attribué à quelqu’un, un rituel de prise de parole…), le groupe agit sur son propre mode d’existence; il tente de le faire bouger de l’intérieur et par l’intérieur, il donne cours à de nouvelles capacités, il libère d’autres potentialités. L’artifice s’immisce dans la situation et la redéploie, la réagence. Mais, comme le souligne l’auteur, nul ne peut savoir à l’avance si l’artifice créé va produire quelque chose d’intéressant (pour le groupe) et de réellement constructif (par rapport à une situation donnée). Il provoque nécessairement une incertitude. Et c’est certainement cette indétermination ou cette incertitude qui sont riches d’enseignement et de potentialités. L’artifice amorce divers processus que le groupe devra questionner, évaluer, apprécier. “L’artifice est une fabrique écologique. Il agit sur le milieu et le fait parler autant qu’il est « agi » et « parlé » par le milieu” (p. 35). C’est à la fois un « analyseur » dans la mesure où il révèle quelque chose du fonctionnement du groupe et un « opérateur » de changement par les réactions qu’il suscite et les déplacements qu’il provoque. Quels effets produit cet artifice auprès des personnes, sur l’ambiance de travail, dans le déroulement de l’activité ? Dès lors qu’un nouveau protocole est choisi ou inventé, toute une série de questions surgissent : qu’est-ce que ce protocole détermine, construit, modifie… ? L’auteur insiste sur le fait qu’un artifice ne vaut pas pour lui-même mais bien pour le mouvement dans lequel il nous introduit et pour l’effort d’expérimentation auquel il nous oblige (p. 36). Il représente avant tout un appui pour le groupe. A aucun moment, il ne doit prendre le groupe en otage au sens où il devrait être respecté et appliqué comme tel, pour lui-même, sur un mode exclusif et impératif, en oubliant ce qui a justifié sa mise en place et en occultant la « qualité » des effets qu’il produit. Il convient de laisser ouvert l’expérimentation et de rester libre et actif au sein de cette fabrique écologique que cristallise l’artifice ou le protocole. Et, comme le souligne l’auteur, “Ça peut rater, ce qui n’est pas grave; il faut alors réessayer autrement. Et, si cela foire, évitons d’en tirer de grandes conclusions ou de se lamenter […]. Reprendre plutôt là où l’on s’est arrêté” (p. 159).

5. Un savoir nomade et (dé-)ambulant

Cette micropolitique des groupes implique un savoir lui-même mobile et réactif, un savoir nomade et (dé-)ambulant, un savoir qui s’attache aux effets et qui jalonne les processus. C’est un savoir qui, avant tout, prend en compte la créativité d’un groupe et sa capacité à renouveler ses formes. Loin de simplement rendre compte (observer et restituer), il s’efforce de tenir compte de ce qui s’agence et se déploie (accompagner et contribuer). David Vercauteren le formule en ces termes : “Mon parti pris dans ce rapport entre langage, nomination et problème est de concevoir les mots, les idées non pas comme des formes, des représentations, des images de la réalité (« qu’est-ce que l’idée est ? »), autrement dit comme de pures abstractions, mais comme des fonctions (« qu’est-ce que l’idée produit ? »). L’idée agit et elle n’agit pas sans faire agir” (p. 214).

Pascal NICOLAS-LE STRAT

 

 

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« Paroles de Paysans maliens » de Idriss Diabaté

Posted by bfen sur 24 octobre 2007

L’alimentation entre agriculture mondialisée et relocalisation

Suite au film We feed the world

 

Jeudi 25 octobre 2007 à 20h30

 

au Neubourg (au Lycee Agricole)

 

sera projeté le film

 

« Paroles de Paysans maliens »

 

« Seneke law kuma »

 

de Idriss Diabaté

 

suivi d’un débat avec Silvia Perez Vitoria

 

économiste-sociologue et réalisatrice de documentaires

 

auteur du livre « les paysans sont de retour »

