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Citoyens, Associations et Verts, des pays d’Evreux Avre et Iton –

Lettre ouverte aux professionnels de la santé

Posted by jyguyomarch sur 22 septembre 2009

Grippe H1N1 : Pour le choix de citoyen

responsable de sa santé

La décision du gouvernement de vacciner en masse les français contre la grippe A H1N1 fait reposer logiquement sur les professionnels de santé une lourde responsabilité. La force de la médecine actuelle est de reposer sur des bases scientifiques démontrées. Ainsi, les préconisations des experts et/ou prescripteurs médicaux prennent souvent la forme d’obligations incontournables peu sujettes à questionnement et encore moins à contestation. Cela conduit la grande majorité des « citoyens – patients » à suivre ces avis de façon totalement confiante en abandonnant toute forme d’analyse personnelle.

Mais dans le cas de la pandémie H1N1, le fait que les décideurs politiques en arguant le principe de précaution tentent de se protéger en posant la vaccination comme acte médical indispensable, l’exploitation du réflexe de peur, la perspective d’énormes profits financiers, dictent des conditions qui ne respectent plus la rigueur scientifique. Or la loi française (N°2002-303 Art 11) stipule que : « Aucun acte médical, ni aucun traitement ne peut être pratiqué sans le consentement libre et éclairé de la personne et ce consentement peut être retiré à tout moment ». C’est donc en incitant les « citoyens –patients » à se faire une opinion par eux-mêmes et à effectuer un choix personnel, éclairé et responsable que l’esprit de la loi sera respecté.

La compétence, le discernement, l’indépendance et la qualité du conseil du personnel médical va jouer un rôle décisif. Il ne s’agit pas ici du débat : « pour ou contre les vaccinations », mais de la question pour chaque « citoyen – patient », dans le cas précis de la vaccination H1N1 : « Est-ce pour moi et ceux dont j’ai la charge le choix approprié, c’est à dire présentant le moindre risque ? » Le simple examen de la situation fournit déjà des critères pour éclairer un choix :

  • Une grippe porcine A H1N1 considérée par tous les experts mondiaux comme de faible gravité (moins grave que la grippe saisonnière habituelle) mais très contagieuse. On en guérit facilement avec un traitement adapté et grâce au travail du système immunitaire naturel ; le nombre de cas graves répertoriés est très faible et presque toujours liés à une grave pathologie simultanée.
  • Une proposition vaccinale de masse coûteuse, orchestrée à grand renfort de médias dont la mise au point a dû être faite dans l’urgence en quelques mois.

Face à cette proposition, nous sommes en droit de demander au titre de la rigueur scientifique :

  • Quelle est l’efficacité du vaccin (taux de patients générant les anticorps attendus) ?
  • Quels sont les effets secondaires potentiels, leur gravité, leur probabilité ?
  • Quelles sont les incompatibilités avec d’autres pathologies, des traitements médicaux, d’autres vaccins (comme celui de la grippe saisonnière par exemple) ?

Malheureusement, le temps imparti pour développer le vaccin et le produire avant le pic de pandémie ne permet pas de répondre de façon sérieuse et documentée à ces questions. Cela veut dire que vous ne saurez y répondre pour conseiller vos patients. Peut-être que l’administration du vaccin présentera un risque de cas graves bien supérieur à celui de contracter et soigner cette grippe bénigne. De grands noms de la médecine comme le professeur Marc Gentilini ou Antoine Flahaut ont déjà alerté sur le caractère précipité, aléatoire et déraisonnable d’une telle vaccination de masse systématique. Au point qu’aux Etats-Unis (H1N1 : immunité juridique pour les labos américains – Le Monde 15.09.09) comme en France la responsabilité des laboratoires ou des professionnels chargés de la vaccination est dégagée comme nous le montre le projet de loi présenté au sénat ( article L 3110-3 du code de la santé publique) ; ainsi le personnel de santé est mis par le législateur en position d’exécuteur non responsable d’un système devenant totalitaire.

Ce vaccin doit donc, au minimum, être considéré comme un produit pharmaceutique en développement et en cours d’essais sur l’être humain, et être soumis aux procédures restrictives spéciales d’information des patients prévues à cet effet, comme le demande le syndicat SNPI des infirmiers et infirmières. Faute de quoi, les « citoyens – patients » seront en droit de se sentir considérés comme de vulgaires cobayes .

En conclusion, chacun d’entre nous, chacun d’entre vous, peut encore agir pour que cet épisode pandémique soit traversé par un maximum de personnes avec une conscience de citoyen libre et éclairé pleinement responsable de sa santé. Dans cette situation difficile, notre conscience collective de citoyen a sûrement quelque chose à y gagner .

Le collectif « Vigilance H1N1 de l’Eure »

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