Journées d’été des Verts – Quimper et les algues vertes
Posté par bfen le 21 août 2007
C’est depuis le cybercafé des Journées d’été des Verts, au lycée Lykes de Quimper que j’essaie désespérement de me connecter sur le blog des Verts d’Evreux. Malheureusement Blogger, tout comme Orange d’ailleurs ne sont pas connectables. Surcharge dûe au retour des vacances ou faiblesse du réseau, je ne sais ? Toujours est-il que le moment semble suffisamment important pour que je me permette de déposer mes messages sur le blog de CHAMPS LIBRES en attendant que tout revienne dans l’ordre.
Quimper, ville de 70 000 habitants va donc accueillir les cadres des Verts, probablement plus de 1200 personnes, pendant cinq jours qui s’annoncent riches d’échanges et de rencontres. Ce sont des dizaines de formations et quelques centaines d’ateliers qui viendront compléter forums et plénières quotidiens.
C e soir, alors qu’une longue queue de militants souriants et fort patients s’organise pour les inscriptions de dernière minute aux formations de demain, c’est une ambiance sereine qui se respire. La bretagne y est peut-être pour quelque chose, le soleil qui perce régulièrement depuis ce matin aussi, mais il semble que toutes les personnes que j’ai rencontrées aujourd’hui ont le préssentiment d’être à la veille d’un grand moment dans l’histoire de notre parti. Mais nous aurons l’occasion d’y revenir dans les jours à venir.
Arrivés à Quimper samedi dernier, nous avons, comme coutume l’éxige, été accueillis avec gâteau breton et café bouillant par nos hôtes, Bretons retraités, qui ne nous ont laissé aucun répit : “les algues vertes envahissent nos plages et font fuir les touristes ; c’est à coup de bulldozers et de camions semi-remorques que nous tentons de nettoyer les plages, mais dès que le soleil pointe son nez elles pullullent à nouveau et c’est un gateau d’algues en décomposition de trente à cinquante centimètres qui recouvre le sable en quelques jours”. “Parlez-en” nous répete notre charmante hôtesse, et trouvez des solutions à ce fléan pestilentiel. Et de revenir le lendemain nous soumettre tout une série de photos accusatrices.
Pestilentiel ? Effectivement, dès que l’on pose un pieds sur ce gâteau d’algues devenues noires goudron, c’est une infernale odeur de lisier qui envahit l’environnement. Une odeur qui ne devrait pas étonner puisque ces algues se développent dans les eaux salées surnitratées. Et la Bretagne est championne du monde en la matière grâce à la quantité industielle de ses usines hors-sol de production porcine. La conséquence première c’est la quantité faramineuse de lisier que répandent les cultivateurs sur le sol breton. La conséquence seconde c’est la surpollution des rivières et des nappes superficielles. Tout ce lisier arrosé assez régulièrement par les pluies bretonnes semble prendre plaisir à se déposer sur les corps bronzants des touristes et autres baigneurs autochtones.