 

organisé par le carrefour rural et le ccfd

 

téléphone 02 32 34 72 81

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Posted by bfen sur 24 octobre 2007

Samedi 27 octobre 14h-17h,

1 rue Saint Thomas- Fédération des Œuvres Laïques (derrière la poste principale)

Présentation du projet de tramway pour Évreux et son agglomération………. en présence de son auteur Jean Goujard.
Venez avec vos amiEs

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rapport moral de l’Assemblée Générale de la CSF La Farandole du 10/10/2007

Posted by bfen sur 23 octobre 2007

Rapport Moral de la Section d’Evreux de la Confédération Syndicale des Familles – La Farandole –

Année 2006/2007:

 

Après l’échec de notre projet Espace Accueil Familles, nous avons essayé de continuer à répondre présent dans la vie du quartier et des habitants :

– Ainsi, il y a eu les réunions entre associations pour préparer les Assises de la Vie associative qui ont eu lieu en Janvier 2007.

– En décembre, une réunion d’information des habitants du secteur de la galerie Saint André a été organisée dans le cadre de l’ANRU pour le renouvellement urbain et projet de résidentialisation des immeubles. Peu d’information, peu de participants des habitants à cette réunion. Par contre, suite à cette réunion, un cahier est mis a disposition dans l’entrée de l’Hôtel de l’agglomération pour recevoir les doléances des habitants : des mamans de la Farandole se sont mobilisées et ont fait signer une feuille de doléances à leurs voisins d’escalier . Malheureusement, nous n’avons jamais eu de retombées sur cette « concertation » : ainsi s’estompe peu à peu, le mince germe de vie démocratique déjà fragile dans notre quartier.

 

Finalement, nous nous sommes concentrés sur notre projet en évitant de « sauter sur tout ce qui bouge » ! (C’était le Conseil de Madame Marie-Jeanne Cordelette, missionnée par Haute Normandie Active)Ainsi donc,

de décembre 06 à avril 07, nous avons été accompagnés avec Haute Normandie Active dans le Dispositif Local d’Accompagnement par Madame Marie-Jeanne Cordelette:

 

Nous avons surtout clarifié notre projet afin d’assurer une plus grande lisibilité auprès de nos financeurs et au sein même des équipes de bénévoles et salariées

Convaincues que la Farandole rend un réel service aux familles du quartier, service dont le bien fondé et l’intérêt sont reconnus, bénévoles et salariées se sont remobilisées autour du projet et des activités de l’association.

Les différentes composantes de l’association ont participé à des réunions communes afin d’harmoniser nos positions par exemple sur la manière de proposer l’adhésion

Nous avons amorcé un travail sur la qualité de l’accueil qui se prolonge avec l’aide de Sophie, permanente inter région, avec en particulier l’élaboration d’un questionnaire de satisfaction qui nous permettra de finaliser ce travail de réflexion et d’analyse de nos pratiques, et de réajuster notre projet sur les 3 années à venir, projet que nous devons présenter prochainement à la ville et à la CAF dans le cadre du contrat Enfance.

Cet accompagnement nous a motivées pour solliciter de nouveaux membres pour renflouer le conseil d’administration : ainsi une réunion en juin a réuni quelques personnes susceptibles de nous rejoindre et a permis un échange fructueux sur notre projet, ses atouts ainsi que les difficultés de mise en œuvre de certaines actions comme l’implication des parents dans le soutien scolaire.

 

Cette année scolaire est aussi la première où nous avons fonctionné toute l’année avec les 2 nouvelles sections de la CSF, « La grande Garenne » de Saint Marcel, et « l’Association Familiale de Vernon et sa Région ».

 

Nous avons constitué une Union Départementale de la CSF (UD CSF), dans laquelle nous avons le projet de mettre en place des permanences consommation.

 

Grâce l’existence de cette UD CSF, nous siégeons maintenant au Conseil d’Administration de l’Union Départementale des Associations Familiales de l’Eure (UDAF) dans laquelle nous avons 4 sièges depuis l’assemblée générale de juin dernier : il s’agit de Annie Massé (Aubevoye) , Reynald Binay (Vernon) Jack Collin (Saint Marcel) également président de l’UD CSF et Geneviève Magnan (Evreux). Nous avons aussi un siège au bureau de l’UDAF depuis septembre dernier.

 

Cette représentation nous permet d’être porte-parole des familles des quartiers populaires dans lesquels nous sommes implantés, et dont les situations de vie ainsi que les revendications sont souvent différentes des familles représentées par les autres associations familiales (Familles de France, Les Associations Familiales rurales, les Associations Familiales Catholiques, l’Union Nationale des Familles d’Enfants Adoptés, l’union nationale des familles et amis de malades psychiques etc… Différence mais aussi richesse dans la confrontation des idées…

 

Le rapport d’activités du Lieu d’accueil Parents & enfants montre une recherche d’actions concrètes à travers l’accompagnement des familles : continuation des débats avec la PMI ; ateliers périscolaires, ateliers de travaux manuels.

 

Toutefois nous avons encore un effort à faire pour permettre une meilleure implication des familles dans les ateliers périscolaires, permettre que les travaux manuels soient organisés dans l’intérêt premier de l’enfant, et non du simple loisir pour les adultes ;

Dans ce sens, la formation BAFA de Anne, qui est en cours est positive, ainsi que son projet de suivre une formation d’animatrice BPJEPS.

 

 

Enfin, je profite de ce moment, pour rappeler qu’après 9 ans de présidence de l’association, nous pouvons dire que nous avons assuré notre mission au service d’un public de jeunes mamans et de jeunes enfants du quartier, d’une façon assez performante, et adaptée au type de population rejointe, même s’il existera toujours des points à améliorer notre projet 2008 évolue dans ce sens, grâce à la qualité de notre accompagnement par HNA.

 

Oui, nous avons réussi à faire vivre un Lieu d’accueil parents et enfants, projet dans lequel nous avons été encouragés dès le départ par Madame Marina Tranchant, agent de développement local à la CAF à qui je voudrais rendre hommage pour ce compagnonnage discret mais efficace, puisqu’elle vient de quitté l’accompagnement de notre secteur à la CAF.

J’en profite également pour remercier tous nos partenaires financiers, la PMI, l’ADEF 27.

 

Pour l’avenir, il reste encore une deuxième mission que nous nous étions donnée dès le départ : contribuer à améliorer et approfondir les liens Familles école, faire en sorte que les parents prennent une part active dans la vie collective de l’école de leurs enfants.

 

Pour cela La CSF La Farandole a besoin d’un Conseil d’administration et de bénévoles qui susciteront du militantisme auprès des parents. C’est ce que je souhaite pour l’avenir de notre section CSF

 

Geneviève Magnan

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Rôle de l’équipe de campagne de Champs Libres

Posted by bfen sur 18 octobre 2007

Jean-Yves Guyomarch et Jacqueline Fihey précisent le rôle de l’équipe de campagne de Champs Libres.

En 2mn de vidéo, revivez une année de la vie du collectif Champs Libres.

Vodpod videos no longer available.

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Municipales Evreux : Rencontre entre le parti communiste, les Verts et Champs Libres

Posted by bfen sur 17 octobre 2007

Champs Libres et les Verts ont répondu, mardi 16 octobre, à l’invitation qui leur a été faite par le parti communiste de l’Eure. L’objet principal de cette réunion était de faire le point sur les stratégies envisagées en vue des élections municipales de mars 2008.

Christian Jutel, secrétaire départemental du parti communiste et conseiller régional, a tout d’abord rappelé le désir des communistes de voir dans tout le département se construire un rassemblement unitaire de la gauche et des Verts pour le premier tour des municipales.

L’idée est de développer une dynamique unitaire durant la campagne de manière à présenter ensemble un projet et une équipe attachés à modifier en profondeur les orientations de nos villes.

Selon Jérôme Bourlet (Verts Louviers) les Verts de l’Eure, exception faite des Verts des pays d’Évreux, Avre et Iton, envisagent eux aussi d’aborder leurs campagnes pour les municipales sous cet angle. Il a toutefois signalé une particularité à prendre en compte à Vernon.

L’essentiel de cette rencontre a ensuite porté sur la situation ébroïcienne. Benoît Fenault, secrétaire des Verts d’Évreux et du Sud de l’Eure est intervenu en temps que délégué de Champs Libres, collectif de Verts et de citoyens qui préparent les élections municipales.

Champs Libres travaille depuis un an à l’élaboration d’un programme d’écologie politique pour les communes, communautés de communes et agglomérations du Sud de l’Eure. Ce programme s’inscrira clairement dans le cadre de politiques publiques de transformation sociale. En cela, il est voué à être discuté et partagé avec toutes les autres composantes de la gauche, et notament ébroïcienne en vue d’aboutir à un accord programmatique d’une part, de co-gestion d’autre part.

La dynamique mise en oeuvre à cette occasion a permis de constater qu’une partie des concitoyens de nos villes et villages souhaite confronter leurs attentes, leurs souffrances, leurs projets à une mise en débat dont le coeur de réflexion est l’écologie. La volonté de tous est que le projet qui résulte de ce débat puisse être globalement présenté à la population comme étant un monde possible, désirable, accessible et réalisable. Pour ce faire, Champs Libres mènera une campagne de premier tour à Evreux, tout en soutenant pour les autres communes le travail que feront ses membres dans le cadre de listes d’union de premier tour.

L’objectif de Champs Libres est de rallier les suffrages écologistes, mais aussi de toute une frange de la population souvent indécise, à l’idée que citoyens, écologistes, communistes, radicaux et socialistes vont ensemble réaliser les conditions d’une vie agréable, préservant la santé de tous, développant une économie durable et soutenable, l’amorce d’un monde équitable et solidaire où la planète y trouverait son compte.

Champs Libres souhaite donc mener cette campagne de manière complémentaire à celle qui sera menée par la liste de ses partenaires. Pour cela, la stratégie retenue sera présentée et débattue avec ces partenaires. Champs Libres propose donc à l’ensemble de ses partenaires de gauche de se retouver autour d’une table dès le mois de novembre en vue de mettre en commun nos programmes en vue de l’élaboration du grand projet d’agglomération que nous serons amené à proposer pour le second tour. La forme que va revêtir la communication sur ce projet pendant la campagne reste bien évidement à définir, mais l’on peut aisément imaginer des réunions publiques communes de présentation de ce projet, des débats communs avec la population (poursuite des réunions de quartiers que nous avons menées ensemble l’an dernier)…

Cette première rencontre en vue de la préparation commune des municipales est porteuse de nombreux espoirs et c’est avec optimisme que nous aborderons les suivantes. Les démarches du PCF et de Champs Libres sont en parfaite harmonie. Un seul point diffère, celuis de la présence de Champs Libres au premier tour. La question à la quelle nous nous sommes engagés à répondre est donc de faire de cette particularité une richesse pour tous, et d’abord pour les ébroïciens.

Benoît Fenault

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Présentation de l’équipe de campagne de Champs Libres

Posted by bfen sur 17 octobre 2007

Présentation d’une partie des personnalités de l’équipe de campagne de Champs Libres, à l’occasion d’une réunion d’organisation lundi 15 octobre 2007, à Evreux Nétreville

Vodpod videos no longer available.

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Evreux, la ville écologique du 21ème siècle

Posted by bfen sur 16 octobre 2007

Le projet municipal des Verts et des citoyens de l’agglomération d’Évreux et du Sud de l’Eure

« Champs Libres en débat », trois mois pour imaginer Évreux et le Sud de l’Eure en 2012 !

Penser global, agir local : la grande difficulté – la grande générosité aussi – de l’engagement écologique est d’opérer une transformation des sociétés qui permette d’enrayer la crise écologique mondiale et d’œuvrer pour les générations futures.

C’est une vaste entreprise dont les bénéfices, à l’échelle mondiale, seront différés, mais qui sont immédiatement perceptibles à l’échelle locale. Augmenter la superficie des espaces verts en ville, c’est bon pour la biodiversité de la planète et agréable pour les Eurois. Réduire la place de la voiture au profit de celle des piétons ou des vélos, c’est bon pour lutter contre les gaz à effet de serre et préserver la santé des Eurois. Encourager les économies d’énergie et promouvoir l’énergie solaire, c’est bon pour le climat de la planète et pour le portefeuille des Eurois. Et développer l’économie sociale et solidaire, les services à la personne, le commerce de proximité et l’autopartage, c’est bon pour l’équilibre de la planète, pour l’économie de la ville et c’est pratique pour les Eurois.

Le développement durable est un développement désirable : une ville écologique c’est une ville de la solidarité et de la convivialité, une ville agréable à vivre pour tout le monde, une ville fière d’elle-même et de ses réalisations parce que chacun s’y sent associé et solidaire de tous.

Il faut engager les transformations sociales et aller encore plus loin : la chenille va devenir chrysalide, donnons-lui la chance d’être papillon.

Il est de notre devoir de résorber la crise sociale, et les solutions se trouvent dans l’écologie.

Construire et rénover des logements aux normes HQE, c’est créer de l’emploi non-délocalisable ; augmenter le nombre de places en crèches, c’est faciliter le travail des femmes et être solidaire des familles ; améliorer l’accueil des enfants, c’est favoriser leur intégration à l’école ; développer des espaces de culture accessibles à quelques minutes de chez soi, c’est attiser la curiosité et la connaissance ; recoudre la ville, développer des transports en commun et des espaces publics de qualité, c’est inventer une nouvelle forme d’urbanité en luttant contre toutes les formes d’exclusion.

Ce que nous vous proposons avec « Champs Libres » est un exercice de démocratie participative pour amorcer un vaste et beau chantier : bâtissons ensemble la ville de nos rêves.

Jacqueline Fihey et Jean-Yves Guyomarch

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Théatre Méga-Pobec : La 7eme porte et A : O

Posted by bfen sur 15 octobre 2007

Deux événements culturels majeurs :

O    au conseil Général de l’Eure  -      La 7ème porte à La Musse

Cliquez sur l’image pour l’agrandir

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Calendrier des élections cantonales et municipales 2008

Posted by bfen sur 14 octobre 2007

Instructions données ultérieurement

Ouverture du délai de dépôt des candidatures pour le premier tour des élections cantonales

Instructions données ultérieurement

Ouverture du délai de dépôt des candidatures pour le premier tour des élections municipales des communes de 3 500 habitants et plus

Instructions données ultérieurement

Clôture du délai de dépôt des candidatures pour le premier tour des élections cantonales et délai limite pour le retrait de candidature

Jeudi 21 février
à 18H00

Clôture du délai de dépôt des candidatures pour le premier tour des élections municipales des communes de 3 500 habitants et plus et délai limite pour le retrait de candidature

Dimanche 9 mars

PREMIER TOUR DE SCRUTIN

Mardi 11 mars

à 16 heures

à 18 heures

Clôture du délai de dépôt des candidatures pour le second tour et délai limite pour le retrait de candidature :– des élections cantonales ;

– des élections municipales des communes de 3 500 habitants et plus

Dimanche 16 mars

SECOND TOUR DE SCRUTIN

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BÉTOIRES ET ENVIRONNEMENT – Visite-conférence

Posted by jfihey sur 12 octobre 2007

COLLECTIF CHAMPS LIBRES

BÉTOIRES ET ENVIRONNEMENT

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Rendez-vous Samedi 20 Octobre à 15h00

À Sylvains-lès-Moulins, hameau du Buisson Chevalier

14 rue de la Ronde Mare ( Angle avec D51 )

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1/ Explications sur l’assainissement agricole et le phénomène des bétoires

30 min en salle

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2/ Visite voitures/pédibus des bétoires du Failly et du Parfond

1h30 en tout dont la moitié de marche

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3/ Retour Ronde Mare,

et pour ceux qui le souhaitent 1h00 max de Commission Environnement

____________

Plus de détails ? Appelez le 02 32 67 23 35

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Un outil pour mesurer l’impact des pesticides dans les rivières

Posted by bfen sur 11 octobre 2007

Des chercheurs de l’Inra ont mis au point un indice permettant de diagnostiquer l’incidence des produits phytosanitaires sur la faune et la flore aquatiques. 

 

 

Il a beaucoup été question des pesticides agricoles au « Grenelle de l’environnement ». Les groupes 2 (biodiversité), 3 (santé- environnement) et 4 (production durable) ont tous demandé une réduction de leur utilisation, plus ou moins rapide et drastique.

Les participants du « Grenelle » ne sont pas les seuls à s’en préoccuper. La réglementation européenne devrait contribuer à limiter et encadrer fortement l’usage des produits phytosanitaires dans les années à venir. En effet, la loi cadre sur l’eau de 2006 fixe comme objectif pour 2015 le bon état écologique des fleuves et de rivières et en fait même l’un des principaux critères de qualité des eaux, avec obligation de résultats.

Cette loi a aussi renouvelé les recherches sur l’écologie des cours d’eau. En étendant la surveillance toxicologique à tout l’environnement aquatique, elle favorise la mise au point de nouveaux moyens de mesures. C’est ainsi, par exemple, qu’une équipe franco-allemande est en train de mettre au point un outil de diagnostic destiné à mesurer l’impact des pesticides sur la faune et la flore aquatiques *. Il pourrait aussi servir à vérifier la restauration des milieux due à la réduction d’utilisation des pesticides.

Un tel outil n’existe pas encore. On sait mesurer ponctuellement les taux d’herbicide, d’insecticide ou de fongicide dans l’eau des rivières, mais on ne sait pas évaluer l’impact de ces molécules chimiques sur les organismes aquatiques. En effet, de nombreux autres paramètres influent sur la qualité des eaux, comme la nature du substrat sédimentaire, l’état des berges, la température, le pH. Tous ces facteurs forment un ensemble dans lequel il est difficile d’isoler l’impact des pesticides.

Le rôle positif des forêts

Pour tester la fiabilité de leur indice, baptisé Spear (acronyme d’espèces à risque en anglais), les chercheurs de l’Inra de Rennes ont dénombré l’abondance de plusieurs espèces sensibles dans 29 cours d’eau plus ou moins pollués : dans le sud de la Finlande, où très peu de produits phytosanitaires sont utilisés ; dans le bassin du Scorff, une zone de Bretagne encore boisée et moyennement polluée, et dans le bassin de Rennes, beaucoup plus impacté par l’agriculture intensive (élevage et culture céréalière). En France, l’utilisation des pesticides est de 8 kg/ha en moyenne contre 0,8 kg/ha en Finlande, pays où les ravageurs sont moins nombreux.

« Les pesticides n’ont rien à faire dans une rivière. Que leur toxicité soit aiguë ou pas, ils ont tous des effets sur la faune. C’est ce que nous recherchons », souligne Thierry Caquet, de l’Inra. Spear met en évidence l’impact des pesticides, herbicides compris, sur les organismes et montre qu’ils perturbent le fonctionnement de l’écosystème aquatique dans son ensemble. Ainsi, les feuilles des arbres et les végétaux qui tombent dans l’eau ne sont plus dégradés par les insectes. Ils ont alors tendance à colmater le lit des rivières, ce qui n’est pas bon signe.

L’étude a aussi montré que la présence d’arbres en amont des zones polluées favorise leur recolonisation par la faune aquatique. « Cette observation confirme qu’il ne suffit pas de réduire l’utilisation des pesticides pour retrouver un bon état écologique, analyse Jean-Gabriel Wasson, du Cemagref, mais qu’il faut aussi protéger les cours d’eau, notamment avec des arbres le long des berges. »

* Science of the Total Environment, septembre 2007.

YVES MISEREY

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Grenelle du Havre – 8 octobre 2007

Posted by bfen sur 10 octobre 2007

200 personnes dans les 6 ateliers du matin à Ste Adresse.

6/700 au débat public de l’après-midi au Havre, avec quelques manifestants ( projet centrale charbon ) et distributeurs de tracts à l’entrée.

Pas de CRS comme à Bourges.

TRAVAIL EN ATELIERS

Très décevant !…

Après des mois de travail par les parisiens, les normands étaient censés ajouter leurs expériences et problèmes régionaux, et ça n’a pas été ça…

On a glosé sur la nocivité des pesticides ( que personne ne conteste plus ), sur les progrès déjà réalisés

en matière d’agriculture raisonnée ( dont le nom va changer ), ou sur les bienfaits des CIPAN ( cultures intermédiaires détruites au Round Up ).

Je parle de ces exemples parce que je faisais partie du groupe 4, le groupe « Agriculture ». Mais renseignement pris auprès de participants aux autres groupes, la remarque vaut pour tous :

Le Grenelle du Havre, au lieu de compléter celui de Paris, a voulu le refaire, en plus court, mais aussi en moins bien.

Un point positif toutefois : il s’est dégagé un front uni agriculteurs bio / confédération paysanne / associations, pour affirmer que l’augmentation des surfaces bio, décidée (?) à Paris passe obligatoirement par

– un accès à la terre déverrouillé ( installations )

– des aides réparties différemment ( conversions )

SYNTHESE

Les rapporteurs des 6 groupes sont restés muets, et on ne peut donc, encore, juger de la qualité de leurs rapports.
En revanche, une Mme Yavchitz a fait de ces (futurs) rapports une synthèse très surprenante.

Avec, par exemple

– le fait que les pollutions agricoles n’auraient pas été mentionnées dans les ateliers.

– aucune mention des difficultés créées ou plutôt reflétées par l’eau.

Mme Yavchitz, qui dirige la Caisse des Dépôts et Consignations, s’était peut-être trompée de réunion.

DEBAT AVEC LA SALLE

Une cinquantaine d’interventions de bonne qualité

CONTRIBUTION D’EVREUX NATURE ENVIRONNEMENT

Je siégeais au Grenelle au nom de HNNE ( Haute Normandie Nature Environnement ) qui fait partie de la nébuleuse FNE ( France Nature Environnement ).

J’ai d’abord rappelé :

que les travaux du groupe 4 du Grenelle de Paris avaient fait émerger des axes forts

– Augmentation de la production agricole Bio

– Diminution de l’utilisation de pesticides

– Approvisionnement des cantines en produits Bio

– Amélioration de la qualité de l’eau

et que nous avons ébauché localement un projet qui contribuerait, de façon significative et mesurable, à l’atteinte de ces 4 objectifs. A la fois localement et partout où les captages d’eau nécessitent une protection efficace et durable.

Ce projet, appelé AQUA SIMPLEX ( voir en annexe ) a été commenté en atelier et plusieurs copies du document ont été distribuées.

Yves Calonnec

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Petit Livre Vert des transports

Posted by bfen sur 9 octobre 2007

Les membres de Champs Libres trouveront dans l’espace protégé Transports-Déplacements du blog le

Petit Livre Vert des transports

Vous y trouverez au sommaire :

TROP DE TRANSPORTS
La spirale inflationniste des transports . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p. 10
Le gâchis du système actuel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p. 14
Les mythes à détruire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p. 18
L’énergie et la pollution . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p. 20
UN CHOIX DE SOCIÉTÉ
La balade du yaourt . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p. 26
Des idées à la pratique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p. 30
Donner plus de place au citoyen . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p. 32
Transports Europe express . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p. 34
MIEUX SE DÉPLACER
Déplacements : les axes d’une autre politique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p. 40
En finir avec la dictature de la voiture en ville. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p. 46
CASSER LE CERCLE VICIEUX
Les solutions techniques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p. 56
Une autre politique pour les villes. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p. 60
Rééquilibrer les modes de déplacements interurbains de personnes. . . . . . . . . . . . . . p. 64
UNE POLITIQUE FERROVIAIRE AMBITIEUSE
Le ferroviaire, un mode d’avenir . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p. 72
La montagne victime de la croissance des flux. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p. 76
L’exemple des Alpes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p. 78
UN TRAFIC AÉRIEN MODÉRÉ
L’urgence d’une politique de modération du trafic aérien . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p. 84
PETITS BATEAUX SUR L’EAU
Relancer le transport fluvial. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p. 90
Redécouvrir nos façades maritimes. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p. 92
TRANSPORTS : OÙ ALLONS-NOUS ?
Transports : les grands débats des Verts ! . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p. 96
CONCLUSION
Un remise en cause radicale des pratiques et des modes de pensée . . . . . . . . . . . . . p. 101

Bref, de quoi picorer quelques miettes et jeter un regard sur une des lubies de notre époque.

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L’alimentation entre agriculture mondialisée et relocalisation

Posted by bfen sur 7 octobre 2007

Suite au film : We feed the world

Jeudi 25 octobre 2007

à 20 h 30

au Neubourg

sera projeté le film :

« Paroles de paysans maliens »

« Sénéké law kuma »

de Idriss Diabaté

Suivi d’un débat

avec Silvia Pérez Vitoria,

Economiste-Sociologue et réalisatrice de documentaires

Auteure du livre :

« Les paysans sont de retour »

Organisé par le Carrefour Rural et le CCFD

Pour plus de renseignements

Téléphone :

02 32 34 72 81

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Plan départemental d’élimination des déchets ménagers et assimilés de l’Eure

Posted by bfen sur 6 octobre 2007

Observations de Jacqueline Fihey et de Jean-Yves Guyomarch, conseiller municipal d’Evreux et conseiller régional de Haute-Normandie

Des deux scénarii proposés dans le PDEDMA, le scénario 1 est la meilleure solution, il permet de pérenniser et optimiser les équipements existants en évitant la construction d’une 3ème ligne de four sur l’UVE Ecoval du SETOM dans un avenir proche.

Toutefois nous tenons à attirer votre attention sur les objectifs du plan départemental d’élimination des déchets ménagers et assimilés de l’Eure qui restent très modestes par rapport à l’objectif ministériel qui est de 200kg/hab/an.

En affichant 360kg de production de déchets par habitant et par an pour 2017, le PDEDMA incite trop peu les collectivités à engager une vraie politique de réduction des déchets à la source. Aussi pour écarter définitivement l’hypothèse d’une 3ème ligne de four sur l’UVE Ecoval du SETOM, l’objectif départemental devrait être le même que l’objectif ministériel. Alors l’hypothèse selon laquelle certains équipements de traitement de l’Eure ou des départements limitrophes pourraient rencontrer des problèmes de capacité ou de rentabilité ne figurerait pas sur le PDEDMA.

Nous nous permettonss également de vous rappeler que l’incinération des Ordures Ménagères génère de nombreux polluants dangereux pour l’environnement et la santé et qu’il existe, comme précisé dans le document, d’autres techniques de valorisation des déchets ultimes.

Nous notons avec satisfaction dans le PDEDMA, le basculement du transport des déchets de la route vers le fluvial. Cependant, cela ne doit pas se substituer à la nécessaire recherche de solutions de proximité.

Jacqueline FIHEY et Jean-Yves GUYOMARCH

04-10-2007

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